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UE581 - Les trajectoires techniques en question. La technocritique dans l’atelier des sciences sociales


Lieu et planning


Planning en cours de validation.


Description


Dernière modification : 30 juin 2026 08:23:21

Type d'UE
Ateliers de doctorants
Centres
Groupe de recherche en histoire environnementale (CRH-GRHEN)
Disciplines
Histoire, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Histoire des sciences et des techniques Histoire environnementale Industrie Mouvements sociaux
Aires culturelles
Amérique du Nord Europe
Intervenant·e·s
  • Amaury Coulomb [référent·e]   doctorant, EHESS / Centre de recherches historiques (CRH)
  • Sam Allier   doctorant, EHESS / Centre de recherches historiques (CRH)

Dénaturaliser les agencements socio-techniques a été un thème central de nombreux travaux en sciences humaines et sociales (des Science and Technology Studies à l’histoire environnementale en passant par l’anthropologie des techniques et la political ecology). Le concept de « trajectoire technique » (Jarrige 2014) permet de réinscrire une technique dans son contexte socio-historique et d’analyser ses origines ainsi que les conséquences économiques, sociales et environnementales de son adoption. Dans le débat public, ces enjeux structurels ont tendance à être obscurcis par une vision de la technique comme neutre et aisément réappropriable selon tel ou tel impératif politique. Or, nombre de trajectoires techniques qui se sont déployées dans l’histoire contemporaine (XIXe-XXIe siècle, surtout Europe et États-Unis) ont modifié non seulement l’ossature matérielle des sociétés, mais également les rapports sociaux qui les traversent (Winner 1999). L’introduction de nouveaux artefacts humains dans les processus de production transforme les relations de travail et plus largement les conditions de vie de façon différenciée selon les groupes sociaux. L’exploitation des sources d’énergie fossile, l’électrification (Fressoz 2024), la « bétonisation » (Magalhaes 2024) ou la numérisation (Izoard 2024) en sont des exemples. Aussi peuvent-elles devenir le terreau de « technocritiques », c’est-à-dire de contestations socialement situées des techniques (Jarrige 2014). Inversement, les trajectoires techniques sont indissociables de discours sur les techniques qui visent à présenter ces dernières comme les instruments maîtrisables et appropriables d’un progrès humain bénéfique à tous. L’objet du séminaire est de questionner la manière dont les choix techniques reconfigurent les rapports sociaux en profondeur et d’analyser les discours conflictuels portant sur la technique qui s’expriment dans ce cadre. Il reposera sur la lecture de textes et sur des interventions extérieures. L’atelier se veut ouvert aux historiens, sociologues, politistes, anthropologues et géographes soucieux d’étudier les transformations techniques dans leur épaisseur sociale et politique.

Théo Lapière-Bourrély (doctorant, Université Paris-Nanterre) participe à l'organisation de l'atelier.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.


Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Dernière modification : 30 juin 2026 08:23:21

Type d'UE
Ateliers de doctorants
Centres
Groupe de recherche en histoire environnementale (CRH-GRHEN)
Disciplines
Histoire, Sociologie
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Histoire des sciences et des techniques Histoire environnementale Industrie Mouvements sociaux
Aires culturelles
Amérique du Nord Europe
Intervenant·e·s
  • Amaury Coulomb [référent·e]   doctorant, EHESS / Centre de recherches historiques (CRH)
  • Sam Allier   doctorant, EHESS / Centre de recherches historiques (CRH)

Dénaturaliser les agencements socio-techniques a été un thème central de nombreux travaux en sciences humaines et sociales (des Science and Technology Studies à l’histoire environnementale en passant par l’anthropologie des techniques et la political ecology). Le concept de « trajectoire technique » (Jarrige 2014) permet de réinscrire une technique dans son contexte socio-historique et d’analyser ses origines ainsi que les conséquences économiques, sociales et environnementales de son adoption. Dans le débat public, ces enjeux structurels ont tendance à être obscurcis par une vision de la technique comme neutre et aisément réappropriable selon tel ou tel impératif politique. Or, nombre de trajectoires techniques qui se sont déployées dans l’histoire contemporaine (XIXe-XXIe siècle, surtout Europe et États-Unis) ont modifié non seulement l’ossature matérielle des sociétés, mais également les rapports sociaux qui les traversent (Winner 1999). L’introduction de nouveaux artefacts humains dans les processus de production transforme les relations de travail et plus largement les conditions de vie de façon différenciée selon les groupes sociaux. L’exploitation des sources d’énergie fossile, l’électrification (Fressoz 2024), la « bétonisation » (Magalhaes 2024) ou la numérisation (Izoard 2024) en sont des exemples. Aussi peuvent-elles devenir le terreau de « technocritiques », c’est-à-dire de contestations socialement situées des techniques (Jarrige 2014). Inversement, les trajectoires techniques sont indissociables de discours sur les techniques qui visent à présenter ces dernières comme les instruments maîtrisables et appropriables d’un progrès humain bénéfique à tous. L’objet du séminaire est de questionner la manière dont les choix techniques reconfigurent les rapports sociaux en profondeur et d’analyser les discours conflictuels portant sur la technique qui s’expriment dans ce cadre. Il reposera sur la lecture de textes et sur des interventions extérieures. L’atelier se veut ouvert aux historiens, sociologues, politistes, anthropologues et géographes soucieux d’étudier les transformations techniques dans leur épaisseur sociale et politique.

Théo Lapière-Bourrély (doctorant, Université Paris-Nanterre) participe à l'organisation de l'atelier.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.

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