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UE445 - Pour une anthropologie du travail : « Faire œuvre » (volet 2026-2027)


Lieu et planning


Planning en cours de validation.


Description


Dernière modification : 12 mai 2026 18:07:35

Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Signes, formes, représentations, Sociologie
Page web
http://ehess.fr 
Langues
français
L’enseignement est uniquement dispensé dans cette langue.
Mots-clés
Anthropologie Anthropologie sociale Anthropologie visuelle Apprentissage Artisanat Arts Capitalisme Classes sociales Culture matérielle Culture visuelle Design Domination Émotions Entreprises Environnement Esthétique Ethnographie Ethnologie Industrie Mémoire Objets Patrimoine Savoir-faire Travail
Aires culturelles
Contemporain (anthropologie du, monde)
Intervenant·e·s

Ce séminaire vise à réfléchir à la place de la notion de travail en anthropologie. Si les domaines de l’économie, des techniques ou ceux des métiers, de l’entreprise, des organisations ou encore celui des institutions ont su s’imposer comme champs de la discipline, celui du travail n’a pas réussi à trouver le même écho, et ce malgré l’appel de Maurice Godelier dans les années 1980 et les nombreuses recherches qui s’y intéressent de près ou de loin. Il s’agit donc ici de revenir sur les travaux passés et en cours qui abordent cette notion pour la définir ou la redéfinir, mais également pour circonscrire les contours de ce champ, souligner son intérêt dans l’approche de nos sociétés du passé et du contemporain, européennes comme extra-européennes, rurales et urbaines, en poursuivant ainsi la réflexion amorcée dans le premier manuel du genre (Marie-Pierre Gibert et Anne Monjaret, Anthropologie du travail, Paris, Armand Colin, 2021). Le « travail », entendu dans une acception large, est une activité réalisée par les humains mais aussi parfois par les non humains, une activité qui les touche, les transforme autant qu’elle touche leur environnement.

Après avoir déconstruit la notion de travail en questionnant la thématique des frontières, et par là celles des limites, des seuils autant que du continuum, des articulations, des tensions entre des mondes et des contextes singuliers (2022-2023), la réflexion s’est poursuivie en nous attachant à saisir le travail à partir de la thématique de l’héritage. Nous avons ainsi interrogé les savoir-faire, leurs pratiques et leurs transmissions, les mémoires professionnels et familiales liées au travail ainsi que leurs usages artistiques ou patrimoniaux (2023-2024). Nous nous sommes penchés ensuite sur le rapport entre le travail et le vivant, pour sortir d’une vision classique du travail. Il s’agit de comprendre la manière de travailler sur et avec des organismes vivants, sur et avec les corps des humains et animaux, sur et avec nos environnements et les éléments qui nous entourent (2024-2025). Pour cette nouvelle année, il s’agira cette fois de s’intéresser à la thématique de « Travailler la ville » (2025-2026), sur les manières d’accueillir, d’entretenir, de soigner, de circuler et de (sur)veiller la ville. Notre regard s’est porté sur ces professionnel·les comme sur ces habitant·es qui aident à faire, défaire et refaire la ville.

Pour poursuivre notre réflexion sur le travail, nous aimerions cette année (2026-2027) nous pencher sur ce que veut dire « faire œuvre » notamment en partant de l’article « Des œuvriers ordinaires » de Véronique Moulinié daté de 1999 qui posait un certain nombre de questions sur les frontières ou les continuums entre travail et plaisir, sur la valeur des productions, sur le rapport esthétique aux objets, et en les prolongeant notamment sur l’apprentissage, la mise en réseau d’acteurs aux compétences plurielles, sur les conditions de la création et ses conséquences. Une manière pour nous cette année d’interroger les frontières entre métier manuel et métier d’art, les combinaisons entre art et artisanat…

Séance 1 –    Les « œuvriers » pour interroger les frontières

Séance 2 – Apprentissage de la technique (art, artisanat, industrie)

Séance 3 – Les interactions entre Art et industrie 

Séance 4 – Ar(t)chitecture, travailler les rapports entre les mondes 

Séance 5 – Faire œuvre de compagnon  

Séance 6 – Faire ensemble : petites mains de la logistique 

Séance 7 – Mise en réseau de la couleur

Séance 8 – Plaisir et passion du faire au travail

Séance 9 –Séance de travail avec les étudiant·es sur leur dossie

Séance 10 – Fabriquer la valeur (salons, galeries, marchés)

Séance 11 – Créer et (ré)parer : les petites mains couture

Séance 12 – Séance conclusive sur l’apport de la thématique de l’année.


Master


  • Séminaires de recherche – Anthropologie - Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – dossier

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

anne.monjaret@ehess.fr

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous pris par courriel : anne.monjaret@ehess.fr, clara.ruestchmann@ehess.fr et marie-pierre.gibert@univ-lyon2.fr

Réception des candidats

sur rendez-vous pris par courriel : anne.monjaret@ehess.fr, clara.ruestchmann@ehess.fr et marie-pierre.gibert@univ-lyon2.fr

Pré-requis

M1, M2, doctorat, autre public.

Dernière modification : 12 mai 2026 18:07:35

Type d'UE
Séminaires DR/CR
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Signes, formes, représentations, Sociologie
Page web
http://ehess.fr 
Langues
français
L’enseignement est uniquement dispensé dans cette langue.
Mots-clés
Anthropologie Anthropologie sociale Anthropologie visuelle Apprentissage Artisanat Arts Capitalisme Classes sociales Culture matérielle Culture visuelle Design Domination Émotions Entreprises Environnement Esthétique Ethnographie Ethnologie Industrie Mémoire Objets Patrimoine Savoir-faire Travail
Aires culturelles
Contemporain (anthropologie du, monde)
Intervenant·e·s

Ce séminaire vise à réfléchir à la place de la notion de travail en anthropologie. Si les domaines de l’économie, des techniques ou ceux des métiers, de l’entreprise, des organisations ou encore celui des institutions ont su s’imposer comme champs de la discipline, celui du travail n’a pas réussi à trouver le même écho, et ce malgré l’appel de Maurice Godelier dans les années 1980 et les nombreuses recherches qui s’y intéressent de près ou de loin. Il s’agit donc ici de revenir sur les travaux passés et en cours qui abordent cette notion pour la définir ou la redéfinir, mais également pour circonscrire les contours de ce champ, souligner son intérêt dans l’approche de nos sociétés du passé et du contemporain, européennes comme extra-européennes, rurales et urbaines, en poursuivant ainsi la réflexion amorcée dans le premier manuel du genre (Marie-Pierre Gibert et Anne Monjaret, Anthropologie du travail, Paris, Armand Colin, 2021). Le « travail », entendu dans une acception large, est une activité réalisée par les humains mais aussi parfois par les non humains, une activité qui les touche, les transforme autant qu’elle touche leur environnement.

Après avoir déconstruit la notion de travail en questionnant la thématique des frontières, et par là celles des limites, des seuils autant que du continuum, des articulations, des tensions entre des mondes et des contextes singuliers (2022-2023), la réflexion s’est poursuivie en nous attachant à saisir le travail à partir de la thématique de l’héritage. Nous avons ainsi interrogé les savoir-faire, leurs pratiques et leurs transmissions, les mémoires professionnels et familiales liées au travail ainsi que leurs usages artistiques ou patrimoniaux (2023-2024). Nous nous sommes penchés ensuite sur le rapport entre le travail et le vivant, pour sortir d’une vision classique du travail. Il s’agit de comprendre la manière de travailler sur et avec des organismes vivants, sur et avec les corps des humains et animaux, sur et avec nos environnements et les éléments qui nous entourent (2024-2025). Pour cette nouvelle année, il s’agira cette fois de s’intéresser à la thématique de « Travailler la ville » (2025-2026), sur les manières d’accueillir, d’entretenir, de soigner, de circuler et de (sur)veiller la ville. Notre regard s’est porté sur ces professionnel·les comme sur ces habitant·es qui aident à faire, défaire et refaire la ville.

Pour poursuivre notre réflexion sur le travail, nous aimerions cette année (2026-2027) nous pencher sur ce que veut dire « faire œuvre » notamment en partant de l’article « Des œuvriers ordinaires » de Véronique Moulinié daté de 1999 qui posait un certain nombre de questions sur les frontières ou les continuums entre travail et plaisir, sur la valeur des productions, sur le rapport esthétique aux objets, et en les prolongeant notamment sur l’apprentissage, la mise en réseau d’acteurs aux compétences plurielles, sur les conditions de la création et ses conséquences. Une manière pour nous cette année d’interroger les frontières entre métier manuel et métier d’art, les combinaisons entre art et artisanat…

Séance 1 –    Les « œuvriers » pour interroger les frontières

Séance 2 – Apprentissage de la technique (art, artisanat, industrie)

Séance 3 – Les interactions entre Art et industrie 

Séance 4 – Ar(t)chitecture, travailler les rapports entre les mondes 

Séance 5 – Faire œuvre de compagnon  

Séance 6 – Faire ensemble : petites mains de la logistique 

Séance 7 – Mise en réseau de la couleur

Séance 8 – Plaisir et passion du faire au travail

Séance 9 –Séance de travail avec les étudiant·es sur leur dossie

Séance 10 – Fabriquer la valeur (salons, galeries, marchés)

Séance 11 – Créer et (ré)parer : les petites mains couture

Séance 12 – Séance conclusive sur l’apport de la thématique de l’année.

  • Séminaires de recherche – Anthropologie - Ethnologie et anthropologie sociale – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – dossier
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

anne.monjaret@ehess.fr

Direction de travaux des étudiants

sur rendez-vous pris par courriel : anne.monjaret@ehess.fr, clara.ruestchmann@ehess.fr et marie-pierre.gibert@univ-lyon2.fr

Réception des candidats

sur rendez-vous pris par courriel : anne.monjaret@ehess.fr, clara.ruestchmann@ehess.fr et marie-pierre.gibert@univ-lyon2.fr

Pré-requis

M1, M2, doctorat, autre public.

Planning en cours de validation.