UE1051 - Approches anthropologiques de la radicalisation et de ses mécanismes, sous le sceau de l'islam

Type d'UE
Séminaires de centre
Centres
Institut d'études de l'Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM)
Disciplines
Anthropologie historique, Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Anthropologie Islam Religieux (sciences sociales du)
Aires culturelles
Musulmans (mondes)

Radicalité et radicalisation recouvrent de nombreuses réalités dont on peine à définir l’unité éventuelle. La définition de F. Khosrokhavar d’une adéquation entre une idéologie violente et un comportement violent fait peu de cas du cadre islamique et religieux. De même, l’image contemporaine de l’islam semble toute entière happée par ce visage spécifique de sa phénoménologie sociale. Hors sous la radicalisation, les profils sociologiques laissent entrevoir des dynamiques convergentes. Comme le rappelle Tala Asad, dans le terme attentat-suicide, il y a suicide, ce qui n’est pas le cas d’autres radicalités politiques violentes.

La mort et le sacrifice guident les « jihadistes » et composent un idéal qui s’ancre à la fois dans les sociétés d’appartenance et dans l’idéologie religieuse. Si l’islam inspire plus que d’autres aujourd’hui l’adhésion de populations civiles qui ne sont pas sans liens les unes avec les autres par-delà leurs appartenances nationales ou ethno-confessionnelles, est-il pour autant soutenable de penser que cela tient à certaines dispositions plus spécifiques de la religion musulmane ?

Ce qui entre en dialogue interroge ce qui est mû dans cette rencontre, et qui semble tenir de l’universelle disposition religieuse médiatisée par les fonctions de sacrifice, de salut, de sacré. Si de nombreux travaux ont cours sur le sujet de la radicalisation, peu ont eu encore l’occasion de verser dans ces approches, à la maigre exception de Talal Asad ou de Scott Atran.

Ce séminaire a donc pour objet d’explorer à la fois ces catégories et ces réalités sociales, autour de terrains éprouvés, afin de sortir du présentisme qui en limite la compréhension un phénomène social et religieux transculturel, pour ne pas dire universel, à partir de sa forme contemporaine et de son islamité.

 

Le programme détaillé n'est pas disponible.

Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.

  • Ariel Planeix [référent·e]   docteur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne /
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-
  • 96 bd Raspail
    Salle de réunion de l'IISMM (1er étage)
    96 bd Raspail 75006 Paris
    annuel / mensuel (2e), lundi 17:00-19:00
    du 12 octobre 2020 au 14 juin 2021


Intervenant·e·s


  • Ariel Planeix [référent·e]   docteur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne /

Planning


  • 96 bd Raspail
    Salle de réunion de l'IISMM (1er étage)
    96 bd Raspail 75006 Paris
    annuel / mensuel (2e), lundi 17:00-19:00
    du 12 octobre 2020 au 14 juin 2021


Description


Type d'UE
Séminaires de centre
Centres
Institut d'études de l'Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM)
Disciplines
Anthropologie historique, Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Anthropologie Islam Religieux (sciences sociales du)
Aires culturelles
Musulmans (mondes)

Radicalité et radicalisation recouvrent de nombreuses réalités dont on peine à définir l’unité éventuelle. La définition de F. Khosrokhavar d’une adéquation entre une idéologie violente et un comportement violent fait peu de cas du cadre islamique et religieux. De même, l’image contemporaine de l’islam semble toute entière happée par ce visage spécifique de sa phénoménologie sociale. Hors sous la radicalisation, les profils sociologiques laissent entrevoir des dynamiques convergentes. Comme le rappelle Tala Asad, dans le terme attentat-suicide, il y a suicide, ce qui n’est pas le cas d’autres radicalités politiques violentes.

La mort et le sacrifice guident les « jihadistes » et composent un idéal qui s’ancre à la fois dans les sociétés d’appartenance et dans l’idéologie religieuse. Si l’islam inspire plus que d’autres aujourd’hui l’adhésion de populations civiles qui ne sont pas sans liens les unes avec les autres par-delà leurs appartenances nationales ou ethno-confessionnelles, est-il pour autant soutenable de penser que cela tient à certaines dispositions plus spécifiques de la religion musulmane ?

Ce qui entre en dialogue interroge ce qui est mû dans cette rencontre, et qui semble tenir de l’universelle disposition religieuse médiatisée par les fonctions de sacrifice, de salut, de sacré. Si de nombreux travaux ont cours sur le sujet de la radicalisation, peu ont eu encore l’occasion de verser dans ces approches, à la maigre exception de Talal Asad ou de Scott Atran.

Ce séminaire a donc pour objet d’explorer à la fois ces catégories et ces réalités sociales, autour de terrains éprouvés, afin de sortir du présentisme qui en limite la compréhension un phénomène social et religieux transculturel, pour ne pas dire universel, à partir de sa forme contemporaine et de son islamité.

 

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.


Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
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Direction de travaux des étudiants
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Réception des candidats
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Pré-requis
-