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UE580 - Agriculteurs, sols et semences dans la globalisation. Mobilisations agricoles : conflits, engagements et devenirs politiques


Lieu et planning


Planning en cours de validation.


Description


Dernière modification : 13 mai 2026 20:26:59

Type d'UE
Séminaires de centre
Centres
Laboratoire d'anthropologie politique (LAP)
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Page web
-
Langues
anglais français
Mots-clés
Agriculture Alimentation Anthropologie Environnement Globalisation Mobilisation(s)
Aires culturelles
Afrique Amérique du Sud Asie Contemporain (anthropologie du, monde) Europe
Intervenant·e·s
  • Birgit Müller [référent·e]   directrice de recherche (émérite), CNRS / Laboratoire d’anthropologie des institutions et des organisations sociales (LAP-LAIOS), Laboratoire d'anthropologie politique (LAP)
  • Justine Leret   doctorante, EHESS / Laboratoire d'anthropologie politique (LAP)
  • Morgan Jenatton   contrat postdoctoral, Université de Manchester

Le séminaire « Agriculteurs, sols et semences dans la globalization » consacrera son édition 2026-2027 aux mobilisations autour de l’agriculture, des terres et des semences. À l’aube du XXIe siècle, les ressources agricoles sont devenues des marchandises circulant à l’échelle mondiale, soumises à des dispositifs de régulation nationaux et internationaux qui redéfinissent en profondeur les conditions de production, d’accès à la terre et de souveraineté alimentaire. Dans le même temps, l’épuisement des sols, l’érosion de la biodiversité cultivée, les crises climatiques et le spectre récurrent de la faim transforment l’agriculture en terrain central de conflictualités politiques, morales et écologiques. Face à ces transformations, les mobilisations agricoles prennent aujourd’hui des formes multiples : luttes contre les pesticides, les nouveaux OGM et les brevets sur les semences, revendications pour l’accès à la terre, défense des agricultures paysannes, mobilisations pour l’eau, mouvements conservateurs en faveur du maintien des modèles productivistes, collectifs pour une alimentation juste ou encore expérimentations de formes collectives de production. Le séminaire propose d’interroger ces formes d’agir collectif en portant attention aux rapports de pouvoir qui les traversent, aux imaginaires du futur qu’elles mobilisent et aux tensions entre droit, justice et démocratie qu’elles révèlent.

Coordonné par Birgit Müller avec Marguerite Maclouf, Juliette Gravis, Morgan Jenatton et Justine Leret, le séminaire s’inscrit dans une réflexion collective sur les conditions mêmes de la mobilisation. Pourquoi certaines luttes émergent-elles tandis que d’autres restent silencieuses ? Comment se construisent les capacités d’agir collectif ? Qu’est-ce qui empêche l’engagement politique ? Comment les affects, les liens familiaux, les formes d’épuisement militant ou les appartenances sociales façonnent-ils les trajectoires des mobilisations ?

Une attention particulière sera portée aux transformations contemporaines des politiques agricoles européennes et à l’international. Plusieurs séances reviendront sur les mobilisations conservatrices et les recompositions politiques des syndicats agricoles, notamment autour des débats sur les pesticides, le glyphosate ou la défense du « conventionnel ». Les travaux sur les élites agricoles et les formes discrètes de mobilisation de la FNSEA serviront de point d’appui à une réflexion plus large sur les rapports entre pouvoir parlementaire et institutionnel et les violences symboliques ou matérielles dans les champs. Le séminaire abordera également les dimensions plus ordinaires de l’engagement collectif : la manière dont les collectifs de boulangers, de paysans ou de militants transforment leurs pratiques quotidiennes pour articuler conditions de travail, qualité alimentaire et vie familiale. À partir d’enquêtes ethnographiques menées en France et dans d’autres régions du monde les séances exploreront les tensions entre production, reproduction sociale et mobilisation politique.

Enfin, un volet réflexif interrogera la place du chercheur dans les mobilisations étudiées. Comment produire un savoir sur des luttes auxquelles on participe parfois soi-même ? Quels effets l’engagement produit-il sur l’enquête et sur l’écriture scientifique ? Ces questions seront discutées collectivement à partir d’expériences de terrain et de travaux récents en sociologie et en anthropologie politique. Pensé comme un espace de discussion interdisciplinaire, le séminaire accueillera chercheurs, doctorants, militants et acteurs du monde agricole afin de réfléchir ensemble aux formes contemporaines du politique dans les mondes ruraux et alimentaires.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.


Renseignements


Contacts additionnels
chrystele.guilloteau@ehess.fr
Informations pratiques

le séminaire est ouvert à tout personne intéressé

Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Dernière modification : 13 mai 2026 20:26:59

Type d'UE
Séminaires de centre
Centres
Laboratoire d'anthropologie politique (LAP)
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Page web
-
Langues
anglais français
Mots-clés
Agriculture Alimentation Anthropologie Environnement Globalisation Mobilisation(s)
Aires culturelles
Afrique Amérique du Sud Asie Contemporain (anthropologie du, monde) Europe
Intervenant·e·s
  • Birgit Müller [référent·e]   directrice de recherche (émérite), CNRS / Laboratoire d’anthropologie des institutions et des organisations sociales (LAP-LAIOS), Laboratoire d'anthropologie politique (LAP)
  • Justine Leret   doctorante, EHESS / Laboratoire d'anthropologie politique (LAP)
  • Morgan Jenatton   contrat postdoctoral, Université de Manchester

Le séminaire « Agriculteurs, sols et semences dans la globalization » consacrera son édition 2026-2027 aux mobilisations autour de l’agriculture, des terres et des semences. À l’aube du XXIe siècle, les ressources agricoles sont devenues des marchandises circulant à l’échelle mondiale, soumises à des dispositifs de régulation nationaux et internationaux qui redéfinissent en profondeur les conditions de production, d’accès à la terre et de souveraineté alimentaire. Dans le même temps, l’épuisement des sols, l’érosion de la biodiversité cultivée, les crises climatiques et le spectre récurrent de la faim transforment l’agriculture en terrain central de conflictualités politiques, morales et écologiques. Face à ces transformations, les mobilisations agricoles prennent aujourd’hui des formes multiples : luttes contre les pesticides, les nouveaux OGM et les brevets sur les semences, revendications pour l’accès à la terre, défense des agricultures paysannes, mobilisations pour l’eau, mouvements conservateurs en faveur du maintien des modèles productivistes, collectifs pour une alimentation juste ou encore expérimentations de formes collectives de production. Le séminaire propose d’interroger ces formes d’agir collectif en portant attention aux rapports de pouvoir qui les traversent, aux imaginaires du futur qu’elles mobilisent et aux tensions entre droit, justice et démocratie qu’elles révèlent.

Coordonné par Birgit Müller avec Marguerite Maclouf, Juliette Gravis, Morgan Jenatton et Justine Leret, le séminaire s’inscrit dans une réflexion collective sur les conditions mêmes de la mobilisation. Pourquoi certaines luttes émergent-elles tandis que d’autres restent silencieuses ? Comment se construisent les capacités d’agir collectif ? Qu’est-ce qui empêche l’engagement politique ? Comment les affects, les liens familiaux, les formes d’épuisement militant ou les appartenances sociales façonnent-ils les trajectoires des mobilisations ?

Une attention particulière sera portée aux transformations contemporaines des politiques agricoles européennes et à l’international. Plusieurs séances reviendront sur les mobilisations conservatrices et les recompositions politiques des syndicats agricoles, notamment autour des débats sur les pesticides, le glyphosate ou la défense du « conventionnel ». Les travaux sur les élites agricoles et les formes discrètes de mobilisation de la FNSEA serviront de point d’appui à une réflexion plus large sur les rapports entre pouvoir parlementaire et institutionnel et les violences symboliques ou matérielles dans les champs. Le séminaire abordera également les dimensions plus ordinaires de l’engagement collectif : la manière dont les collectifs de boulangers, de paysans ou de militants transforment leurs pratiques quotidiennes pour articuler conditions de travail, qualité alimentaire et vie familiale. À partir d’enquêtes ethnographiques menées en France et dans d’autres régions du monde les séances exploreront les tensions entre production, reproduction sociale et mobilisation politique.

Enfin, un volet réflexif interrogera la place du chercheur dans les mobilisations étudiées. Comment produire un savoir sur des luttes auxquelles on participe parfois soi-même ? Quels effets l’engagement produit-il sur l’enquête et sur l’écriture scientifique ? Ces questions seront discutées collectivement à partir d’expériences de terrain et de travaux récents en sociologie et en anthropologie politique. Pensé comme un espace de discussion interdisciplinaire, le séminaire accueillera chercheurs, doctorants, militants et acteurs du monde agricole afin de réfléchir ensemble aux formes contemporaines du politique dans les mondes ruraux et alimentaires.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.

Contacts additionnels
chrystele.guilloteau@ehess.fr
Informations pratiques

le séminaire est ouvert à tout personne intéressé

Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Planning en cours de validation.