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UE120 - Produire la différenciation sociale : travail, savoirs et appartenances dans les villes d’AR, Europe-Amériques


Lieu et planning


  • 54 bd Raspail
    Salle AS1_23
    54 bd Raspail 75006 Paris
    annuel / bimensuel (2e/4e), vendredi 13:00-15:00
    du 13 novembre 2020 au 11 juin 2021


Description


Dernière modification : 20 janvier 2021 14:59

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire
Page web
-
Langues
anglais français
Mots-clés
Classes sociales Coloniales (études) Comparatisme Dynamiques sociales Espace social Histoire Histoire économique et sociale Inégalités Patrimoine Savoirs Travail Urbaines (études)
Aires culturelles
Amériques Europe
Intervenant·e·s
  • Jean-Paul Zuñiga [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Groupe d'études ibériques (CRH-GEI)
  • Mathieu Marraud   chargé de recherche, CNRS / Groupe de recherches en histoire sociale du politique (CRH-RHiSoP)

Ce séminaire est coorganisé par Nicolas Lyon-Caen (IHMC-CNRS), Corine Maitte (Univ. Gustave Eiffel), Mathieu Marraud (CRH-CNRS ) et Jean-Paul Zuñiga (CRH- EHESS).

Ce séminaire interrogera la cohésion des sociétés urbaines d’AR sous l’angle des continuités et des discontinuités traversant le social. À rebours de toute réification de catégories sociales exogènes, l’attention sera portée sur les dynamiques et les changements qui font et défont les groupes, comme sur les processus de catégorisation qui permettent alors de les penser. Le travail, en tant que forme de socialisation par l’exercice d’une activité, sera au centre de l’attention. On s’interrogera sur les lieux où il se déroule, les formes d’organisation qu’il revêt, les groupes sans cesse mouvants qui l’accomplissent et son importance dans l’économie urbaine. Les différentes formes de travail (mécaniques, théoriques) seront liées à la question de l’inscription spatiale et sociale des savoirs (pratiques, juridiques, etc.) et de ses formes de reconnaissance et de formalisation, vecteurs de hiérarchisation. Le parti pris de ce séminaire est celui du décentrement et du désenclavement historiographique, qui permettra la confrontation des terrains américain et européen.

La séance du 11 juin est avancée au 4 juin (même heure, même salle)


Master


  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Sciences sociales-Pratiques de l'interdisciplinarité en sciences sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
corine.maitte@u-pem.fr
Informations pratiques

par courriel : zuniga@ehess.fr, marraud@ehess.fr.

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

par courriel : zuniga@ehess.fr, marraud@ehess.fr.

Pré-requis

anglais lu.


Compte rendu


L’année 2020-2021 a été la première de ce séminaire collectif, réunissant deux enseignants-chercheurs du CRH et deux collègues extérieurs (Université de Marne-la-Vallée et CNRS). N’ayant pu se tenir qu’en visio-conférence, il a tout de même pu bénéficier de la présence de nombreux étudiant·e·s et collègues étranger·ère·s. Afin d’assurer à cette première année un caractère dynamique, chaque séance a comporté deux interventions, ouvrant sur une discussion générale. Les quatre organisateurs ont tenu en même temps un rôle d’intervenant·e et de discutant·e.

Nous avons voulu décliner la problématique de la différenciation sociale sous l’Ancien Régime au travers de trois grands blocs thématiques. La grille analytique qui s’est imposée à nous a consisté à croiser trois régimes de hiérarchisation : travail, savoirs et appartenances, appréhendés par le biais de terrains tant européens qu’américains. Pour ce faire, le premier temps du séminaire, consacré aux « normes et normativités du travail », a interrogé la capacité des diverses structures corporatives à réguler le travail, aussi bien dans l’espace artisanal, commercial ou de service à Paris, Orléans, Venise, Altare ou Lima.

Un deuxième moment a permis de nous pencher sur les « dynamiques sociales de la règle », c’est-à-dire la nature opératoire de la norme institutionnelle au regard des pratiques sociales des acteurs. Nous avons ainsi abordé les hiérarchies vernaculaires, et posé le problème de la multiplicité des hiérarchies (juridiques, étatiques, municipales, corporatives, militaires) à l’œuvre dans tout processus de production, qu’il s’agisse de statuts, de biens ou de savoirs. Les exemples ont été tirés de terrains caribéens, français, vénitiens et trévisans.

Enfin, ces deux premières approches ont mené au troisième thème, consacré aux « lieux du travail et du savoir » en tant que spatialisation des phénomènes de hiérarchisation. L’ancrage spatial a été étudié au prisme de plusieurs jeux d’échelle, allant des obrajes de la Nouvelle Espagne aux manufactures d’enfants en Italie, des lieux privilégiés intra-urbains parisiens aux réseaux de privilèges transfrontaliers dans le Saint-Empire. Il a également considéré la notion de lieu en termes de lieu de pouvoir, à l’image du Conseil royal de commerce en France.

Une dernière séance a accueilli un collègue espagnol, venu présenter une synthèse sur l’apprentissage moderne entre Espagne et Nouveau Monde.

Publications
  • Casta, raza, lazo social. El léxico de la pertenencia en la América española, siglos XVII-XVIII, Grenade, Editorial de la Universidad de Granada – Colección Historia, 2021.
  • Avec Stéphane Jettot, Genealogy and Social Status in the Enlightenment, Oxford University Press, 2021.
  • « Recensements et proto-démographie impériale en Amérique espagnole au XVIIIe siècle : racialisation précoce ou biais historiographique ? », Revue d’Histoire moderne et contemporaine, n° 68/3, 2021, p. 37-63.
  • « “Muchos negros, mulatos y otros colores”. Cultura visual y saberes coloniales en el siglo XVIII », [traduction] dans Africanos y afrodescendientes en la América Hispánica Septentrional. Espacios de convivencia, sociabilidad y conflicto, sous la dir. de Rafael Castañeda García, Juan Carlos Ruiz Guadalajara, San Luis, El Colegio de San Luis/Red Columnaria, 2020, p. 421-458.
  • « Dialoghi transimperiali. Registri di cattolicità e censimenti nell’America spagnola del XVIII secolo », dans Archivi del mondo moderno. Pratiche, conflitti, convergenze, sous la dir. d’Alessandro Buono et Matteo Giuli, Rome, Carocci Editore, 2020, p. 97-111.

Dernière modification : 20 janvier 2021 14:59

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire
Page web
-
Langues
anglais français
Mots-clés
Classes sociales Coloniales (études) Comparatisme Dynamiques sociales Espace social Histoire Histoire économique et sociale Inégalités Patrimoine Savoirs Travail Urbaines (études)
Aires culturelles
Amériques Europe
Intervenant·e·s
  • Jean-Paul Zuñiga [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Groupe d'études ibériques (CRH-GEI)
  • Mathieu Marraud   chargé de recherche, CNRS / Groupe de recherches en histoire sociale du politique (CRH-RHiSoP)

Ce séminaire est coorganisé par Nicolas Lyon-Caen (IHMC-CNRS), Corine Maitte (Univ. Gustave Eiffel), Mathieu Marraud (CRH-CNRS ) et Jean-Paul Zuñiga (CRH- EHESS).

Ce séminaire interrogera la cohésion des sociétés urbaines d’AR sous l’angle des continuités et des discontinuités traversant le social. À rebours de toute réification de catégories sociales exogènes, l’attention sera portée sur les dynamiques et les changements qui font et défont les groupes, comme sur les processus de catégorisation qui permettent alors de les penser. Le travail, en tant que forme de socialisation par l’exercice d’une activité, sera au centre de l’attention. On s’interrogera sur les lieux où il se déroule, les formes d’organisation qu’il revêt, les groupes sans cesse mouvants qui l’accomplissent et son importance dans l’économie urbaine. Les différentes formes de travail (mécaniques, théoriques) seront liées à la question de l’inscription spatiale et sociale des savoirs (pratiques, juridiques, etc.) et de ses formes de reconnaissance et de formalisation, vecteurs de hiérarchisation. Le parti pris de ce séminaire est celui du décentrement et du désenclavement historiographique, qui permettra la confrontation des terrains américain et européen.

La séance du 11 juin est avancée au 4 juin (même heure, même salle)

  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Histoire-Histoire et sciences sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Sciences sociales-Pratiques de l'interdisciplinarité en sciences sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – fiche de lecture
Contacts additionnels
corine.maitte@u-pem.fr
Informations pratiques

par courriel : zuniga@ehess.fr, marraud@ehess.fr.

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous.

Réception des candidats

par courriel : zuniga@ehess.fr, marraud@ehess.fr.

Pré-requis

anglais lu.

  • 54 bd Raspail
    Salle AS1_23
    54 bd Raspail 75006 Paris
    annuel / bimensuel (2e/4e), vendredi 13:00-15:00
    du 13 novembre 2020 au 11 juin 2021

L’année 2020-2021 a été la première de ce séminaire collectif, réunissant deux enseignants-chercheurs du CRH et deux collègues extérieurs (Université de Marne-la-Vallée et CNRS). N’ayant pu se tenir qu’en visio-conférence, il a tout de même pu bénéficier de la présence de nombreux étudiant·e·s et collègues étranger·ère·s. Afin d’assurer à cette première année un caractère dynamique, chaque séance a comporté deux interventions, ouvrant sur une discussion générale. Les quatre organisateurs ont tenu en même temps un rôle d’intervenant·e et de discutant·e.

Nous avons voulu décliner la problématique de la différenciation sociale sous l’Ancien Régime au travers de trois grands blocs thématiques. La grille analytique qui s’est imposée à nous a consisté à croiser trois régimes de hiérarchisation : travail, savoirs et appartenances, appréhendés par le biais de terrains tant européens qu’américains. Pour ce faire, le premier temps du séminaire, consacré aux « normes et normativités du travail », a interrogé la capacité des diverses structures corporatives à réguler le travail, aussi bien dans l’espace artisanal, commercial ou de service à Paris, Orléans, Venise, Altare ou Lima.

Un deuxième moment a permis de nous pencher sur les « dynamiques sociales de la règle », c’est-à-dire la nature opératoire de la norme institutionnelle au regard des pratiques sociales des acteurs. Nous avons ainsi abordé les hiérarchies vernaculaires, et posé le problème de la multiplicité des hiérarchies (juridiques, étatiques, municipales, corporatives, militaires) à l’œuvre dans tout processus de production, qu’il s’agisse de statuts, de biens ou de savoirs. Les exemples ont été tirés de terrains caribéens, français, vénitiens et trévisans.

Enfin, ces deux premières approches ont mené au troisième thème, consacré aux « lieux du travail et du savoir » en tant que spatialisation des phénomènes de hiérarchisation. L’ancrage spatial a été étudié au prisme de plusieurs jeux d’échelle, allant des obrajes de la Nouvelle Espagne aux manufactures d’enfants en Italie, des lieux privilégiés intra-urbains parisiens aux réseaux de privilèges transfrontaliers dans le Saint-Empire. Il a également considéré la notion de lieu en termes de lieu de pouvoir, à l’image du Conseil royal de commerce en France.

Une dernière séance a accueilli un collègue espagnol, venu présenter une synthèse sur l’apprentissage moderne entre Espagne et Nouveau Monde.

Publications
  • Casta, raza, lazo social. El léxico de la pertenencia en la América española, siglos XVII-XVIII, Grenade, Editorial de la Universidad de Granada – Colección Historia, 2021.
  • Avec Stéphane Jettot, Genealogy and Social Status in the Enlightenment, Oxford University Press, 2021.
  • « Recensements et proto-démographie impériale en Amérique espagnole au XVIIIe siècle : racialisation précoce ou biais historiographique ? », Revue d’Histoire moderne et contemporaine, n° 68/3, 2021, p. 37-63.
  • « “Muchos negros, mulatos y otros colores”. Cultura visual y saberes coloniales en el siglo XVIII », [traduction] dans Africanos y afrodescendientes en la América Hispánica Septentrional. Espacios de convivencia, sociabilidad y conflicto, sous la dir. de Rafael Castañeda García, Juan Carlos Ruiz Guadalajara, San Luis, El Colegio de San Luis/Red Columnaria, 2020, p. 421-458.
  • « Dialoghi transimperiali. Registri di cattolicità e censimenti nell’America spagnola del XVIII secolo », dans Archivi del mondo moderno. Pratiche, conflitti, convergenze, sous la dir. d’Alessandro Buono et Matteo Giuli, Rome, Carocci Editore, 2020, p. 97-111.