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UE627 - Genèse de l'espace politique au Burkina Faso : régimes de pouvoir, recompositions politiques et invention de la démocratie
Lieu et planning
-
Campus Condorcet-Centre de colloques
Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
Salle 3.09
annuel / bimensuel (2e/4e), mardi 14:30-16:30
du 10 novembre 2026 au 8 juin 2027
Nombre de séances : 25
Description
Dernière modification : 15 mai 2026 15:28:46
- Type d'UE
- Séminaires DE/MC
- Disciplines
- Sociologie
- Page web
- -
- Langues
- français
- Mots-clés
- Action publique Citoyenneté Démocratie Droit, normes et société République Violence
- Aires culturelles
- Afrique Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
- Jean-Bernard Ouédraogo [référent·e] directeur d'études, EHESS - directeur de recherche, CNRS / Laboratoire d’anthropologie des institutions et des organisations sociales (LAP-LAIOS)
Cette année, nous retracerons l'histoire sociale de l'espace politique moderne considéré dans la longue durée, des formations politiques précoloniales jusqu'aux crises contemporaines. Nous poserons d’emblée un refus du découpage commode de l'histoire politique en périodes étanches. Les configurations historiques ne sont pas des compartiments séparés : elles sont les strates successives d'une seule dynamique continue, et chacune hérite autant des accords que des tensions non résolues de la précédente, qu'elle transmet à son tour transformées mais jamais dissoutes. En effet, les changements qui affectent l'articulation entre régimes de pouvoir – traditionnel, civil ou militaire, démocratique ou autoritaire - reposent avant tout sur une évolution de prédispositions historiques structurant les modalités du commandement, dont seule la genèse permet de reconnaître la portée politique réelle. Nous retiendrons les acteurs principaux de cette scène politique que sont les royaumes mossis, les sultanats peuls et les sociétés villageoises dont les modes de gestion collective des hommes et des biens ont été fortement encadrés par le régime colonial ; de ce contexte émerge un assemblage politique unifié dont l’exacerbation des contradictions scande une singulière dynamique sociale au sein de laquelle pointent de nouvelles catégories que sont l’état, le « citoyen », le « peuple » et la « nation ».
Articulant analyse des régimes de pouvoir, des modes de production et des mécanismes de légitimation, ce séminaire vise à rendre intelligibles les continuités, les ruptures et les hybridations qui structurent l'ordre politique burkinabè actuel, en même temps que se révèle la formation complexe d'une collectivité nationale. La thèse centrale est formulée sans détour : l'instabilité politique chronique du Burkina Faso n'est pas une série d'accidents, de chaos, c'est le symptôme d'une sédimentation de contradictions structurelles jamais résolues, qui manifestent l'affirmation d'intérêts issus d’une dynamique historique profonde.
Une reconstitution en profondeur de cette trajectoire collective est la condition nécessaire à toute intelligence des formes de gouvernance - démocratiques ou autoritaires - que se donne la « nation » en formation, comme étape ultime de la lente fabrication du « peuple » affirmation qui est aussi celle de la fabrication du « citoyen », individu en proie à un processus de désaffiliation et s'élevant au-dessus des appartenances ethniques.
Le programme détaillé n'est pas disponible.
Master
-
Séminaires de recherche
– Sciences sociales - Pratiques de l'interdisciplinarité en sciences sociales
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 4 ECTS
MCC – fiche de lecture -
Séminaires de recherche
– Sociologie
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – contrôle continu
Renseignements
- Contacts additionnels
- chrystele.guilloteau@ehess.fr
- Informations pratiques
Ecrire un mail au referent.
- Direction de travaux des étudiants
- -
- Réception des candidats
Ecrire au reférent
- Pré-requis
Neant
Dernière modification : 15 mai 2026 15:28:46
- Type d'UE
- Séminaires DE/MC
- Disciplines
- Sociologie
- Page web
- -
- Langues
- français
- Mots-clés
- Action publique Citoyenneté Démocratie Droit, normes et société République Violence
- Aires culturelles
- Afrique Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
- Jean-Bernard Ouédraogo [référent·e] directeur d'études, EHESS - directeur de recherche, CNRS / Laboratoire d’anthropologie des institutions et des organisations sociales (LAP-LAIOS)
Cette année, nous retracerons l'histoire sociale de l'espace politique moderne considéré dans la longue durée, des formations politiques précoloniales jusqu'aux crises contemporaines. Nous poserons d’emblée un refus du découpage commode de l'histoire politique en périodes étanches. Les configurations historiques ne sont pas des compartiments séparés : elles sont les strates successives d'une seule dynamique continue, et chacune hérite autant des accords que des tensions non résolues de la précédente, qu'elle transmet à son tour transformées mais jamais dissoutes. En effet, les changements qui affectent l'articulation entre régimes de pouvoir – traditionnel, civil ou militaire, démocratique ou autoritaire - reposent avant tout sur une évolution de prédispositions historiques structurant les modalités du commandement, dont seule la genèse permet de reconnaître la portée politique réelle. Nous retiendrons les acteurs principaux de cette scène politique que sont les royaumes mossis, les sultanats peuls et les sociétés villageoises dont les modes de gestion collective des hommes et des biens ont été fortement encadrés par le régime colonial ; de ce contexte émerge un assemblage politique unifié dont l’exacerbation des contradictions scande une singulière dynamique sociale au sein de laquelle pointent de nouvelles catégories que sont l’état, le « citoyen », le « peuple » et la « nation ».
Articulant analyse des régimes de pouvoir, des modes de production et des mécanismes de légitimation, ce séminaire vise à rendre intelligibles les continuités, les ruptures et les hybridations qui structurent l'ordre politique burkinabè actuel, en même temps que se révèle la formation complexe d'une collectivité nationale. La thèse centrale est formulée sans détour : l'instabilité politique chronique du Burkina Faso n'est pas une série d'accidents, de chaos, c'est le symptôme d'une sédimentation de contradictions structurelles jamais résolues, qui manifestent l'affirmation d'intérêts issus d’une dynamique historique profonde.
Une reconstitution en profondeur de cette trajectoire collective est la condition nécessaire à toute intelligence des formes de gouvernance - démocratiques ou autoritaires - que se donne la « nation » en formation, comme étape ultime de la lente fabrication du « peuple » affirmation qui est aussi celle de la fabrication du « citoyen », individu en proie à un processus de désaffiliation et s'élevant au-dessus des appartenances ethniques.
Le programme détaillé n'est pas disponible.
-
Séminaires de recherche
– Sciences sociales - Pratiques de l'interdisciplinarité en sciences sociales
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel bi-mensuelle = 4 ECTS
MCC – fiche de lecture -
Séminaires de recherche
– Sociologie
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – contrôle continu
- Contacts additionnels
- chrystele.guilloteau@ehess.fr
- Informations pratiques
Ecrire un mail au referent.
- Direction de travaux des étudiants
- -
- Réception des candidats
Ecrire au reférent
- Pré-requis
Neant
-
Campus Condorcet-Centre de colloques
Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
Salle 3.09
annuel / bimensuel (2e/4e), mardi 14:30-16:30
du 10 novembre 2026 au 8 juin 2027
Nombre de séances : 25