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UE675 - Écologie urbaine : ethnographier les phénomènes spatiaux, spatialiser les phénomènes urbains


Lieu et planning


Planning en cours de validation.


Description


Dernière modification : 18 mai 2026 10:26:05

Type d'UE
Enseignements fondamentaux de master
Disciplines
Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Ethnographie Ville
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Kamel Boukir [référent·e]   maître de conférences, EHESS / Centre d'étude des mouvements sociaux (CEMS)

Dans le sillage de la philosophie critique et surtout dialectique, et donc sur les pas de Kant et de Hegel, les fondateurs de la sociologie allemande, aussi bien que française, ont abondamment insisté sur la temporalité des phénomènes. Tant et si bien que cela s’est parfois fait au détriment de leur spatialisation. À titre d’exemple, chez Marx, la dialectique du matérialisme est arc-boutée au mouvement téléologique de l’histoire de la lutte des classes, dont le prolétariat, « classe universelle », est l’horizon révolutionnaire ultime, point de bascule vers une société sans division. Ce séminaire voudrait non seulement interroger les présupposés philosophiques derrière les conceptions temporelles du social, mais aussi proposer une alternative écologique, à la croisée d’une théorie énactive de la perception (Varela, 1993) et d’une sémiotique pragmatiste (Peirce, 1979), afin de penser les milieux de signification.

À cet effet, ce séminaire prendra la ville comme site d’investigation. Nous y exposerons quelques grandes pistes de recherche au sujet des milieux de vie et de la coexistence des communautés de vivants. À rebours d’un certain volontarisme, nous éviterons d’une part de tenir pour allant de soi que l’écologie se superpose à un mouvement de retour à la campagne, et d’autre part de ramener l’écologie à un engagement politique de résistance paysanne face au capitalisme. Nous partirons plutôt de ce constat sans équivoque : bon gré mal gré, la grande majorité de la population mondiale a la ville pour environnement.

Il est donc urgent qu’une écologie humaine (Cefaï et al., 2024) traite la ville non plus comme l’antonyme de la nature mais comme un milieu ambiant dont on détaillera, à partir de cas empiriques, les symbiogenèses (Margulis, 1970) qui en résultent dans l’institution de formes de vie complexes. Après une introduction qui cherchera à établir la pertinence de la théorie émergentiste (en lien notamment avec le paradigme de l’holobionte – échelle d’analyse indispensable pour penser par exemple le lien entre les villes, les flux d’énergie et les communautés animales et virales), nous envisagerons des cycles thématiques pour mettre à l’épreuve cette perspective indexicale de l'émergence du sens : ambiances urbaines et anthropologie des émotions ; les poètes et la ville : à propos de la flânerie et des autres régimes d’attention ; architecture et visibilité : sociologie de la fenêtre et philosophie du sensible ; l’accessibilité et la démocratie : espace public et provincialisation ; de l’entrelacement des bêtes : vers une co-évolution sémiotique ; le ventre des villes : entrelacs trophique et consommation ; etc. N’étant pas exhaustive, cette liste est susceptible de varier.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Ateliers de méthodologie – Territoires, espaces, sociétés – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – contrôle continu

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Dernière modification : 18 mai 2026 10:26:05

Type d'UE
Enseignements fondamentaux de master
Disciplines
Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Ethnographie Ville
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Kamel Boukir [référent·e]   maître de conférences, EHESS / Centre d'étude des mouvements sociaux (CEMS)

Dans le sillage de la philosophie critique et surtout dialectique, et donc sur les pas de Kant et de Hegel, les fondateurs de la sociologie allemande, aussi bien que française, ont abondamment insisté sur la temporalité des phénomènes. Tant et si bien que cela s’est parfois fait au détriment de leur spatialisation. À titre d’exemple, chez Marx, la dialectique du matérialisme est arc-boutée au mouvement téléologique de l’histoire de la lutte des classes, dont le prolétariat, « classe universelle », est l’horizon révolutionnaire ultime, point de bascule vers une société sans division. Ce séminaire voudrait non seulement interroger les présupposés philosophiques derrière les conceptions temporelles du social, mais aussi proposer une alternative écologique, à la croisée d’une théorie énactive de la perception (Varela, 1993) et d’une sémiotique pragmatiste (Peirce, 1979), afin de penser les milieux de signification.

À cet effet, ce séminaire prendra la ville comme site d’investigation. Nous y exposerons quelques grandes pistes de recherche au sujet des milieux de vie et de la coexistence des communautés de vivants. À rebours d’un certain volontarisme, nous éviterons d’une part de tenir pour allant de soi que l’écologie se superpose à un mouvement de retour à la campagne, et d’autre part de ramener l’écologie à un engagement politique de résistance paysanne face au capitalisme. Nous partirons plutôt de ce constat sans équivoque : bon gré mal gré, la grande majorité de la population mondiale a la ville pour environnement.

Il est donc urgent qu’une écologie humaine (Cefaï et al., 2024) traite la ville non plus comme l’antonyme de la nature mais comme un milieu ambiant dont on détaillera, à partir de cas empiriques, les symbiogenèses (Margulis, 1970) qui en résultent dans l’institution de formes de vie complexes. Après une introduction qui cherchera à établir la pertinence de la théorie émergentiste (en lien notamment avec le paradigme de l’holobionte – échelle d’analyse indispensable pour penser par exemple le lien entre les villes, les flux d’énergie et les communautés animales et virales), nous envisagerons des cycles thématiques pour mettre à l’épreuve cette perspective indexicale de l'émergence du sens : ambiances urbaines et anthropologie des émotions ; les poètes et la ville : à propos de la flânerie et des autres régimes d’attention ; architecture et visibilité : sociologie de la fenêtre et philosophie du sensible ; l’accessibilité et la démocratie : espace public et provincialisation ; de l’entrelacement des bêtes : vers une co-évolution sémiotique ; le ventre des villes : entrelacs trophique et consommation ; etc. N’étant pas exhaustive, cette liste est susceptible de varier.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Ateliers de méthodologie – Territoires, espaces, sociétés – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – contrôle continu
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
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Réception des candidats
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Pré-requis
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Planning en cours de validation.