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UE634 - Territoires et trajectoires du religieux en Europe du Sud-Est, XVIIIe-XXIe siècles. Lieux partagés, transformés, saccagés, reconstruits. Lieux du culte, paysage religieux (religioscape) et paysage mémoriel
Lieu et planning
-
Bâtiment EHESS-Condorcet
EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
2nd semestre / lundi 14:30-16:30
du 15 février 2027 au 31 mai 2027
Nombre de séances : 6- Lundi 15 février 2027
- Lundi 1er mars 2027
- Lundi 15 mars 2027
- Lundi 26 avril 2027
- Lundi 10 mai 2027
- Lundi 31 mai 2027
Description
Dernière modification : 18 mai 2026 09:03:56
- Type d'UE
- Séminaires de centre
- Centres
- Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC)
- Disciplines
- Anthropologie historique, Histoire
- Page web
- -
- Langues
- anglais français
- Mots-clés
- Anthropologie historique Fait religieux Histoire Minorités Paysage
- Aires culturelles
- Europe centrale et orientale Europe sud-orientale
Intervenant·e·s
- Catherine Horel [référent·e] directrice de recherche, CNRS / Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC)
- Galia Valtchinova professeure des universités, Université Toulouse-Jean Jaurès
Le séminaire continue dans le sillage de l’année précédente s'articulantautour des notions de territoire et delieu de culte,en interrogeant plus avant la notion du paysage religieux (et accessoirement, paysage mémoriel). Cette notion est retenue comme mot-clé pour explorer l’enchevêtrement entre matérialité et symbolisme d’ordres différents. Le paysage religieux, conceptualisé comme religioscape dans la littérature anglophone, renvoie à des concrétions matérielles dans lesquelles on peut lire les traces du vivre-ensemble, comme des conflits, passés et au présent. Abordant un phénomène que certains préfèrent désigner par le terme de palimpseste, le séminaire se propose de développer les différentes facettes du paysage religieux en lien avec le paysage mémoriel, ou memoryscape(s).
Deux axes se croisent ainsi pour prolonger la thématique de l’année précédente :
- Les vicissitudes géopolitiques qui ont affecté le Sud-Est européen depuis l'époque moderne, et l’affectent toujours fortement, ont entraîné de considérables variations des lieux de culte : abandon, destruction et relocalisation dus aux conflits, interdictions et pratiques clandestines, renouveau et reconstructions, apparitions de lieux « alternatifs ». Selon les changements de régime de territorialité, un lieu du religieux change de souveraineté ou bien se trouve repositionné du centre vers la périphérie ou vice-versa. On transporte ainsi une église, un monastère, ainsi que les reliques des saints/monarques qui y sont vénérées – des faits observés dans les sociétés orthodoxes sud-slaves des Balkans mais aussi plus à l’Est, dans le monde post-soviétique.
- En regard de ces processus se sont aussi développées des dynamiques de partage des espaces et des logiques transfrontalières et transnationales, notamment dans le cas des pèlerinages sur le long cours,dans des contextes de reconfigurations politico-territoriales ou dans des contextes postcommunistes. Le langage associé au lieu traduit ces bouleversements : l'on parle ainsi de “nouvelle Jérusalem” ou de “deuxième/nouveau” Mont Athos côté orthodoxe, de “nouvelle Mecque” côté musulman. Le pèlerinage ou la dévotion à certains lieux alimente le discours national : ainsi certains pèlerinages ont été, ou sont conçus comme des lieux et des moments forts de mobilisations national(ist)es. Les analyses peuvent porter aussi sur des sépultures royales érigées en églises laïques, et dans la même logique, sur les mausolées des dirigeants communistes.
Manier la notion de paysage religieux invite, enfin, à s’interroger sur la distinction entre contextes rural et urbain et de sa pertinence de nous permet de traiter de la visibilité du culte et des groupes qu'il rassemble. Dans les villes multiethniques et multiconfessionnelles, les édifices religieux contribuent à la définition identitaire et peuvent générer alternativement la cohabitation pacifique ou bien le conflit. Leur destruction par les « autres » produit des traces, des lieux « fantômes » qui continuent à vivre dans la mémoire (on pense ici aux synagogues en général et à Thessalonique en particulier).
Calendrier des séances : 15 février ; 1er mars ; 15 mars ; 12 avril ; 26 avril ; 10 mai ; 1er juin.
Master
Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.
Renseignements
- Contacts additionnels
- -
- Informations pratiques
- -
- Direction de travaux des étudiants
- -
- Réception des candidats
- -
- Pré-requis
- -
Dernière modification : 18 mai 2026 09:03:56
- Type d'UE
- Séminaires de centre
- Centres
- Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC)
- Disciplines
- Anthropologie historique, Histoire
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- -
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- anglais français
- Mots-clés
- Anthropologie historique Fait religieux Histoire Minorités Paysage
- Aires culturelles
- Europe centrale et orientale Europe sud-orientale
Intervenant·e·s
- Catherine Horel [référent·e] directrice de recherche, CNRS / Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC)
- Galia Valtchinova professeure des universités, Université Toulouse-Jean Jaurès
Le séminaire continue dans le sillage de l’année précédente s'articulantautour des notions de territoire et delieu de culte,en interrogeant plus avant la notion du paysage religieux (et accessoirement, paysage mémoriel). Cette notion est retenue comme mot-clé pour explorer l’enchevêtrement entre matérialité et symbolisme d’ordres différents. Le paysage religieux, conceptualisé comme religioscape dans la littérature anglophone, renvoie à des concrétions matérielles dans lesquelles on peut lire les traces du vivre-ensemble, comme des conflits, passés et au présent. Abordant un phénomène que certains préfèrent désigner par le terme de palimpseste, le séminaire se propose de développer les différentes facettes du paysage religieux en lien avec le paysage mémoriel, ou memoryscape(s).
Deux axes se croisent ainsi pour prolonger la thématique de l’année précédente :
- Les vicissitudes géopolitiques qui ont affecté le Sud-Est européen depuis l'époque moderne, et l’affectent toujours fortement, ont entraîné de considérables variations des lieux de culte : abandon, destruction et relocalisation dus aux conflits, interdictions et pratiques clandestines, renouveau et reconstructions, apparitions de lieux « alternatifs ». Selon les changements de régime de territorialité, un lieu du religieux change de souveraineté ou bien se trouve repositionné du centre vers la périphérie ou vice-versa. On transporte ainsi une église, un monastère, ainsi que les reliques des saints/monarques qui y sont vénérées – des faits observés dans les sociétés orthodoxes sud-slaves des Balkans mais aussi plus à l’Est, dans le monde post-soviétique.
- En regard de ces processus se sont aussi développées des dynamiques de partage des espaces et des logiques transfrontalières et transnationales, notamment dans le cas des pèlerinages sur le long cours,dans des contextes de reconfigurations politico-territoriales ou dans des contextes postcommunistes. Le langage associé au lieu traduit ces bouleversements : l'on parle ainsi de “nouvelle Jérusalem” ou de “deuxième/nouveau” Mont Athos côté orthodoxe, de “nouvelle Mecque” côté musulman. Le pèlerinage ou la dévotion à certains lieux alimente le discours national : ainsi certains pèlerinages ont été, ou sont conçus comme des lieux et des moments forts de mobilisations national(ist)es. Les analyses peuvent porter aussi sur des sépultures royales érigées en églises laïques, et dans la même logique, sur les mausolées des dirigeants communistes.
Manier la notion de paysage religieux invite, enfin, à s’interroger sur la distinction entre contextes rural et urbain et de sa pertinence de nous permet de traiter de la visibilité du culte et des groupes qu'il rassemble. Dans les villes multiethniques et multiconfessionnelles, les édifices religieux contribuent à la définition identitaire et peuvent générer alternativement la cohabitation pacifique ou bien le conflit. Leur destruction par les « autres » produit des traces, des lieux « fantômes » qui continuent à vivre dans la mémoire (on pense ici aux synagogues en général et à Thessalonique en particulier).
Calendrier des séances : 15 février ; 1er mars ; 15 mars ; 12 avril ; 26 avril ; 10 mai ; 1er juin.
Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.
- Contacts additionnels
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- Direction de travaux des étudiants
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Bâtiment EHESS-Condorcet
EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
2nd semestre / lundi 14:30-16:30
du 15 février 2027 au 31 mai 2027
Nombre de séances : 6- Lundi 15 février 2027
- Lundi 1er mars 2027
- Lundi 15 mars 2027
- Lundi 26 avril 2027
- Lundi 10 mai 2027
- Lundi 31 mai 2027