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UE524 - L'écriture dans le tissu du monde
Lieu et planning
-
INHA
2 rue Vivienne 75002 Paris
annuel / bimensuel (1re/3e), mardi 15:00-17:00
du 3 novembre 2026 au 8 juin 2027
Nombre de séances : 13
Description
Dernière modification : 13 mai 2026 17:01:42
- Type d'UE
- Séminaires DE/MC
- Disciplines
- Anthropologie historique, Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Archéologie, Histoire, Linguistique, sémantique, Signes, formes, représentations
- Page web
- https://drive.google.com/drive/folders/11STz2jRRvEf8ZTxfuhBRWD7E5oDgkUu6?usp=share_link
- Langues
- français
- Mots-clés
- Anthropologie Anthropologie culturelle Anthropologie et linguistique Anthropologie historique Anthropologie visuelle Antiquité (sciences de l’) Archéologie Arts Communication Comparatisme Cosmologie Culture matérielle Culture visuelle Design Écriture Ethnographie Fait religieux Geste technique Graphisme Histoire Histoire culturelle Histoire de l’art Histoire du livre Image Littérature Médias Monde Numérique Objets Oralité Paléographie Performance Philologie Pratiques Rituel Savoir-faire Savoirs Textes Visuel
- Aires culturelles
- Méditerranéens (mondes) Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
- Chloé Ragazzoli [référent·e] directrice d'études, EHESS / Anthropologie et histoire des mondes antiques (AnHiMA)
Pour cette deuxième année, le séminaire continuera à interroger la place de l’écriture dans le monde, en considérant le signe d’écriture comme un objet ambivalent. Pris dans le tissu du monde, il ne doit être pensé non pas comme la simple présence graphique d’une réalité linguistique mais convoque l’intangible, l’absent, l’invisible, l’idéel, voire l’imaginal.
Durant l’année 2025-2026, nous sommes partis du statut ontologique et pragmatique du signe d’écriture dans ses multiples dimensions – graphique, matérielle, sémiotique et technique – pour interroger, à travers lui, le rapport au monde qu’il orchestre et la façon dont il tisse une trame serrée entre des réalités de nature différentes.
Après ce premier mouvement qui a porté sur le type d’objet qu’était un signe d’écriture ; ce deuxième mouvement sera l’occasion de s’intéresser en particulier sur les modalités d’actions particulières de l’écrit ou de l’artefact inscrit, au-delà de l’écrit lui-même puisqu’il peut se déployer dans des gestes, des mouvements, des rites, des paroles, des danses, des musiques ou des images.
L’écriture égyptienne constitue un point d’entrée décisif dans ces questions qui tendent plus globalement vers une archéologie et une anthropologie générale de l’écriture : sa richesse graphique, son étrangeté même, nous permettent de redécouvrir l’écriture là où, dans notre quotidien hyper-communicatif, elle s’efface de notre conscience, dissoute dans les informations qu’elle véhicule.
Fondamentalement pictographique, l’écriture hiéroglyphique met en œuvre des signes qui sont des images. Ces signes sont aussi des objets du monde, dotés d’une puissance propre, sans solution de continuité avec les objets dont ils sont l’icône – qu’ils « présentifient ». L’image fait partie intégrante de la fabrique du monde, se manifestant avec la même force ontologique que le reste du sensible.
Mais l’écriture égyptienne offre aussi un éventail graphique différencié dont les usages, les fonctions et les formes nous révèlent des rapports au monde singuliers. Les hiéroglyphes sont des images qui font signe et dévoilent l’ordre cosmique, tandis que l’écriture cursive, plus proche des pratiques quotidiennes, participe d’une logique du tracé et de l’itération. Leur emploi est porteur d’une dimension cosmologique : les premiers notent les paroles des dieux et révèlent les cadres archétypaux du monde ; les seconds, par leur aspect processuel et répétitif, construisent une temporalité orientée et détiennent un pouvoir d’action sur et dans le monde. On y observe l’interpénétration des lignes temporelles et ontologiques.
Nous aborderons ces questions par une approche thématique, en mêlant les cas d’étude historiques et contemporains. La parole sera également donnée aux participant·es du séminaire qui le souhaitent pour présenter des objets d’études en dialogue avec les questionnements du séminaire.
Le séminaire ne présuppose pas de compétence linguistique ou historienne sur l’Égypte ancienne. Il est ouvert à tous, quelle que soit l’institution d’appartenance mais il est nécessaire de s’enregistrer en ligne pour y assister : https://participation.ehess.fr
Chaque séance examine des objets issus de différents contextes culturels, notamment égyptiens. Des lectures sont proposées (un texte égyptologique, un texte de sciences sociales par séance) mises à disposition ici : https://drive.google.com/drive/folders/11STz2jRRvEf8ZTxfuhBRWD7E5oDgkUu6?usp=share_link
La chaire est associée au programme de recherche ECRITURES (Ifao-EHESS) Pratiques, objets et expériences de l’écrit en Égypte et au-delà : https://www.ifao.egnet.net/recherche/operations/op25321/
Et à l’atelier Sesh@t : ethnographie numérique des écritures (avec Serge Rosmorduc du CNAM et Nicolas Souchon Ausonius UMR 5607)
à venir
Master
-
Séminaires de recherche
– Arts, littératures et langages
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – exposé oral, autre -
Séminaires de recherche
– Histoire - Histoire du monde/histoire des mondes
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – exposé oral, autre -
Séminaires de recherche
– Histoire - Histoire et sciences sociales
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – exposé oral, autre -
Séminaires de recherche
– Sciences sociales - Pratiques de l'interdisciplinarité en sciences sociales
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – exposé oral, autre
Renseignements
- Contacts additionnels
- -
- Informations pratiques
Le séminaire à lieu à l'iNHA (2 rue Vivienne, 75002 Paris) et en hybride pour les non parisiens
- Direction de travaux des étudiants
Oui, me contacter par mail
- Réception des candidats
prise de rendez-vous par mail
- Pré-requis
aucun pré-requis en langue égyptienne ou en égyptologie n'est nécessaire
Dernière modification : 13 mai 2026 17:01:42
- Type d'UE
- Séminaires DE/MC
- Disciplines
- Anthropologie historique, Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Archéologie, Histoire, Linguistique, sémantique, Signes, formes, représentations
- Page web
- https://drive.google.com/drive/folders/11STz2jRRvEf8ZTxfuhBRWD7E5oDgkUu6?usp=share_link
- Langues
- français
- Mots-clés
- Anthropologie Anthropologie culturelle Anthropologie et linguistique Anthropologie historique Anthropologie visuelle Antiquité (sciences de l’) Archéologie Arts Communication Comparatisme Cosmologie Culture matérielle Culture visuelle Design Écriture Ethnographie Fait religieux Geste technique Graphisme Histoire Histoire culturelle Histoire de l’art Histoire du livre Image Littérature Médias Monde Numérique Objets Oralité Paléographie Performance Philologie Pratiques Rituel Savoir-faire Savoirs Textes Visuel
- Aires culturelles
- Méditerranéens (mondes) Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
- Chloé Ragazzoli [référent·e] directrice d'études, EHESS / Anthropologie et histoire des mondes antiques (AnHiMA)
Pour cette deuxième année, le séminaire continuera à interroger la place de l’écriture dans le monde, en considérant le signe d’écriture comme un objet ambivalent. Pris dans le tissu du monde, il ne doit être pensé non pas comme la simple présence graphique d’une réalité linguistique mais convoque l’intangible, l’absent, l’invisible, l’idéel, voire l’imaginal.
Durant l’année 2025-2026, nous sommes partis du statut ontologique et pragmatique du signe d’écriture dans ses multiples dimensions – graphique, matérielle, sémiotique et technique – pour interroger, à travers lui, le rapport au monde qu’il orchestre et la façon dont il tisse une trame serrée entre des réalités de nature différentes.
Après ce premier mouvement qui a porté sur le type d’objet qu’était un signe d’écriture ; ce deuxième mouvement sera l’occasion de s’intéresser en particulier sur les modalités d’actions particulières de l’écrit ou de l’artefact inscrit, au-delà de l’écrit lui-même puisqu’il peut se déployer dans des gestes, des mouvements, des rites, des paroles, des danses, des musiques ou des images.
L’écriture égyptienne constitue un point d’entrée décisif dans ces questions qui tendent plus globalement vers une archéologie et une anthropologie générale de l’écriture : sa richesse graphique, son étrangeté même, nous permettent de redécouvrir l’écriture là où, dans notre quotidien hyper-communicatif, elle s’efface de notre conscience, dissoute dans les informations qu’elle véhicule.
Fondamentalement pictographique, l’écriture hiéroglyphique met en œuvre des signes qui sont des images. Ces signes sont aussi des objets du monde, dotés d’une puissance propre, sans solution de continuité avec les objets dont ils sont l’icône – qu’ils « présentifient ». L’image fait partie intégrante de la fabrique du monde, se manifestant avec la même force ontologique que le reste du sensible.
Mais l’écriture égyptienne offre aussi un éventail graphique différencié dont les usages, les fonctions et les formes nous révèlent des rapports au monde singuliers. Les hiéroglyphes sont des images qui font signe et dévoilent l’ordre cosmique, tandis que l’écriture cursive, plus proche des pratiques quotidiennes, participe d’une logique du tracé et de l’itération. Leur emploi est porteur d’une dimension cosmologique : les premiers notent les paroles des dieux et révèlent les cadres archétypaux du monde ; les seconds, par leur aspect processuel et répétitif, construisent une temporalité orientée et détiennent un pouvoir d’action sur et dans le monde. On y observe l’interpénétration des lignes temporelles et ontologiques.
Nous aborderons ces questions par une approche thématique, en mêlant les cas d’étude historiques et contemporains. La parole sera également donnée aux participant·es du séminaire qui le souhaitent pour présenter des objets d’études en dialogue avec les questionnements du séminaire.
Le séminaire ne présuppose pas de compétence linguistique ou historienne sur l’Égypte ancienne. Il est ouvert à tous, quelle que soit l’institution d’appartenance mais il est nécessaire de s’enregistrer en ligne pour y assister : https://participation.ehess.fr
Chaque séance examine des objets issus de différents contextes culturels, notamment égyptiens. Des lectures sont proposées (un texte égyptologique, un texte de sciences sociales par séance) mises à disposition ici : https://drive.google.com/drive/folders/11STz2jRRvEf8ZTxfuhBRWD7E5oDgkUu6?usp=share_link
La chaire est associée au programme de recherche ECRITURES (Ifao-EHESS) Pratiques, objets et expériences de l’écrit en Égypte et au-delà : https://www.ifao.egnet.net/recherche/operations/op25321/
Et à l’atelier Sesh@t : ethnographie numérique des écritures (avec Serge Rosmorduc du CNAM et Nicolas Souchon Ausonius UMR 5607)
à venir
-
Séminaires de recherche
– Arts, littératures et langages
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – exposé oral, autre -
Séminaires de recherche
– Histoire - Histoire du monde/histoire des mondes
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – exposé oral, autre -
Séminaires de recherche
– Histoire - Histoire et sciences sociales
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – exposé oral, autre -
Séminaires de recherche
– Sciences sociales - Pratiques de l'interdisciplinarité en sciences sociales
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – exposé oral, autre
- Contacts additionnels
- -
- Informations pratiques
Le séminaire à lieu à l'iNHA (2 rue Vivienne, 75002 Paris) et en hybride pour les non parisiens
- Direction de travaux des étudiants
Oui, me contacter par mail
- Réception des candidats
prise de rendez-vous par mail
- Pré-requis
aucun pré-requis en langue égyptienne ou en égyptologie n'est nécessaire
-
INHA
2 rue Vivienne 75002 Paris
annuel / bimensuel (1re/3e), mardi 15:00-17:00
du 3 novembre 2026 au 8 juin 2027
Nombre de séances : 13