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UE358 - L’islam au pluriel en Afrique et en Asie : approches croisées et pluridisciplinaires
Lieu et planning
Planning en cours de validation.
Description
Dernière modification : 11 mai 2026 19:46:33
- Type d'UE
- Séminaires DE/MC
- Disciplines
- Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
- Page web
- -
- Langues
- anglais français
- Mots-clés
- Anthropologie Anthropologie culturelle Anthropologie historique Anthropologie politique Anthropologie sociale Ethnographie Ethnologie Fait religieux Histoire Histoire intellectuelle Islam Religieux (sciences sociales du)
- Aires culturelles
- Afrique Arabe (monde) Asie Contemporain (anthropologie du, monde) Maghreb Musulmans (mondes) Sahara Sahel
Intervenant·e·s
- Marie Miran-Guyon [référent·e] maîtresse de conférences, EHESS / Institut des mondes africains (IMAF)
Ce séminaire, ouvert en 2025-26, ambitionne d’inaugurer un espace de réflexions et d’échanges pour contribuer, dans la durée, à la formation pluridisciplinaire sur l’islam et les sociétés musulmanes, à partir d’une approche croisée Afrique-Asie.
Son objet axial est l’islam au pluriel. L’islam se décline en effet au singulier et au pluriel. Les principes unitaires infrangibles du dogme — unicité absolue d’Allah ; unicité du livre révélé, le Coran ; unité de la communauté de foi (l’umma, célébrée lors du pèlerinage à la Mecque) — se conjuguent avec la formidable diversité des expériences musulmanes à travers le temps, les espaces, les milieux sociaux. En Afrique et en Asie comme ailleurs, les sociétés musulmanes n’ont eu de cesse de « traduire » le message universel de l’islam dans les contextes locaux de leurs époques. Le Coran enjoint le musulman à commander le bien et à proscrire le mal. Mais comment le faire ici et maintenant ? Des personnes exemplaires telles que le prophète Mohammed, les compagnons de Médine (ançar), les ancêtres bien guidés (salaf), des saints, des juristes, ont inlassablement servi de référents, sans jamais épuiser le défi de la traduction du texte au contexte. Il s’en est suivi des débats permanents sur toutes sortes de questions parmi les plus importantes : sur les conceptions et les pratiques de l’islam — l’orthodoxie et l’orthopraxie, pour définir ce que serait le « vrai » islam — ; sur les innovations licites et les innovations blâmables (bid‘a), etc. Les débats interrogent aussi quelles voix sont autorisées à parler au nom de l’islam ; ce qui atteste qu’un croyant est musulman ou serait devenu mécréant (kafir) et s’il est permis à un musulman de décréter la mécréance (takfir) d’une tierce personne se disant musulmane et donc, éventuellement, à engager une guerre contre cette personne ou son groupe au nom de l’islam (jihad). Ces débats n’ont eu de cesse de générer des consensus et des dissensions, c’est-à-dire des interprétations de l’islam concurrentes, hégémoniques ou subalternes, pouvant à terme former des « traditions » singulières, attachées à des communautés distinctes, avec ses guides religieux, ses rituels, ses institutions et ses modes privilégiés d’action et d’interaction.
Aujourd’hui pas plus qu’hier, il n’y a pas un islam en Afrique et en Asie, un islam homogène ou centralisé, dont il serait possible d’écrire un maître narratif. Il n’y en a pas deux, non plus, l’un modéré l’autre radical — ou, pour extrapoler à d’autres catégories binaires, l’un local l’autre global, l’un rural l’autre urbain, etc. Il y a, en revanche, une multiplicité foisonnante d’interprétations de l’islam, de communautés musulmanes, d’acteurs, de discours, d’initiatives religieuses. Cette pluralité s’observe à diverses échelles : pays, régions, villes, quartiers, lignages. Des groupes paraissent coexister en s’ignorant mutuellement, d’autres collaborent ; d’autres sont franchement agonistiques. Dans tous les cas, les groupes exercent souvent des influences réciproques les uns sur les autres, rendant poreuses leurs frontières apparemment hermétiques. Sans compter que les communautés évoluent sans cesse en interne, se redynamisent ou s’essoufflent, réactualisent ou dépassent leurs traditions, maintiennent leur cohérence ou se factionnalisent. Sans compter aussi que les communautés africaines et asiatiques ne sont pas isolées du reste du monde musulman et se transforment en interaction avec ce dernier, lui-même divers et divisé.
Ce séminaire se donne pour matière à penser cet islam au pluriel à partir de l’Afrique et de l’Asie. Il proposera des études de cas mais aussi de croisements et de circulations, avec une attention pour l’empirique mais aussi pour la conceptualisation des enchevêtrements transrégionaux et mondiaux. L’histoire et l’anthropologie de l’islam seront amenées à dialoguer avec d’autres disciplines engagées dans l’étude de l’islam, notamment la sociologie, la géographie, la science politique, les arts, etc. Le séminaire n’aura de cesse de questionner les approches méthodologiques et les sources, qu’elles proviennent de terrains, de textes religieux ou archivistiques, ou autres.
Le séminaire proposera des séances de trois heures pour diversifier les approches pédagogiques et favoriser les interactions entre enseignants et étudiants : conférences ; couplées ou pas avec des topos ou mini-conférences portant sur des sujets proches de la thématique de la séance ou sur des questions méthodologiques ou historiographiques pertinentes ; lectures (en français et en anglais), dont une synthèse sera présentée par des étudiants pour ouvrir la discussion ; présentations et analyses de sources et autres activités de groupe.
Le programme détaillé n'est pas disponible.
Master
-
Séminaires de recherche
– Anthropologie - Ethnologie et anthropologie sociale
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
MCC – exposé oral
Renseignements
- Contacts additionnels
- -
- Informations pratiques
Contacter Marie Miran-Guyon : marie.miran@ehess.fr
- Direction de travaux des étudiants
Contacter Marie Miran-Guyon : marie.miran@ehess.fr
- Réception des candidats
- -
- Pré-requis
Lire l'anglais
Dernière modification : 11 mai 2026 19:46:33
- Type d'UE
- Séminaires DE/MC
- Disciplines
- Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
- Page web
- -
- Langues
- anglais français
- Mots-clés
- Anthropologie Anthropologie culturelle Anthropologie historique Anthropologie politique Anthropologie sociale Ethnographie Ethnologie Fait religieux Histoire Histoire intellectuelle Islam Religieux (sciences sociales du)
- Aires culturelles
- Afrique Arabe (monde) Asie Contemporain (anthropologie du, monde) Maghreb Musulmans (mondes) Sahara Sahel
Intervenant·e·s
- Marie Miran-Guyon [référent·e] maîtresse de conférences, EHESS / Institut des mondes africains (IMAF)
Ce séminaire, ouvert en 2025-26, ambitionne d’inaugurer un espace de réflexions et d’échanges pour contribuer, dans la durée, à la formation pluridisciplinaire sur l’islam et les sociétés musulmanes, à partir d’une approche croisée Afrique-Asie.
Son objet axial est l’islam au pluriel. L’islam se décline en effet au singulier et au pluriel. Les principes unitaires infrangibles du dogme — unicité absolue d’Allah ; unicité du livre révélé, le Coran ; unité de la communauté de foi (l’umma, célébrée lors du pèlerinage à la Mecque) — se conjuguent avec la formidable diversité des expériences musulmanes à travers le temps, les espaces, les milieux sociaux. En Afrique et en Asie comme ailleurs, les sociétés musulmanes n’ont eu de cesse de « traduire » le message universel de l’islam dans les contextes locaux de leurs époques. Le Coran enjoint le musulman à commander le bien et à proscrire le mal. Mais comment le faire ici et maintenant ? Des personnes exemplaires telles que le prophète Mohammed, les compagnons de Médine (ançar), les ancêtres bien guidés (salaf), des saints, des juristes, ont inlassablement servi de référents, sans jamais épuiser le défi de la traduction du texte au contexte. Il s’en est suivi des débats permanents sur toutes sortes de questions parmi les plus importantes : sur les conceptions et les pratiques de l’islam — l’orthodoxie et l’orthopraxie, pour définir ce que serait le « vrai » islam — ; sur les innovations licites et les innovations blâmables (bid‘a), etc. Les débats interrogent aussi quelles voix sont autorisées à parler au nom de l’islam ; ce qui atteste qu’un croyant est musulman ou serait devenu mécréant (kafir) et s’il est permis à un musulman de décréter la mécréance (takfir) d’une tierce personne se disant musulmane et donc, éventuellement, à engager une guerre contre cette personne ou son groupe au nom de l’islam (jihad). Ces débats n’ont eu de cesse de générer des consensus et des dissensions, c’est-à-dire des interprétations de l’islam concurrentes, hégémoniques ou subalternes, pouvant à terme former des « traditions » singulières, attachées à des communautés distinctes, avec ses guides religieux, ses rituels, ses institutions et ses modes privilégiés d’action et d’interaction.
Aujourd’hui pas plus qu’hier, il n’y a pas un islam en Afrique et en Asie, un islam homogène ou centralisé, dont il serait possible d’écrire un maître narratif. Il n’y en a pas deux, non plus, l’un modéré l’autre radical — ou, pour extrapoler à d’autres catégories binaires, l’un local l’autre global, l’un rural l’autre urbain, etc. Il y a, en revanche, une multiplicité foisonnante d’interprétations de l’islam, de communautés musulmanes, d’acteurs, de discours, d’initiatives religieuses. Cette pluralité s’observe à diverses échelles : pays, régions, villes, quartiers, lignages. Des groupes paraissent coexister en s’ignorant mutuellement, d’autres collaborent ; d’autres sont franchement agonistiques. Dans tous les cas, les groupes exercent souvent des influences réciproques les uns sur les autres, rendant poreuses leurs frontières apparemment hermétiques. Sans compter que les communautés évoluent sans cesse en interne, se redynamisent ou s’essoufflent, réactualisent ou dépassent leurs traditions, maintiennent leur cohérence ou se factionnalisent. Sans compter aussi que les communautés africaines et asiatiques ne sont pas isolées du reste du monde musulman et se transforment en interaction avec ce dernier, lui-même divers et divisé.
Ce séminaire se donne pour matière à penser cet islam au pluriel à partir de l’Afrique et de l’Asie. Il proposera des études de cas mais aussi de croisements et de circulations, avec une attention pour l’empirique mais aussi pour la conceptualisation des enchevêtrements transrégionaux et mondiaux. L’histoire et l’anthropologie de l’islam seront amenées à dialoguer avec d’autres disciplines engagées dans l’étude de l’islam, notamment la sociologie, la géographie, la science politique, les arts, etc. Le séminaire n’aura de cesse de questionner les approches méthodologiques et les sources, qu’elles proviennent de terrains, de textes religieux ou archivistiques, ou autres.
Le séminaire proposera des séances de trois heures pour diversifier les approches pédagogiques et favoriser les interactions entre enseignants et étudiants : conférences ; couplées ou pas avec des topos ou mini-conférences portant sur des sujets proches de la thématique de la séance ou sur des questions méthodologiques ou historiographiques pertinentes ; lectures (en français et en anglais), dont une synthèse sera présentée par des étudiants pour ouvrir la discussion ; présentations et analyses de sources et autres activités de groupe.
Le programme détaillé n'est pas disponible.
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Séminaires de recherche
– Anthropologie - Ethnologie et anthropologie sociale
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel mensuelle = 6 ECTS
MCC – exposé oral
- Contacts additionnels
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- Informations pratiques
Contacter Marie Miran-Guyon : marie.miran@ehess.fr
- Direction de travaux des étudiants
Contacter Marie Miran-Guyon : marie.miran@ehess.fr
- Réception des candidats
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- Pré-requis
Lire l'anglais
Planning en cours de validation.