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UE267 - Arts de penser et algorithmes : de l’arithmétique commerciale à la méthode et de la méthode aux algorithmes de l’IA. Les enjeux théoriques et éthiques de cet aspect de la modernité


Lieu et planning


  • 54 bd Raspail
    54 bd Raspail 75006 Paris
    Salle A06_51
    annuel / bimensuel (1re/3e/5e), lundi 16:00-18:00
    du 16 novembre 2026 au 7 juin 2027
    Nombre de séances : 12


Description


Dernière modification : 11 mai 2026 13:58:21

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie historique, Histoire, Philosophie et épistémologie
Page web
http://mathshistoire.ehess.fr/ 
Langues
anglais français
Mots-clés
Analyse de discours Anthropologie historique Anthropologie juridique Antiquité (sciences de l’) Cognition Épistémologie Histoire culturelle Histoire des sciences et des techniques Histoire du livre Histoire économique et sociale Histoire intellectuelle
Aires culturelles
Europe France Transméditerranée
Intervenant·e·s
  • Giovanna C. Cifoletti [référent·e]   directrice d'études (retraité·e), EHESS / Centre Alexandre-Koyré. Histoire des sciences et des techniques (CAK)

Aristote écrivait que tout enseignement et tout apprentissage par la raison prend son origine dans des connaissances préexistantes. L’une des significations de ce principe est qu’une science ou un art est la mise en forme de pratiques. Cela implique de s’appuyer sur une idée du fonctionnement de l’esprit, d’une logique opératoire. Plus récemment, l’on a développé la notion contemporaine d’algorithme, qui reprend celle de calcul par étapes en tant que nombre fini d’opérations selon un ordre. La solution d’un problème est alors automatisée. L’Intelligence artificielle est l’ensemble des opérations et de l’apprentissage réalisés par une machine par élaboration de données. Ces définitions nous paraissent évidentes de nos jours, mais elles ont une histoire étroitement liée à l’histoire de l’algèbre. Celle-ci prit sa nouvelle forme d’algèbre symbolique dans le contexte français du XVIe siècle. Cette nouvelle forme était accompagnée d’un nouveau sens : d’art du calcul, propre au monde du négoce, elle devenait art de penser. Une fois qu’une notation et des règles permettent de réduire la solution de tout problème à un calcul, l’algèbre impose sa logique propre pour la formulation et pour la solution d’un problème : elle devient un outil de compréhension permettant de résoudre « tous les problèmes ».

Notre enquête historique se propose de reconstruire des moments où l’on opta pour la solution algorithmique. Il s’agit de chercher quels choix culturels, anthropologiques, cognitifs et sociaux ont accompagné et favorisé cette transformation qui est scientifique et technique à la fois. Il s’agit aussi d’interroger les enjeux éthiques des options choisies. En effet, l'opération qui consiste à transformer tout problème en équation, pour ensuite résoudre cette équation, constitue l’origine de notre pensée algorithmique. Toutefois à l’origine l’algébriste savait bien l’importance du rôle du maître de l’art. Il fallait que ce dernier sache définir la partie du problème susceptible d’être résolue automatiquement. L’utilisation des algorithmes était donc limitée à des aspects particuliers des problèmes.

Ce séminaire part de l’idée que l’intelligence humaine peut progresser dans la compréhension de l’intelligence artificielle : qu’en fait, prendre conscience de l’intelligence artificielle, connaître quelques aspects principaux des algorithmes est devenu une exigence de tout citoyen. Pendant le séminaire nous entendons dialoguer aussi avec des philosophes et autres spécialistes (juristes, anthropologues, etc.) sur ces questions.

Le calendrier des séances est en cours d'établissement et sera mis en ligne bientôt.


Master


Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.


Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

contact: Giovanna C. Cifoletti à l'adresse gcc@ehess.fr

Direction de travaux des étudiants

contact sur rendez-vous à l'adresse gcc@ehess.fr

Réception des candidats

sur rendez-vous à l'adresse gcc@ehess.fr

Pré-requis
-

Dernière modification : 11 mai 2026 13:58:21

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie historique, Histoire, Philosophie et épistémologie
Page web
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Mots-clés
Analyse de discours Anthropologie historique Anthropologie juridique Antiquité (sciences de l’) Cognition Épistémologie Histoire culturelle Histoire des sciences et des techniques Histoire du livre Histoire économique et sociale Histoire intellectuelle
Aires culturelles
Europe France Transméditerranée
Intervenant·e·s
  • Giovanna C. Cifoletti [référent·e]   directrice d'études (retraité·e), EHESS / Centre Alexandre-Koyré. Histoire des sciences et des techniques (CAK)

Aristote écrivait que tout enseignement et tout apprentissage par la raison prend son origine dans des connaissances préexistantes. L’une des significations de ce principe est qu’une science ou un art est la mise en forme de pratiques. Cela implique de s’appuyer sur une idée du fonctionnement de l’esprit, d’une logique opératoire. Plus récemment, l’on a développé la notion contemporaine d’algorithme, qui reprend celle de calcul par étapes en tant que nombre fini d’opérations selon un ordre. La solution d’un problème est alors automatisée. L’Intelligence artificielle est l’ensemble des opérations et de l’apprentissage réalisés par une machine par élaboration de données. Ces définitions nous paraissent évidentes de nos jours, mais elles ont une histoire étroitement liée à l’histoire de l’algèbre. Celle-ci prit sa nouvelle forme d’algèbre symbolique dans le contexte français du XVIe siècle. Cette nouvelle forme était accompagnée d’un nouveau sens : d’art du calcul, propre au monde du négoce, elle devenait art de penser. Une fois qu’une notation et des règles permettent de réduire la solution de tout problème à un calcul, l’algèbre impose sa logique propre pour la formulation et pour la solution d’un problème : elle devient un outil de compréhension permettant de résoudre « tous les problèmes ».

Notre enquête historique se propose de reconstruire des moments où l’on opta pour la solution algorithmique. Il s’agit de chercher quels choix culturels, anthropologiques, cognitifs et sociaux ont accompagné et favorisé cette transformation qui est scientifique et technique à la fois. Il s’agit aussi d’interroger les enjeux éthiques des options choisies. En effet, l'opération qui consiste à transformer tout problème en équation, pour ensuite résoudre cette équation, constitue l’origine de notre pensée algorithmique. Toutefois à l’origine l’algébriste savait bien l’importance du rôle du maître de l’art. Il fallait que ce dernier sache définir la partie du problème susceptible d’être résolue automatiquement. L’utilisation des algorithmes était donc limitée à des aspects particuliers des problèmes.

Ce séminaire part de l’idée que l’intelligence humaine peut progresser dans la compréhension de l’intelligence artificielle : qu’en fait, prendre conscience de l’intelligence artificielle, connaître quelques aspects principaux des algorithmes est devenu une exigence de tout citoyen. Pendant le séminaire nous entendons dialoguer aussi avec des philosophes et autres spécialistes (juristes, anthropologues, etc.) sur ces questions.

Le calendrier des séances est en cours d'établissement et sera mis en ligne bientôt.

Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.

Contacts additionnels
-
Informations pratiques

contact: Giovanna C. Cifoletti à l'adresse gcc@ehess.fr

Direction de travaux des étudiants

contact sur rendez-vous à l'adresse gcc@ehess.fr

Réception des candidats

sur rendez-vous à l'adresse gcc@ehess.fr

Pré-requis
-
  • 54 bd Raspail
    54 bd Raspail 75006 Paris
    Salle A06_51
    annuel / bimensuel (1re/3e/5e), lundi 16:00-18:00
    du 16 novembre 2026 au 7 juin 2027
    Nombre de séances : 12