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UE40 - Surdité et langue des signes : analyseurs politiques, philosophiques et sociolinguistiques. 19. Donner corps aux archives


Lieu et planning


  • 54 bd Raspail
    54 bd Raspail 75006 Paris
    Salle AS1_08
    annuel / bimensuel (2e/4e/5e), mardi 17:00-19:00
    du 13 octobre 2026 au 11 mai 2027
    Nombre de séances : 12


Description


Dernière modification : 6 mai 2026 15:11:03

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Histoire, Méthodes et techniques des sciences sociales, Philosophie et épistémologie
Page web
https://phs.ehess.fr/ 
Langues
français lsf
Mots-clés
Archives Arts Culture visuelle Langue des signes Numérique Sourds
Aires culturelles
Amériques Europe
Intervenant·e·s
  • Andrea Benvenuto [référent·e]   maîtresse de conférences, EHESS / Centre d'étude des mouvements sociaux (CEMS)
  • Olivier Schetrit   ingénieur de recherche, CNRS / Centre d'étude des mouvements sociaux (CEMS)
  • Barbara Fougère   jeune docteure, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

En cherchant à rendre visible et audible la vie des sourds autrement que par les discours institutionnels, scientifiques et professionnels sur la surdité (Lane, 1991; Delaporte & Pelletier, 2002 ; Padden & Humphries, 1988/2020 ; Mottez, 1975, 1979, 1981) certains travaux adhèrent à une certaine forme de réparation symbolique, dans ce sens où ils visent à déconstruire les discours dominant sur la surdité dans les processus de narration historique et à souligner le point de vue des sourds. D’autres, questionnent les sources matérielles sur lesquelles se construisent les savoirs sur les sourds et les langues des signes (Kusters, De Meulder, O’Brien, 2017). Pour faire émerger le point de vue des sourds, la première condition serait alors de les « entendre ». Or, une grande partie des archives mobilisées dans la recherche proviennent des sources textuelles majoritairement présentes dans les bibliothèques. Mais les productions culturelles, historiques, politiques, sourdes se trouvent également dans d’autres contextes (archives familiales, personnelles, associatives), proviennent de sources visuelles variées (photos, vidéos, dessins) et sont surtout exprimées dans une langue visuo gestuelle sans équivalent textuel. 

La transformation technologique a favorisé le développement des archives audiovisuelles, et la possibilité d’enregistrer la langue des signes des sourds. La diffusion des archives en LSF a connu un plus grand essor à partir du développement de l’internet et des réseaux sociaux. Des institutions spécialisées (INA, BnF), la mise en ligne récente des archives de l'émission L’Œil et la main ; le travail laborieux des passionné·es du patrimoine sourd, entre autres, ont contribué à la mise à disposition du public d’un certain nombre de documents. Ces sources témoignent d’une grande richesse de la vie culturelle, politique, artistique sourde, mais restent très peu exploitées par la recherche. Diverses raisons peuvent l’expliquer : les archives visuelles sont peu valorisées par la recherche elle-même, restent encore dans un périmètre de diffusion assez restreint, y compris pour la communauté sourde elle-même, elles sont difficilement identifiables et des questions d’accessibilité linguistique et d’accessibilité aux archives elles-mêmes restent à régler. 

Ce séminaire poursuivra la réflexion entamée l’année dernière à propos des archives et aura un double objectif. D’une part, avec les évolutions des techniques de conservation et de diffusion facilitées par la numérisation, il est aujourd’hui nécessaire de réfléchir au devenir archive du patrimoine visuel sourd. Et, d’autre part, si on considère que les archives peuvent participer à une certaine forme de réparation symbolique, il nous faudra explorer la manière dont les archives visuelles peuvent conduire à une affirmation du point de vue sourd, jouer un rôle central dans la construction d'une mémoire collective et représenter un moyen de réactiver le passé et de rendre visible l’histoire des sourds. 

Comment les archives visuelles peuvent-elles être à la fois localisées, collectées, créées, répertoriées, conservées, valorisées et rendues accessibles ? Quelle place les archives sourdes occupent-elles dans la recherche en sciences sociales ? Le cycle de séminaires que nous poursuivons cette année sera guidé par ces questions et par une réflexion sur la possibilité de leur « donner corps », que ce soit à travers les pratiques artistiques contemporaines, ou par des formes d’écriture alternative pour faire les sciences sociales aujourd’hui. 

En cours


Master


  • Séminaires de recherche – Histoire - Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Histoire - Histoire et sciences sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Sciences sociales de la santé et des sciences - Histoire des sciences, des techniques et des savoirs – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Sciences sociales de la santé et des sciences - Santé, médecine et questions sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral

Renseignements


Contacts additionnels
phs@ehess.fr
Informations pratiques

andrea.benvenuto@ehess.fr; olivier.schetrit@ehess.fr; fougerebarbara@gmail.com 

Direction de travaux des étudiants

Sur RDV

Réception des candidats

Sur RDV et par mail: andrea.benvenuto@ehess.fr

Pré-requis

Aucun pré-requis

Dernière modification : 6 mai 2026 15:11:03

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Histoire, Méthodes et techniques des sciences sociales, Philosophie et épistémologie
Page web
https://phs.ehess.fr/ 
Langues
français lsf
Mots-clés
Archives Arts Culture visuelle Langue des signes Numérique Sourds
Aires culturelles
Amériques Europe
Intervenant·e·s
  • Andrea Benvenuto [référent·e]   maîtresse de conférences, EHESS / Centre d'étude des mouvements sociaux (CEMS)
  • Olivier Schetrit   ingénieur de recherche, CNRS / Centre d'étude des mouvements sociaux (CEMS)
  • Barbara Fougère   jeune docteure, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

En cherchant à rendre visible et audible la vie des sourds autrement que par les discours institutionnels, scientifiques et professionnels sur la surdité (Lane, 1991; Delaporte & Pelletier, 2002 ; Padden & Humphries, 1988/2020 ; Mottez, 1975, 1979, 1981) certains travaux adhèrent à une certaine forme de réparation symbolique, dans ce sens où ils visent à déconstruire les discours dominant sur la surdité dans les processus de narration historique et à souligner le point de vue des sourds. D’autres, questionnent les sources matérielles sur lesquelles se construisent les savoirs sur les sourds et les langues des signes (Kusters, De Meulder, O’Brien, 2017). Pour faire émerger le point de vue des sourds, la première condition serait alors de les « entendre ». Or, une grande partie des archives mobilisées dans la recherche proviennent des sources textuelles majoritairement présentes dans les bibliothèques. Mais les productions culturelles, historiques, politiques, sourdes se trouvent également dans d’autres contextes (archives familiales, personnelles, associatives), proviennent de sources visuelles variées (photos, vidéos, dessins) et sont surtout exprimées dans une langue visuo gestuelle sans équivalent textuel. 

La transformation technologique a favorisé le développement des archives audiovisuelles, et la possibilité d’enregistrer la langue des signes des sourds. La diffusion des archives en LSF a connu un plus grand essor à partir du développement de l’internet et des réseaux sociaux. Des institutions spécialisées (INA, BnF), la mise en ligne récente des archives de l'émission L’Œil et la main ; le travail laborieux des passionné·es du patrimoine sourd, entre autres, ont contribué à la mise à disposition du public d’un certain nombre de documents. Ces sources témoignent d’une grande richesse de la vie culturelle, politique, artistique sourde, mais restent très peu exploitées par la recherche. Diverses raisons peuvent l’expliquer : les archives visuelles sont peu valorisées par la recherche elle-même, restent encore dans un périmètre de diffusion assez restreint, y compris pour la communauté sourde elle-même, elles sont difficilement identifiables et des questions d’accessibilité linguistique et d’accessibilité aux archives elles-mêmes restent à régler. 

Ce séminaire poursuivra la réflexion entamée l’année dernière à propos des archives et aura un double objectif. D’une part, avec les évolutions des techniques de conservation et de diffusion facilitées par la numérisation, il est aujourd’hui nécessaire de réfléchir au devenir archive du patrimoine visuel sourd. Et, d’autre part, si on considère que les archives peuvent participer à une certaine forme de réparation symbolique, il nous faudra explorer la manière dont les archives visuelles peuvent conduire à une affirmation du point de vue sourd, jouer un rôle central dans la construction d'une mémoire collective et représenter un moyen de réactiver le passé et de rendre visible l’histoire des sourds. 

Comment les archives visuelles peuvent-elles être à la fois localisées, collectées, créées, répertoriées, conservées, valorisées et rendues accessibles ? Quelle place les archives sourdes occupent-elles dans la recherche en sciences sociales ? Le cycle de séminaires que nous poursuivons cette année sera guidé par ces questions et par une réflexion sur la possibilité de leur « donner corps », que ce soit à travers les pratiques artistiques contemporaines, ou par des formes d’écriture alternative pour faire les sciences sociales aujourd’hui. 

En cours

  • Séminaires de recherche – Histoire - Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Histoire - Histoire et sciences sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Sciences sociales de la santé et des sciences - Histoire des sciences, des techniques et des savoirs – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Sciences sociales de la santé et des sciences - Santé, médecine et questions sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
Contacts additionnels
phs@ehess.fr
Informations pratiques

andrea.benvenuto@ehess.fr; olivier.schetrit@ehess.fr; fougerebarbara@gmail.com 

Direction de travaux des étudiants

Sur RDV

Réception des candidats

Sur RDV et par mail: andrea.benvenuto@ehess.fr

Pré-requis

Aucun pré-requis

  • 54 bd Raspail
    54 bd Raspail 75006 Paris
    Salle AS1_08
    annuel / bimensuel (2e/4e/5e), mardi 17:00-19:00
    du 13 octobre 2026 au 11 mai 2027
    Nombre de séances : 12