UE1055 - Géométries et phénoménologies du vivant : les relations plastiques et complexes entre épigénétique, morphogenèse et évolution

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Méthodes et techniques des sciences sociales
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Biologie et société Épistémologie Mathématiques et sciences sociales
Aires culturelles
Europe

En continuité avec le séminaire des années passées consacré à la « révolution » de l'épigénétique dans les sciences du vivant, le séminaire de cette année veut mettre en évidence les limites des diverses tentatives récentes pour mathématiser le vivant, que ce soit les phénomènes biologiques ou les processus neurocognitifs. Ces tentatives ont en commun de présupposer que les propriétés des systèmes vivants soient réductibles à celles qui caractérisent les phénomènes physiques. Ce qui a conduit beaucoup de scientifiques et aussi de philosophes à appliquer certaines méthodes mathématiques (en particulier de type analytique et statistique) et certains modèles physiques (de type atomique et énergétique) pour expliquer les propriétés fondamentales qui sous-tendent l’organisation des structures moléculaires et le fonctionnement des organismes vivants. Un tel réductionnisme méconnaît la spécificité et la singularité des systèmes vivants, notamment leur extrême plasticité et complexité. Les formes et les structures des organismes vivants se modifient et se remodèlent sans cesse suivant les contextes cellulaire, organismique et écosystémique spécifiques, essentiels pour l’acquisition de nouvelles fonctionnalités et l’émergence de nouveaux comportements, sans qu’on puisse leur assigner de principe unique ou de cause générale. Le séminaire entend proposer une réflexion sur quelques thèmes importants au croisement des sciences biologiques, des mathématiques et de la philosophie. Il cherchera à présenter quelques développements théoriques et expérimentaux récents et à débattre sur leur importance pour renouveler nos conceptions scientifiques et philosophiques concernant le vivant et ses différentes dimensions : tels que la multiplicité des niveaux d’organisation et de régulation, possédant chacun des propriétés spécifiques émergentes par rapport aux niveaux inférieurs; les comportements nouveaux à chaque fois qu’interviennent des changements significatifs dans la forme, au niveau par ex. des tissus et des organes lors de l’embryogenèse, ou que se mettent en place des fonctions de plus en plus complexes liées aux systèmes physiologiques et au métabolisme global de l’organisme.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.

  • Luciano Boi [référent·e]   maître de conférences, EHESS / Centre d'analyse et de mathématique sociales (CAMS)
Contacts additionnels
lboi@ehess.fr
Informations pratiques

contacter Luciano Boi par courriel.

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous à prendre avec Luciano Boi par courriel.

Réception des candidats

sur rendez-vous par courriel.

Pré-requis
-

Aucun planning disponible.


Intervenant·e·s


  • Luciano Boi [référent·e]   maître de conférences, EHESS / Centre d'analyse et de mathématique sociales (CAMS)

Planning


Aucun planning disponible.


Description


Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Méthodes et techniques des sciences sociales
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Biologie et société Épistémologie Mathématiques et sciences sociales
Aires culturelles
Europe

En continuité avec le séminaire des années passées consacré à la « révolution » de l'épigénétique dans les sciences du vivant, le séminaire de cette année veut mettre en évidence les limites des diverses tentatives récentes pour mathématiser le vivant, que ce soit les phénomènes biologiques ou les processus neurocognitifs. Ces tentatives ont en commun de présupposer que les propriétés des systèmes vivants soient réductibles à celles qui caractérisent les phénomènes physiques. Ce qui a conduit beaucoup de scientifiques et aussi de philosophes à appliquer certaines méthodes mathématiques (en particulier de type analytique et statistique) et certains modèles physiques (de type atomique et énergétique) pour expliquer les propriétés fondamentales qui sous-tendent l’organisation des structures moléculaires et le fonctionnement des organismes vivants. Un tel réductionnisme méconnaît la spécificité et la singularité des systèmes vivants, notamment leur extrême plasticité et complexité. Les formes et les structures des organismes vivants se modifient et se remodèlent sans cesse suivant les contextes cellulaire, organismique et écosystémique spécifiques, essentiels pour l’acquisition de nouvelles fonctionnalités et l’émergence de nouveaux comportements, sans qu’on puisse leur assigner de principe unique ou de cause générale. Le séminaire entend proposer une réflexion sur quelques thèmes importants au croisement des sciences biologiques, des mathématiques et de la philosophie. Il cherchera à présenter quelques développements théoriques et expérimentaux récents et à débattre sur leur importance pour renouveler nos conceptions scientifiques et philosophiques concernant le vivant et ses différentes dimensions : tels que la multiplicité des niveaux d’organisation et de régulation, possédant chacun des propriétés spécifiques émergentes par rapport aux niveaux inférieurs; les comportements nouveaux à chaque fois qu’interviennent des changements significatifs dans la forme, au niveau par ex. des tissus et des organes lors de l’embryogenèse, ou que se mettent en place des fonctions de plus en plus complexes liées aux systèmes physiologiques et au métabolisme global de l’organisme.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.


Renseignements


Contacts additionnels
lboi@ehess.fr
Informations pratiques

contacter Luciano Boi par courriel.

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous à prendre avec Luciano Boi par courriel.

Réception des candidats

sur rendez-vous par courriel.

Pré-requis
-