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UE38 - Temps historique, temps philosophique, chronotope littéraire
Lieu et planning
-
Campus Condorcet-Centre de colloques
Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
Salle 3.10
1er semestre / hebdomadaire, lundi 14:30-16:30
du 19 octobre 2026 au 18 janvier 2027
Nombre de séances : 12
Description
Dernière modification : 27 avr. 2026 18:22:33
- Type d'UE
- Séminaires DE/MC
- Disciplines
- Histoire, Philosophie et épistémologie, Signes, formes, représentations
- Page web
- -
- Langues
- français
- Mots-clés
- Guerre Histoire Histoire culturelle Littérature Mémoire Philosophie Savoirs Temps/temporalité
- Aires culturelles
- Europe
Intervenant·e·s
- Frédéric Brahami [référent·e] directeur d'études, EHESS / Centre des savoirs sur le politique : recherches et analyses (CESPRA)
- Sabina Loriga directrice d'études (émérite), EHESS / Centre de recherches historiques (CRH)
- Philippe Roussin directeur de recherche (retraité·e), CNRS / Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL)
Pendant longtemps, l’humanité a vécu à l’heure solaire, qui variait d’une ville à l’autre. La nécessité de fixer la manière dont le temps devait être mesuré, d’uniformiser les heures à l’échelle nationale puis d’établir une heure standard universelle s’est imposée avec l’accélération des communications, lorsque le chemin de fer et les réseaux de communication mondiaux se sont développés, dans les années 1850-1860. En 1884, la conférence internationale de Washington a établi le méridien de Greenwich comme méridien d’origine mondial ; elle a également divisé la Terre en 24 fuseaux horaires. Le choix d’un méridien de référence et la définition des critères de « temporalisation » ont été le fruit d’un long travail impliquant des experts de nombreux pays, mêlant élaboration scientifique et négociations politiques. La lutte entre Londres et Paris pour la détermination du point d’origine signale on ne peut plus clairement que les enjeux d’une telle standardisation mondiale du temps était intrinsèquement liés au temps des Empires.
À partir de 1880 et jusqu’en 1940, ce processus d’unification du temps s’est doublé de transformations profondes dans la manière de penser et de percevoir la temporalité. La physique, la médecine, l’histoire, la philosophie, la psychanalyse la littérature et les arts ont multiplié les réflexions sur la nature du temps et sur la crise de l’expérience temporelle. La Première Guerre mondiale a été un moment d’innovation majeure : les principaux belligérants ont introduit un système de changement d’heure, l’émergence des analyses sur les traumatismes de guerre ont modifié la conception du temps psychique, la temporalité même du politique en a été bouleversée, le temps de la guerre instituant une rupture profonde avec celui de la paix.
Tandis que le temps se standardisait et s’objectivait, il se subjectivait beaucoup plus profondément qu'auparavant. De nouvelles figures du temps apparaissaient : temps vécu, temps psychique, durée, simultanéité, trauma, ordre temporel des événements, non contemporanéité. La question devait bientôt se poser de savoir si le temps était un objet physique, si le temps du philosophe était le même que celui du physicien, s’il y avait des événements objectifs indépendants des individus et si tous les individus vivaient dans le même temps.
Entre 1880 et 1940 la construction et la représentation du temps sont devenues l’un des objets centraux de la réflexion philosophique, du roman du grand modernisme littéraire européen puis de la psychiatrie, particulièrement à partir de la Première Guerre mondiale. Après un examen de quelques études sur le contexte historique, nous étudierons les différentes figures temporelles proposées par l’histoire, la littérature et la philosophie : temps réversible/irréversible, naturel/construit, objectif/subjectif, qualitatif/quantitatif, notamment.
Le programme détaillé n'est pas disponible.
Master
-
Séminaires de recherche
– Arts, littératures et langages
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture, autre -
Séminaires de recherche
– Histoire - Histoire du monde/histoire des mondes
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture, autre -
Séminaires de recherche
– Histoire - Histoire et sciences sociales
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture, autre -
Séminaires de recherche
– Histoire - Histoire et sciences sociales
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture, autre -
Séminaires de recherche
– Philosophie - Philosophie sociale et politique
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture, autre
Renseignements
- Contacts additionnels
- -
- Informations pratiques
- -
- Direction de travaux des étudiants
- -
- Réception des candidats
Sur rendez-vous
- Pré-requis
Licence dans l'une quelconque des sciences sociales enseignées à l'université.
Dernière modification : 27 avr. 2026 18:22:33
- Type d'UE
- Séminaires DE/MC
- Disciplines
- Histoire, Philosophie et épistémologie, Signes, formes, représentations
- Page web
- -
- Langues
- français
- Mots-clés
- Guerre Histoire Histoire culturelle Littérature Mémoire Philosophie Savoirs Temps/temporalité
- Aires culturelles
- Europe
Intervenant·e·s
- Frédéric Brahami [référent·e] directeur d'études, EHESS / Centre des savoirs sur le politique : recherches et analyses (CESPRA)
- Sabina Loriga directrice d'études (émérite), EHESS / Centre de recherches historiques (CRH)
- Philippe Roussin directeur de recherche (retraité·e), CNRS / Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL)
Pendant longtemps, l’humanité a vécu à l’heure solaire, qui variait d’une ville à l’autre. La nécessité de fixer la manière dont le temps devait être mesuré, d’uniformiser les heures à l’échelle nationale puis d’établir une heure standard universelle s’est imposée avec l’accélération des communications, lorsque le chemin de fer et les réseaux de communication mondiaux se sont développés, dans les années 1850-1860. En 1884, la conférence internationale de Washington a établi le méridien de Greenwich comme méridien d’origine mondial ; elle a également divisé la Terre en 24 fuseaux horaires. Le choix d’un méridien de référence et la définition des critères de « temporalisation » ont été le fruit d’un long travail impliquant des experts de nombreux pays, mêlant élaboration scientifique et négociations politiques. La lutte entre Londres et Paris pour la détermination du point d’origine signale on ne peut plus clairement que les enjeux d’une telle standardisation mondiale du temps était intrinsèquement liés au temps des Empires.
À partir de 1880 et jusqu’en 1940, ce processus d’unification du temps s’est doublé de transformations profondes dans la manière de penser et de percevoir la temporalité. La physique, la médecine, l’histoire, la philosophie, la psychanalyse la littérature et les arts ont multiplié les réflexions sur la nature du temps et sur la crise de l’expérience temporelle. La Première Guerre mondiale a été un moment d’innovation majeure : les principaux belligérants ont introduit un système de changement d’heure, l’émergence des analyses sur les traumatismes de guerre ont modifié la conception du temps psychique, la temporalité même du politique en a été bouleversée, le temps de la guerre instituant une rupture profonde avec celui de la paix.
Tandis que le temps se standardisait et s’objectivait, il se subjectivait beaucoup plus profondément qu'auparavant. De nouvelles figures du temps apparaissaient : temps vécu, temps psychique, durée, simultanéité, trauma, ordre temporel des événements, non contemporanéité. La question devait bientôt se poser de savoir si le temps était un objet physique, si le temps du philosophe était le même que celui du physicien, s’il y avait des événements objectifs indépendants des individus et si tous les individus vivaient dans le même temps.
Entre 1880 et 1940 la construction et la représentation du temps sont devenues l’un des objets centraux de la réflexion philosophique, du roman du grand modernisme littéraire européen puis de la psychiatrie, particulièrement à partir de la Première Guerre mondiale. Après un examen de quelques études sur le contexte historique, nous étudierons les différentes figures temporelles proposées par l’histoire, la littérature et la philosophie : temps réversible/irréversible, naturel/construit, objectif/subjectif, qualitatif/quantitatif, notamment.
Le programme détaillé n'est pas disponible.
-
Séminaires de recherche
– Arts, littératures et langages
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture, autre -
Séminaires de recherche
– Histoire - Histoire du monde/histoire des mondes
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture, autre -
Séminaires de recherche
– Histoire - Histoire et sciences sociales
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture, autre -
Séminaires de recherche
– Histoire - Histoire et sciences sociales
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture, autre -
Séminaires de recherche
– Philosophie - Philosophie sociale et politique
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture, autre
- Contacts additionnels
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- Informations pratiques
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- Direction de travaux des étudiants
- -
- Réception des candidats
Sur rendez-vous
- Pré-requis
Licence dans l'une quelconque des sciences sociales enseignées à l'université.
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Campus Condorcet-Centre de colloques
Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
Salle 3.10
1er semestre / hebdomadaire, lundi 14:30-16:30
du 19 octobre 2026 au 18 janvier 2027
Nombre de séances : 12