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UE501 - Histoire de l'Empire vénitien : histoire, économie, société, culture. La guerre et la paix (partie II)
Lieu et planning
Planning en cours de validation.
Description
Dernière modification : 13 mai 2026 16:21:51
- Type d'UE
- Ateliers de doctorants
- Centres
- Centre de recherches historiques (CRH)
- Disciplines
- Histoire
- Page web
- -
- Langues
- anglais français italien
- Mots-clés
- Arts Cartographie Empire Histoire Histoire des sciences et des techniques Histoire économique et sociale Histoire environnementale Sociohistoire Temps/temporalité
- Aires culturelles
- Europe centrale et orientale Europe sud-orientale Méditerranéens (mondes) Transméditerranée Transnational/transfrontières Turc (domaine)
Intervenant·e·s
- Christophe Austruy [référent·e] doctorant, EHESS / Centre de recherches historiques (CRH)
- Chiara Girlando doctorante, EHESS / Centre de recherches historiques (CRH)
Après une première année consacrée à la guerre et à la paix, nous souhaitons approfondir ces deux thèmes qui jalonnent l'histoire vénitienne. Nous souhaitions cette année étudier notamment les processus qui amènent à la paix et à la guerre.
Si les séquences historiques de guerre peuvent amener à des conceptions d'opposition radicale entre la Sérénissime et la Porte par exemple, elles ne peuvent faire oublier les séquences beaucoup plus longues de paix, et d'accord, mêmes difficiles à obtenir, entre les deux empires.
Les conceptions religieuses amènent, charrient également avec elles, tout un lot de d'interprétations prêtes à livrer l'analyse avec les documents, les nomenclatures (pour faire un lien avec ce que disait Marc Bloch cité par Nicole Loraux), comme le l'affrontement ultime de la Chrétienneté contre l'Islam qui pris comme nomenclature empêche de donner à une bonne part del'histoire économique et sociale de Venise toute sa profondeur.
Tout comme elles empêchent (après avoir permis de mettre en scène, ou d'expliquer les guerres) de concevoir d'autres modalités de coopération, de partage, d'échanges, etc. entre les empires qui peuvent retrouver dans les civiisations des terrains d'explication et d'interprétation féconds, qui restent à réinterpréter avec d'autres principes de croyance.
La guerre ou la paix ne seraient que des temps d'affrontement interne entre plusieurs logiques de fonctionnement des économies-monde ou des empires-monde en suivant Braudel et Wallerstein. Les acteurs de la paix et de la guerre n'étant jamais à l'avance défini dans la longue durée, tout comme le sont les mécanismes qui y conduisent, d'autant que les deux réalités peuvent coexister (en parties).
L'histoire vénitienne se révèle particulièrement propice à l’étude de l’enchaînement de périodes de paix et de périodes de guerre particulièrement nombreuses qui ont impliqué aussi bien des puissances locales italiennes comme dans le cas des guerres génoises que des puissances majeures, ou des empires comme dans le cas de l'empire ottoman ou de celui des Habsbourg. Autant de conflits qui ont contraint Venise à s’adapter à de nombreuses situations géopolitiques très différentes.
La Sérénissime apparaît façonnée autant par ces moments de paix et de guerre que par le jeu des ses propres acteurs et forces vives qui pouvaient avoir intérêt à entretenir l'une ou l'autre de ces deux situations ; jusqu'au risque du paroxysme en entretenant, et l'une et l'autre.
Nous nous intéresserons à la manière dont la société vénitienne a intégré ou rejeté les phénomènes guerriers ou pacifiques, en particulier les moyens et les politiques (navales, terrestre, etc.) qu'elle a développés pour mobiliser les ressources nécessaires pour affronter les différents adversaires, ennemis ou pour entretenir avec eux de longues périodes de trêve, de paix ou d'alliances.
Si la Sérénissime peut apparaître comme une force d'appui naval de l'empire byzantin, elle se trouve militairement engagée en tant qu'acteur principal dans tous les grands conflits, expéditions, méditerranéens dès le début du XIIIe siècle et ce jusqu'à la perte de Candie en 1669 tandis qu' après le début du XVIIIe siècle elle ne se voit plus impliquée que dans des conflits de moindre importance.
Nous étudierons autant la promotion du métier des armes, des capacités militaires qu'elle a su mettre en œuvre, que leurs conséquences, leurs impacts sur le fonctionnement de la société vénitienne.
Ces guerres qui vont participer directement à la formation de ce que l'on peut appeler l'empire vénitien, se déclinent selon deux modalités, l'une sur mer et l'autre sur terre. Elles accompagnent, d'un côté la logique de l’expansion maritime vénitienne pour former le Stato da Mar dès le XIe siècle et d'un autre côté la logique d'expansion terrestre pour former le Stato da Terra, au-delà du Dogado, au moins dès le XIVe siècle.
Enfin nous nous intéresserons particulièrement à la manière dont les artistes vénitiens (musiciens, peintres, sculpteurs, architectes, poètes, acteurs, etc.) se sont saisis de la question de la guerre ou de la paix pour en explorer leurs ressorts. Leurs œuvres en offrent des possibilités de lectures particulièrement stimulantes.
A venir
Master
Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.
Renseignements
- Contacts additionnels
- nicolas.moucheront@free.fr
- Informations pratiques
Séminaire en présentiel à Paris et Venise et en dsitanciel
- Direction de travaux des étudiants
- -
- Réception des candidats
- -
- Pré-requis
Notions di'talien
Dernière modification : 13 mai 2026 16:21:51
- Type d'UE
- Ateliers de doctorants
- Centres
- Centre de recherches historiques (CRH)
- Disciplines
- Histoire
- Page web
- -
- Langues
- anglais français italien
- Mots-clés
- Arts Cartographie Empire Histoire Histoire des sciences et des techniques Histoire économique et sociale Histoire environnementale Sociohistoire Temps/temporalité
- Aires culturelles
- Europe centrale et orientale Europe sud-orientale Méditerranéens (mondes) Transméditerranée Transnational/transfrontières Turc (domaine)
Intervenant·e·s
- Christophe Austruy [référent·e] doctorant, EHESS / Centre de recherches historiques (CRH)
- Chiara Girlando doctorante, EHESS / Centre de recherches historiques (CRH)
Après une première année consacrée à la guerre et à la paix, nous souhaitons approfondir ces deux thèmes qui jalonnent l'histoire vénitienne. Nous souhaitions cette année étudier notamment les processus qui amènent à la paix et à la guerre.
Si les séquences historiques de guerre peuvent amener à des conceptions d'opposition radicale entre la Sérénissime et la Porte par exemple, elles ne peuvent faire oublier les séquences beaucoup plus longues de paix, et d'accord, mêmes difficiles à obtenir, entre les deux empires.
Les conceptions religieuses amènent, charrient également avec elles, tout un lot de d'interprétations prêtes à livrer l'analyse avec les documents, les nomenclatures (pour faire un lien avec ce que disait Marc Bloch cité par Nicole Loraux), comme le l'affrontement ultime de la Chrétienneté contre l'Islam qui pris comme nomenclature empêche de donner à une bonne part del'histoire économique et sociale de Venise toute sa profondeur.
Tout comme elles empêchent (après avoir permis de mettre en scène, ou d'expliquer les guerres) de concevoir d'autres modalités de coopération, de partage, d'échanges, etc. entre les empires qui peuvent retrouver dans les civiisations des terrains d'explication et d'interprétation féconds, qui restent à réinterpréter avec d'autres principes de croyance.
La guerre ou la paix ne seraient que des temps d'affrontement interne entre plusieurs logiques de fonctionnement des économies-monde ou des empires-monde en suivant Braudel et Wallerstein. Les acteurs de la paix et de la guerre n'étant jamais à l'avance défini dans la longue durée, tout comme le sont les mécanismes qui y conduisent, d'autant que les deux réalités peuvent coexister (en parties).
L'histoire vénitienne se révèle particulièrement propice à l’étude de l’enchaînement de périodes de paix et de périodes de guerre particulièrement nombreuses qui ont impliqué aussi bien des puissances locales italiennes comme dans le cas des guerres génoises que des puissances majeures, ou des empires comme dans le cas de l'empire ottoman ou de celui des Habsbourg. Autant de conflits qui ont contraint Venise à s’adapter à de nombreuses situations géopolitiques très différentes.
La Sérénissime apparaît façonnée autant par ces moments de paix et de guerre que par le jeu des ses propres acteurs et forces vives qui pouvaient avoir intérêt à entretenir l'une ou l'autre de ces deux situations ; jusqu'au risque du paroxysme en entretenant, et l'une et l'autre.
Nous nous intéresserons à la manière dont la société vénitienne a intégré ou rejeté les phénomènes guerriers ou pacifiques, en particulier les moyens et les politiques (navales, terrestre, etc.) qu'elle a développés pour mobiliser les ressources nécessaires pour affronter les différents adversaires, ennemis ou pour entretenir avec eux de longues périodes de trêve, de paix ou d'alliances.
Si la Sérénissime peut apparaître comme une force d'appui naval de l'empire byzantin, elle se trouve militairement engagée en tant qu'acteur principal dans tous les grands conflits, expéditions, méditerranéens dès le début du XIIIe siècle et ce jusqu'à la perte de Candie en 1669 tandis qu' après le début du XVIIIe siècle elle ne se voit plus impliquée que dans des conflits de moindre importance.
Nous étudierons autant la promotion du métier des armes, des capacités militaires qu'elle a su mettre en œuvre, que leurs conséquences, leurs impacts sur le fonctionnement de la société vénitienne.
Ces guerres qui vont participer directement à la formation de ce que l'on peut appeler l'empire vénitien, se déclinent selon deux modalités, l'une sur mer et l'autre sur terre. Elles accompagnent, d'un côté la logique de l’expansion maritime vénitienne pour former le Stato da Mar dès le XIe siècle et d'un autre côté la logique d'expansion terrestre pour former le Stato da Terra, au-delà du Dogado, au moins dès le XIVe siècle.
Enfin nous nous intéresserons particulièrement à la manière dont les artistes vénitiens (musiciens, peintres, sculpteurs, architectes, poètes, acteurs, etc.) se sont saisis de la question de la guerre ou de la paix pour en explorer leurs ressorts. Leurs œuvres en offrent des possibilités de lectures particulièrement stimulantes.
A venir
Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.
- Contacts additionnels
- nicolas.moucheront@free.fr
- Informations pratiques
Séminaire en présentiel à Paris et Venise et en dsitanciel
- Direction de travaux des étudiants
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- Réception des candidats
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