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UE589 - Existe-t-il une pensée juridique ? Quand le droit nomme les choses : la qualification juridique
Lieu et planning
-
Campus Condorcet-Centre de colloques
Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
Salle 3.10
1er semestre / hebdomadaire, mardi 14:30-16:30
du 3 novembre 2026 au 2 février 2027
Nombre de séances : 12
Description
Dernière modification : 14 mai 2026 06:53:11
- Type d'UE
- Séminaires DE/MC
- Disciplines
- Droit et société, Sociologie
- Page web
- -
- Langues
- français
- Mots-clés
- Analyse de discours Argumentation Droit, normes et société Relations internationales Sociologie
- Aires culturelles
- Amériques Europe France Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
- Olivier Cayla [référent·e] directeur d'études, EHESS / Centre des savoirs sur le politique : recherches et analyses (CESPRA)
- Liora Israël directrice d'études, EHESS / Centre Maurice-Halbwachs (CMH)
- Muriel Ubéda-Saillard directrice d'études (en cours de nomination), EHESS / EHESS (EHESS)
Ce séminaire se propose d’observer, en se situant aussi bien du point de vue interne des sciences juridiques que de celui, externe, des sciences sociales, le processus de mise en œuvre effective du droit, c’est-à-dire de son « application », à travers l’opération de qualification des faits.
Qualifier les faits, c’est en effet donner un nom juridique aux choses, dire comment elles s’appellent selon le termes procurés par le vocabulaire du droit, avant (afin) de déterminer quel est le régime juridique qu’il convient de leur appliquer : est-ce précisément une « chose » ou une « personne », un « vol » ou un acte commandé par la « nécessité », un « meurtre » ou de la « légitime défense », du « viol » ou un « acte sexuel consenti », une « faute personnelle » ou « de service », du « harcèlement moral » ou de la « souffrance au travail », une « donation » ou un « prêt », un « armistice » ou une « capitulation », etc. ? Dans l’ordre du droit administratif, est-il possible de sanctionner l’État pour avoir commis une erreur, au moins manifeste, dans l’appellation juridique des choses, ou bien lui est-il loisible, au nom de sa souveraineté, de le laisser libre de les qualifier absolument comme bon lui semble, en dehors de toute exigence rationnelle minimale et d’adéquation à la « nature » juridique des choses ? La dimension essentiellement prescriptive du droit peut-elle se comprendre sans lien au moins logique avec sa fonction descriptive des objets dont il se saisit ?
La qualification juridique, cette opération consistant fondamentalement à subsumer le particulier des faits sous la généralité des normes, la pluralité des objets sous l’unité conceptuelle des catégories qui les rassemblent, pose fondamentalement le problème de savoir comment les acteurs du droit – ou éventuellement d’autres acteurs (administratifs, militants), procèdent.
Deux juristes, l’une spécialiste de droit international et l’autre de droit interne, et une sociologue du droit, se pencheront ensemble sur ces questions, en privilégiant l’étude de cas permettant d’observer le phénomène concret de la qualification juridique dans ses configurations contextuelles diverses en vue de cerner ses spécificités, en se demandant toutefois si la qualification « juridique » se différencie ou non de tout acte de nomination quel qu’il soit, y compris dans la mise en œuvre du langage ordinaire par les actes de parole (speech acts).
Le programme détaillé n'est pas disponible.
Master
-
Séminaires de recherche
– Systèmes juridiques et droits de l'homme - Théorie et analyse du droit
– M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – contrôle continu
Renseignements
- Contacts additionnels
- -
- Informations pratiques
- -
- Direction de travaux des étudiants
- -
- Réception des candidats
- -
- Pré-requis
- -
Dernière modification : 14 mai 2026 06:53:11
- Type d'UE
- Séminaires DE/MC
- Disciplines
- Droit et société, Sociologie
- Page web
- -
- Langues
- français
- Mots-clés
- Analyse de discours Argumentation Droit, normes et société Relations internationales Sociologie
- Aires culturelles
- Amériques Europe France Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
- Olivier Cayla [référent·e] directeur d'études, EHESS / Centre des savoirs sur le politique : recherches et analyses (CESPRA)
- Liora Israël directrice d'études, EHESS / Centre Maurice-Halbwachs (CMH)
- Muriel Ubéda-Saillard directrice d'études (en cours de nomination), EHESS / EHESS (EHESS)
Ce séminaire se propose d’observer, en se situant aussi bien du point de vue interne des sciences juridiques que de celui, externe, des sciences sociales, le processus de mise en œuvre effective du droit, c’est-à-dire de son « application », à travers l’opération de qualification des faits.
Qualifier les faits, c’est en effet donner un nom juridique aux choses, dire comment elles s’appellent selon le termes procurés par le vocabulaire du droit, avant (afin) de déterminer quel est le régime juridique qu’il convient de leur appliquer : est-ce précisément une « chose » ou une « personne », un « vol » ou un acte commandé par la « nécessité », un « meurtre » ou de la « légitime défense », du « viol » ou un « acte sexuel consenti », une « faute personnelle » ou « de service », du « harcèlement moral » ou de la « souffrance au travail », une « donation » ou un « prêt », un « armistice » ou une « capitulation », etc. ? Dans l’ordre du droit administratif, est-il possible de sanctionner l’État pour avoir commis une erreur, au moins manifeste, dans l’appellation juridique des choses, ou bien lui est-il loisible, au nom de sa souveraineté, de le laisser libre de les qualifier absolument comme bon lui semble, en dehors de toute exigence rationnelle minimale et d’adéquation à la « nature » juridique des choses ? La dimension essentiellement prescriptive du droit peut-elle se comprendre sans lien au moins logique avec sa fonction descriptive des objets dont il se saisit ?
La qualification juridique, cette opération consistant fondamentalement à subsumer le particulier des faits sous la généralité des normes, la pluralité des objets sous l’unité conceptuelle des catégories qui les rassemblent, pose fondamentalement le problème de savoir comment les acteurs du droit – ou éventuellement d’autres acteurs (administratifs, militants), procèdent.
Deux juristes, l’une spécialiste de droit international et l’autre de droit interne, et une sociologue du droit, se pencheront ensemble sur ces questions, en privilégiant l’étude de cas permettant d’observer le phénomène concret de la qualification juridique dans ses configurations contextuelles diverses en vue de cerner ses spécificités, en se demandant toutefois si la qualification « juridique » se différencie ou non de tout acte de nomination quel qu’il soit, y compris dans la mise en œuvre du langage ordinaire par les actes de parole (speech acts).
Le programme détaillé n'est pas disponible.
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Séminaires de recherche
– Systèmes juridiques et droits de l'homme - Théorie et analyse du droit
– M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – contrôle continu
- Contacts additionnels
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- Informations pratiques
- -
- Direction de travaux des étudiants
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- Réception des candidats
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- Pré-requis
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Campus Condorcet-Centre de colloques
Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
Salle 3.10
1er semestre / hebdomadaire, mardi 14:30-16:30
du 3 novembre 2026 au 2 février 2027
Nombre de séances : 12