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UE502 - La catastrophe en « je » : pratiques de l'écriture personnelle et violences de masse au XXe siècle


Lieu et planning


  • Campus Condorcet-Centre de colloques
    Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    Salle 3.08
    2nd semestre / hebdomadaire, mardi 12:30-14:30
    du 23 février 2027 au 25 mai 2027
    Nombre de séances : 12


Description


Dernière modification : 13 mai 2026 16:23:15

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire, Signes, formes, représentations
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Affects Archives Culture matérielle Écriture Génocides (études des) Littérature Shoah Témoignage Violence
Aires culturelles
Europe Europe centrale et orientale France Juives (études) Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
  • Judith Lyon-Caen [référent·e]   directrice d'études, EHESS / Groupe de recherches interdisciplinaires sur l'histoire du littéraire (CRH-GRIHL)
  • Sarah Gruszka   chercheuse contractuelle, ANR/DFG / Centre de recherches historiques (CRH)
  • Marie Moutier-Bitan   professeur junior, Université de Caen Normandie

Associé au programme de recherche franco-allemand (ANR-DFG) H-DIARIES, ce séminaire d’histoire porte d'abord sur les formes du recours à la pratique diariste dans des situations de grande violence historique au XXe siècle : guerres, génocides, terreur de masse, massacres. Si les formes d’écriture à la première personne (habituellement classées sous le terme générique d’« ego-documents ») dans ces contextes retiennent l’attention des chercheurs depuis quelques décennies, la pratique diariste fait rarement l’objet d’une étude à part entière, alors qu’elle livre un récit de soi unique, sur le vif, au cœur des événements, alors que l’auteur(e) ne sait rien de l’issue de ceux-ci ni de sa propre survie. Qu’est-ce que la tenue d’un journal personnel nous apprend de l’expérience de la violence collective (du déplacement forcé, du camp, du ghetto, de la vie traquée, cachée, de la clandestinité…) ? Nous nous intéresserons non seulement à la valeur documentaire de ces sources (ce qu’elles nous enseignent sur l’individu face à la catastrophe en cours et leur apport à l’historiographie de celle-ci), mais aussi à la pratique diariste en soi. Il s’agira d’explorer les conditions, les enjeux, les fonctions et les motivations de la tenue d’un journal dans des situations de violences de masse. Comment l’écriture advient dans ces contextes hostiles, comment tente-t-elle de s’y maintenir, quels rôles peut-elle y jouer ? Le recours à l’écriture comme forme de réponse, de témoignage, de résistance face à la persécution et à la destruction sera interrogé. On prêtera une attention particulière à l'étude matérielle des documents ainsi qu'à la « biographie » de ces écrits, c'est à dire à leur trajectoire, de leur production à leur conservation (voire, dans certains cas, à leur publication), en passant par les péripéties de leur transmission. 

Ce faisant, le séminaire vise à établir un inventaire des pratiques et des sources, un état des lieux bibliographique et à proposer des outils d’analyse à partir d’études de cas, qui prendront en compte l’extrême variété de ces formes d’écriture, y compris dans leur variété formelle. On s'intéressera en particulier, en 2026-2027, aux articulations entre pratique diariste et pratique épistolaire: non seulement parce que, souvent, les journaux se lisent comme de longues adresses aux absent.es, mais parce que le lien entre le recours à l'écriture et l'éclatement de la cellule familiale du fait de la violence (persécutions, déplacements, déportations, passage à la clandestinité) est une question qui mérite d'être étudiée de près. 

Les étudiant·es seront associé·es aux travaux de l'équipe du programme H-Diaries consacré aux journaux personnels de la Shoah, et se verront proposer de travailler directement sur des documents inédits ou mal connus, et de participer à la construction d'un système de description et d'analyse de sources disséminées dans le monde entier.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


  • Séminaires de recherche – Arts, littératures et langages – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – Travail sur archives
  • Séminaires de recherche – Histoire - Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – Travail sur archives
  • Séminaires de recherche – Histoire - Histoire et sciences sociales – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – travail sur archives

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Dernière modification : 13 mai 2026 16:23:15

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Histoire, Signes, formes, représentations
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Affects Archives Culture matérielle Écriture Génocides (études des) Littérature Shoah Témoignage Violence
Aires culturelles
Europe Europe centrale et orientale France Juives (études) Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
  • Judith Lyon-Caen [référent·e]   directrice d'études, EHESS / Groupe de recherches interdisciplinaires sur l'histoire du littéraire (CRH-GRIHL)
  • Sarah Gruszka   chercheuse contractuelle, ANR/DFG / Centre de recherches historiques (CRH)
  • Marie Moutier-Bitan   professeur junior, Université de Caen Normandie

Associé au programme de recherche franco-allemand (ANR-DFG) H-DIARIES, ce séminaire d’histoire porte d'abord sur les formes du recours à la pratique diariste dans des situations de grande violence historique au XXe siècle : guerres, génocides, terreur de masse, massacres. Si les formes d’écriture à la première personne (habituellement classées sous le terme générique d’« ego-documents ») dans ces contextes retiennent l’attention des chercheurs depuis quelques décennies, la pratique diariste fait rarement l’objet d’une étude à part entière, alors qu’elle livre un récit de soi unique, sur le vif, au cœur des événements, alors que l’auteur(e) ne sait rien de l’issue de ceux-ci ni de sa propre survie. Qu’est-ce que la tenue d’un journal personnel nous apprend de l’expérience de la violence collective (du déplacement forcé, du camp, du ghetto, de la vie traquée, cachée, de la clandestinité…) ? Nous nous intéresserons non seulement à la valeur documentaire de ces sources (ce qu’elles nous enseignent sur l’individu face à la catastrophe en cours et leur apport à l’historiographie de celle-ci), mais aussi à la pratique diariste en soi. Il s’agira d’explorer les conditions, les enjeux, les fonctions et les motivations de la tenue d’un journal dans des situations de violences de masse. Comment l’écriture advient dans ces contextes hostiles, comment tente-t-elle de s’y maintenir, quels rôles peut-elle y jouer ? Le recours à l’écriture comme forme de réponse, de témoignage, de résistance face à la persécution et à la destruction sera interrogé. On prêtera une attention particulière à l'étude matérielle des documents ainsi qu'à la « biographie » de ces écrits, c'est à dire à leur trajectoire, de leur production à leur conservation (voire, dans certains cas, à leur publication), en passant par les péripéties de leur transmission. 

Ce faisant, le séminaire vise à établir un inventaire des pratiques et des sources, un état des lieux bibliographique et à proposer des outils d’analyse à partir d’études de cas, qui prendront en compte l’extrême variété de ces formes d’écriture, y compris dans leur variété formelle. On s'intéressera en particulier, en 2026-2027, aux articulations entre pratique diariste et pratique épistolaire: non seulement parce que, souvent, les journaux se lisent comme de longues adresses aux absent.es, mais parce que le lien entre le recours à l'écriture et l'éclatement de la cellule familiale du fait de la violence (persécutions, déplacements, déportations, passage à la clandestinité) est une question qui mérite d'être étudiée de près. 

Les étudiant·es seront associé·es aux travaux de l'équipe du programme H-Diaries consacré aux journaux personnels de la Shoah, et se verront proposer de travailler directement sur des documents inédits ou mal connus, et de participer à la construction d'un système de description et d'analyse de sources disséminées dans le monde entier.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

  • Séminaires de recherche – Arts, littératures et langages – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – Travail sur archives
  • Séminaires de recherche – Histoire - Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – Travail sur archives
  • Séminaires de recherche – Histoire - Histoire et sciences sociales – M1/S2-M2/S4
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – travail sur archives
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-
  • Campus Condorcet-Centre de colloques
    Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    Salle 3.08
    2nd semestre / hebdomadaire, mardi 12:30-14:30
    du 23 février 2027 au 25 mai 2027
    Nombre de séances : 12