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UE499 - L'explication en sciences sociales. Actualités de la morphologie sociale
Lieu et planning
Planning en cours de validation.
Description
Dernière modification : 13 mai 2026 15:13:41
- Type d'UE
- Séminaires collectifs de recherche
- Disciplines
- Sociologie
- Page web
- -
- Langues
- français
- Mots-clés
- Méthodes et techniques des sciences sociales
- Aires culturelles
- -
Intervenant·e·s
- Edouard Gardella [référent·e] chargé de recherche, CNRS / Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités. Fonds Yan-Thomas (LIER-FYT)
- Aude Laupie doctorante, EHESS / Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités. Fonds Yan-Thomas (LIER-FYT)
- Noemi Casati contrat postdoctoral, Leiden University
- Baptiste Legros contrat postdoctoral, Université Paris-Est Créteil
Ce séminaire s’adresse aux étudiant·e·s et aux chercheur·e·s engagé·e·s dans l’explication des phénomènes qu’ils et elles ont observés sur leur terrain. Face à cette tâche, les sciences sociales ont souvent privilégié des explications fondées sur des structures sociales préétablies, sur la succession d’événements contingents ou encore sur les mouvements sociaux. Cependant, pour chacune de ces modalités d’explication, plusieurs questions restent ouvertes : l’approche par les structures sociales rencontre en général un problème pour rendre intelligible le changement social ; l’approche par les événements semble limitée pour rendre compte de processus analogues d’une société à l’autre ; l’étude des mouvements sociaux ne semble pas donner de réponse à la question « Mais pourquoi tel groupe social défend-il telle valeur (comme l’égalité, la justice sociale, la libre entreprise ou encore la défense de la communauté nationale) ? ».
Pour tenter de répondre à de telles questions, il nous semble qu’il faille en passer par une approche qui prenne en compte à la fois les « structures » d’une société et leur changement. Et, parmi les diverses approches qui s’appuient sur une telle analyse structurelle et dynamique, il y a celle de la morphologie sociale.
Héritée des travaux de l’École française de sociologie (notamment Émile Durkheim, Marcel Mauss, Célestin Bouglé ou Maurice Halbwachs), et présente aussi dans ceux de Norbert Elias sous les concepts de « configuration » et de « chaînes d’interdépendance », l’approche morphologique explique le changement des normes prévalant dans une société ou un groupe par le changement de son organisation structurelle, et plus précisément par l’évolution du degré de différenciation des groupes qui y sont en interdépendance, de leur échelle d’intégration et de la densité de leurs relations.
Si cette perspective théorique semble prometteuse pour répondre aux enjeux soulevés plus haut, elle nécessite d'être mise à l'épreuve des méthodes empiriques contemporaines. L’objectif de ce séminaire est donc d’évaluer sa portée heuristique de deux manières : en revisitant des textes « classiques » de la morphologie sociale (Durkheim, Mauss, Bouglé, Halbwachs, Elias, Bourdieu) ; en montrant à chaque séance comment ces productions théoriques peuvent être actualisées et mises à l’épreuve d’enquêtes empiriques. Ce faisant, nous verrons aussi tous les défis (empiriques, théoriques et méthodologiques) auxquels l’explication morphologique ne permet pas encore de répondre mais qu’elle soulève pour l’avenir des sciences sociales.
Le programme détaillé n'est pas disponible.
Master
Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.
Renseignements
- Contacts additionnels
- -
- Informations pratiques
- -
- Direction de travaux des étudiants
- -
- Réception des candidats
- -
- Pré-requis
- -
Dernière modification : 13 mai 2026 15:13:41
- Type d'UE
- Séminaires collectifs de recherche
- Disciplines
- Sociologie
- Page web
- -
- Langues
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- Mots-clés
- Méthodes et techniques des sciences sociales
- Aires culturelles
- -
Intervenant·e·s
- Edouard Gardella [référent·e] chargé de recherche, CNRS / Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités. Fonds Yan-Thomas (LIER-FYT)
- Aude Laupie doctorante, EHESS / Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités. Fonds Yan-Thomas (LIER-FYT)
- Noemi Casati contrat postdoctoral, Leiden University
- Baptiste Legros contrat postdoctoral, Université Paris-Est Créteil
Ce séminaire s’adresse aux étudiant·e·s et aux chercheur·e·s engagé·e·s dans l’explication des phénomènes qu’ils et elles ont observés sur leur terrain. Face à cette tâche, les sciences sociales ont souvent privilégié des explications fondées sur des structures sociales préétablies, sur la succession d’événements contingents ou encore sur les mouvements sociaux. Cependant, pour chacune de ces modalités d’explication, plusieurs questions restent ouvertes : l’approche par les structures sociales rencontre en général un problème pour rendre intelligible le changement social ; l’approche par les événements semble limitée pour rendre compte de processus analogues d’une société à l’autre ; l’étude des mouvements sociaux ne semble pas donner de réponse à la question « Mais pourquoi tel groupe social défend-il telle valeur (comme l’égalité, la justice sociale, la libre entreprise ou encore la défense de la communauté nationale) ? ».
Pour tenter de répondre à de telles questions, il nous semble qu’il faille en passer par une approche qui prenne en compte à la fois les « structures » d’une société et leur changement. Et, parmi les diverses approches qui s’appuient sur une telle analyse structurelle et dynamique, il y a celle de la morphologie sociale.
Héritée des travaux de l’École française de sociologie (notamment Émile Durkheim, Marcel Mauss, Célestin Bouglé ou Maurice Halbwachs), et présente aussi dans ceux de Norbert Elias sous les concepts de « configuration » et de « chaînes d’interdépendance », l’approche morphologique explique le changement des normes prévalant dans une société ou un groupe par le changement de son organisation structurelle, et plus précisément par l’évolution du degré de différenciation des groupes qui y sont en interdépendance, de leur échelle d’intégration et de la densité de leurs relations.
Si cette perspective théorique semble prometteuse pour répondre aux enjeux soulevés plus haut, elle nécessite d'être mise à l'épreuve des méthodes empiriques contemporaines. L’objectif de ce séminaire est donc d’évaluer sa portée heuristique de deux manières : en revisitant des textes « classiques » de la morphologie sociale (Durkheim, Mauss, Bouglé, Halbwachs, Elias, Bourdieu) ; en montrant à chaque séance comment ces productions théoriques peuvent être actualisées et mises à l’épreuve d’enquêtes empiriques. Ce faisant, nous verrons aussi tous les défis (empiriques, théoriques et méthodologiques) auxquels l’explication morphologique ne permet pas encore de répondre mais qu’elle soulève pour l’avenir des sciences sociales.
Le programme détaillé n'est pas disponible.
Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.
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