Attention, les informations que vous consultez actuellement ne sont pas celles de l'année universitaire en cours. Consulter l'année universitaire 2025-2026.
UE771 - L'Antiquité de la Renaissance : inventaire, questions, perspectives
Lieu et planning
-
54 bd Raspail
54 bd Raspail 75006 Paris
Salle B01_01
annuel / hebdomadaire, mardi 17:30-19:30
du 8 décembre 2026 au 15 juin 2027
Nombre de séances : 24
Description
Dernière modification : 18 mai 2026 15:57:19
- Type d'UE
- Séminaires DE/MC
- Disciplines
- Philosophie et épistémologie
- Page web
- -
- Langues
- français
- L’enseignement est uniquement dispensé dans cette langue.
- Mots-clés
- Histoire culturelle Philosophie Religieux (sciences sociales du) Théologie
- Aires culturelles
- Europe
Intervenant·e·s
- Pierre Bouretz [référent·e] directeur d'études, EHESS / Centre des savoirs sur le politique : recherches et analyses (CESPRA)
Six saisons de ce séminaire ont été inspirées par une proposition d’Aby Warburg formulée en mai 1926 : « Chaque époque possède la Renaissance de l’Antiquité qu’elle mérite ». Pour tester celle-ci en histoire de la philosophie, il a fallu défendre la cause historiographique de la première catégorie. Elle semblait acquise depuis un livre publié en 1927 par l’alter ego de Warburg qu’était Ernst Cassirer. Mais un siècle plus tard il est apparu nécessaire de la consolider, en se donnant la liberté de reconstruire le corpus et les objets à partir de travaux antérieurs sur la fin de l’Antiquité philosophique.
Le moment est venu d’un inventaire des résultats de cette enquête. Du point de vue d’une Renaissance par les textes sédimentée à Florence autour de 1492, date de la mise en circulation par Marsile Ficin de sa traduction de Plotin. S’agissant aussi de la réactualisation plus diffuse de conflits construis dans le monde des derniers philosophes grecs. Au sujet enfin de tensions internes à celui de leurs héritiers convaincus de pouvoir faire du neuf avec l’ancien, perspective ouverte à partir de la connivence et des désaccords entre Ficin et Pic de la Mirandole.
Une idée de Warburg développée par Cassirer a été questionnée : « Il faut sans cesse reconquérir Athènes depuis Alexandrie ». Elle permet de décrire une polarité caractéristique de la Renaissance en philosophie. Mais elle suscitera d’autres questions, à commencer par celle de savoir s’il ne faudrait pas préférer cette dernière catégorie à celle de philosophie de la Renaissance. On reviendra sur le reproche fait à Marsile Ficin d’avoir libéré des passagers clandestins de l’hellénisme, avec dans leurs bagages la magie et l’astrologie. Il faudra toutefois examiner la représentation à l’inverse de Pic de la Mirandole en figure héroïque d’une liberté déjà moderne. Le questionnaire s’élargira enfin en allongeant la période dans un espace étendu.
Les perspectives ouvertes de ce point de vue conduiront en diverses régions d’Europe : d’autres ville d’Italie, la France, l’Allemagne et in fine l’Angleterre. Il sera question de réceptions enthousiastes ou critiques de l’Hermès de Ficin et de son De vita. Des effets de l’adaptation chrétienne de la Kabbale proposée par Pic de la Mirandole. Des enjeux de livres difficiles à classer : le De occulta philosophia de Cornelius Agrippa, le De harmonia mundi de Francesco Giorgi, ou encore les Dialogues d’amour de Léon l’Hébreu ; sans doute une partie au moins des œuvres de Giordano Bruno ; peut-être enfin un corpus qui donnerait sens à l’idée d’une Renaissance élisabéthaine. Ouvrir ainsi l’horizon devrait offrir l’occasion d’imaginer un nouveau projet.
Le programme détaillé n'est pas disponible.
Master
-
Séminaires de recherche
– Philosophie - Philosophie sociale et politique
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel hebdomadaire = 12 ECTS
MCC – fiche de lecture
Renseignements
- Contacts additionnels
- -
- Informations pratiques
La participation au séminaire est soumise à l'accord du Directeur d'études
- Direction de travaux des étudiants
Sur rendez-vous, mercredi et jeudi, 54 Boulevard Raspail
- Réception des candidats
Sur rendez-vous, mercredi et jeudi, 54 Boulevard Raspail
- Pré-requis
Une formation en histoire de la philosophie est souhaitée.
Dernière modification : 18 mai 2026 15:57:19
- Type d'UE
- Séminaires DE/MC
- Disciplines
- Philosophie et épistémologie
- Page web
- -
- Langues
- français
- L’enseignement est uniquement dispensé dans cette langue.
- Mots-clés
- Histoire culturelle Philosophie Religieux (sciences sociales du) Théologie
- Aires culturelles
- Europe
Intervenant·e·s
- Pierre Bouretz [référent·e] directeur d'études, EHESS / Centre des savoirs sur le politique : recherches et analyses (CESPRA)
Six saisons de ce séminaire ont été inspirées par une proposition d’Aby Warburg formulée en mai 1926 : « Chaque époque possède la Renaissance de l’Antiquité qu’elle mérite ». Pour tester celle-ci en histoire de la philosophie, il a fallu défendre la cause historiographique de la première catégorie. Elle semblait acquise depuis un livre publié en 1927 par l’alter ego de Warburg qu’était Ernst Cassirer. Mais un siècle plus tard il est apparu nécessaire de la consolider, en se donnant la liberté de reconstruire le corpus et les objets à partir de travaux antérieurs sur la fin de l’Antiquité philosophique.
Le moment est venu d’un inventaire des résultats de cette enquête. Du point de vue d’une Renaissance par les textes sédimentée à Florence autour de 1492, date de la mise en circulation par Marsile Ficin de sa traduction de Plotin. S’agissant aussi de la réactualisation plus diffuse de conflits construis dans le monde des derniers philosophes grecs. Au sujet enfin de tensions internes à celui de leurs héritiers convaincus de pouvoir faire du neuf avec l’ancien, perspective ouverte à partir de la connivence et des désaccords entre Ficin et Pic de la Mirandole.
Une idée de Warburg développée par Cassirer a été questionnée : « Il faut sans cesse reconquérir Athènes depuis Alexandrie ». Elle permet de décrire une polarité caractéristique de la Renaissance en philosophie. Mais elle suscitera d’autres questions, à commencer par celle de savoir s’il ne faudrait pas préférer cette dernière catégorie à celle de philosophie de la Renaissance. On reviendra sur le reproche fait à Marsile Ficin d’avoir libéré des passagers clandestins de l’hellénisme, avec dans leurs bagages la magie et l’astrologie. Il faudra toutefois examiner la représentation à l’inverse de Pic de la Mirandole en figure héroïque d’une liberté déjà moderne. Le questionnaire s’élargira enfin en allongeant la période dans un espace étendu.
Les perspectives ouvertes de ce point de vue conduiront en diverses régions d’Europe : d’autres ville d’Italie, la France, l’Allemagne et in fine l’Angleterre. Il sera question de réceptions enthousiastes ou critiques de l’Hermès de Ficin et de son De vita. Des effets de l’adaptation chrétienne de la Kabbale proposée par Pic de la Mirandole. Des enjeux de livres difficiles à classer : le De occulta philosophia de Cornelius Agrippa, le De harmonia mundi de Francesco Giorgi, ou encore les Dialogues d’amour de Léon l’Hébreu ; sans doute une partie au moins des œuvres de Giordano Bruno ; peut-être enfin un corpus qui donnerait sens à l’idée d’une Renaissance élisabéthaine. Ouvrir ainsi l’horizon devrait offrir l’occasion d’imaginer un nouveau projet.
Le programme détaillé n'est pas disponible.
-
Séminaires de recherche
– Philosophie - Philosophie sociale et politique
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel hebdomadaire = 12 ECTS
MCC – fiche de lecture
- Contacts additionnels
- -
- Informations pratiques
La participation au séminaire est soumise à l'accord du Directeur d'études
- Direction de travaux des étudiants
Sur rendez-vous, mercredi et jeudi, 54 Boulevard Raspail
- Réception des candidats
Sur rendez-vous, mercredi et jeudi, 54 Boulevard Raspail
- Pré-requis
Une formation en histoire de la philosophie est souhaitée.
-
54 bd Raspail
54 bd Raspail 75006 Paris
Salle B01_01
annuel / hebdomadaire, mardi 17:30-19:30
du 8 décembre 2026 au 15 juin 2027
Nombre de séances : 24