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UE254 - Quantifier 1 : le raisonnement statistique
Lieu et planning
-
Campus Condorcet-Centre de colloques
Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
Salle polyvalente 50
1er semestre / hebdomadaire, lundi 08:30-10:30
du 26 octobre 2026 au 25 janvier 2027
Nombre de séances : 12
Description
Dernière modification : 8 mai 2026 19:26:51
- Type d'UE
- Enseignements fondamentaux de master
- Disciplines
- Sociologie
- Page web
- -
- Langues
- français
- L’enseignement est uniquement dispensé dans cette langue.
- Mots-clés
- Genre Méthodes quantitatives Racismes et races
- Aires culturelles
- -
Intervenant·e·s
- Marine Haddad [référent·e] chargée de recherche, INED
- Louise Caron chargée de recherche, INED
« Quantifier 1 : le raisonnement statistique » est un enseignement méthodologique d'introduction aux approches quantitatives en sciences sociales. Il vise à montrer comment le raisonnement statistique peut être mis au service des études sur le genre et les sexualités. Dans un premier temps, ce cours explore la manière dont sont construites les données quantitatives. Il revient sur les notions centrales du raisonnement statistique (indicateur, corrélation, catégorie, échantillon, représentativité…) et examine la diversité des données quantitatives en prenant principalement appui sur des grandes enquêtes en population générale et sur des populations spécifiques, dans le domaine de la sexualité, des migrations ou encore des violences (Enquête sur la Vie affective des jeunes adultes, Ined, 2023 ; ; enquête Violences et rapports de genre, Ined, dans l’Hexagone en 2015 et les Outre-mer en 2018 ; les enquêtes Trajectoires et Origines, Ined-Insee, 2008-2009/2020-2021 ; les enquêtes Migrations, Famille et Vieillissement, Ined-Insee, 2010/2022). Sont ainsi abordées la conception et la réalisation concrète des enquêtes, ainsi que les enjeux liés à leur mise en oeuvre, en particulier autour des situations d’enquêtes (effet du mode de passation, présence d’une tierce personne etc.). Certaines séances sont également l'occasion de développer d'autres sources mobilisables pour des approches quantitatives que les grandes enquêtes statistiques, comme les données administratives (en particulier le recensement). La complémentarité de ces sources fait l’objet d’une attention particulière.
L’ensemble du cours « Quantifier 1 » est guidé par le souci d’aborder le genre, la sexualité et les expériences migratoires en les inscrivant dans un ensemble d’appartenances sociales (de classe, de génération, de race). Des séances sont ainsi dédiées à la diversité des indicateurs de genre, de milieu social et aux possibilités de mettre en oeuvre des approches intersectionnelles grâce aux enquêtes quantitatives. Enfin, les méthodes d'analyse, la complémentarité des approches qualitatives et quantitatives ainsi que des outils de la statistique (indicateurs de position, tri-croisés, régressions...) sont abordées dans le cadre de certaines séances.
Modalités d'évaluation :
La validation du cours se fait sur la base d’un devoir sur table de deux heures réalisé pendant la dernière séance. L’évaluation ne porte pas sur la maîtrise statistique, mais bien sur la compréhension des enjeux liés à la quantification en sciences sociales. Les principaux acquis attendus en fin de semestre sont la capacité à lire et interpréter un tableau de statistiques ou un graphique, ainsi que la capacité à envisager les limites ou biais potentiels de données quantitatives. Le devoir sur table comportera une partie QCM, une partie de lecture brute de statistiques, ainsi qu’une partie d’interprétation critique.
Séance 1 (26 octobre) : Introduction – Louise
- Présentations et modalités pratiques
- Standardisation des matériaux
- Types de données standardisées
Séance 2 (2 novembre) : Recensements et données administratives – Louise
- Saisir le développement de la statistique publique par la notion de gouverner par les nombres (Desrosières)
- Variations nationales (recensements, registres de population)
- Un exemple d’utilisation : l’analyse de l’immigration et de l’émigration. Quels impacts du « nationalisme méthodologique » des données de recensement sur la façon de penser ces phénomènes démographiques ?
- L’échantillon démographique permanent : l’apport des données administratives longitudinales - Atelier : Caron, L., McAvay, H., & Safi, M. (2023). Born again French: Explaining inconsistency in citizenship declarations in French longitudinal data. American Sociological Review, 88(6), 1066-1103.
Séance 3 (9 novembre) : Indicateurs de genre – Louise
- La construction d’indicateurs en sciences sociales
- Les indicateurs de genre pour révéler un système de différenciation des sexes (hiérarchie de statut social, division sexuée du travail, écart d’âge, etc.)
- Atelier autour de travaux qui interrogent la bi-catégorisation du genre dans les enquêtes quantitatives : o Westbrook, L., & Saperstein, A. (2015). New categories are not enough: Rethinking the measurement of sex and gender in social surveys. Gender & society, 29(4), 534-560. o Trachman, M. (2022). Très masculin, pas très féminine. Les variations sociales du genre. Population & sociétés, 605(10), 1-4.
Séance 4 (16 novembre) : Interroger l’intime – Louise
- Identification des minorités sexuelles dans les enquêtes quantitatives : quels biais de sélection ?
- Comment aborder des questions sensibles dans une enquête par questionnaire ?
- Définir les homo-bisexualités : focus sur quelques résultats de l’enquête VIRAGE
- Les « big data » : une approche complémentaire ?
Séance 5 (23 novembre) : Exemples de recherche sur les questions de genre et d’intimité – Louise - Atelier : Bergström, M. (2018). « De quoi l’écart d’âge est-il le nombre ? L’apport des big data à l’étude de la différence d’âge au sein des couples. » Revue française de sociologie, (3), 395-422.
- Intervenant·e à définir
Séance 6 (30 novembre) : Les professions et catégories socioprofessionnelles – Marine
- La construction des PCS et son évolution (spécificité française, performativité, biais de genre…)
- Atelier méthodologique sur les statistiques univariées et bivariées (tableaux croisés, % ligne et % colonne) autour de la distribution des PCS dans le recensement
Séance 7 (7 décembre) : Le raisonnement « toutes choses égales par ailleurs » – Marine
- Introduction à la notion de ceteris paribus à partir de l’étude du suicide (Durkheim)
- Atelier d’analyse autour des niveaux de diplôme des immigré·es de deuxième génération (TeO2)
Séance 8 (14 décembre) : Enquêtes emploi – Louise
- Présentation des Enquêtes emploi, en France et ailleurs
- Comment mesurer le travail et le chômage ? Différents indicateurs et différents résultats
- Atelier : Ichou, M., & Palheta, U. (2023). « Un salaire de la blanchité ? Les revenus salariaux, une dimension sous-estimée des inégalités ethnoraciales en France. » Revue française de sociologie, (4), 557-595.
Séance 9 (4 janvier) : Des expériences qui croisent migration, race et ethnicité – Marine
- Des groupes migratoires aux frontières ethno-raciales
- Comment mesurer un processus mouvant ? Comment catégoriser sans réifier ?
- Atelier d’analyse : mesurer la blanchité dans un questionnaire
Séance 10 (11 janvier) : Interaction ou intersectionnalité ? – Marine
- Atelier d’analyse : retour sur le questionnaire
- Quelques points de repère théoriques
- Vers une approche intersectionnelle de la quantification (croisement de variables et introduction à la notion d’interaction en statistiques)
Séance 11 (18 janvier) : Discriminations – Louise
- Comment l’analyser statistiquement ?
- Approche expérimentale : méthodes de testing
- Les questions dans les enquêtes par questionnaire sur la discrimination déclarée : l’exemple des enquêtes Trajectoires et Origines
Séance 12 (25 janvier) : Épreuve sur table – Marine & Louise
Master
-
Ateliers de méthodologie
– Études sur le genre - Sciences sociales du genre et de la sexualité
– M1/S1
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – Epreuve écrite sur table
Renseignements
- Contacts additionnels
- -
- Informations pratiques
- -
- Direction de travaux des étudiants
- -
- Réception des candidats
- -
- Pré-requis
- -
Dernière modification : 8 mai 2026 19:26:51
- Type d'UE
- Enseignements fondamentaux de master
- Disciplines
- Sociologie
- Page web
- -
- Langues
- français
- L’enseignement est uniquement dispensé dans cette langue.
- Mots-clés
- Genre Méthodes quantitatives Racismes et races
- Aires culturelles
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Intervenant·e·s
- Marine Haddad [référent·e] chargée de recherche, INED
- Louise Caron chargée de recherche, INED
« Quantifier 1 : le raisonnement statistique » est un enseignement méthodologique d'introduction aux approches quantitatives en sciences sociales. Il vise à montrer comment le raisonnement statistique peut être mis au service des études sur le genre et les sexualités. Dans un premier temps, ce cours explore la manière dont sont construites les données quantitatives. Il revient sur les notions centrales du raisonnement statistique (indicateur, corrélation, catégorie, échantillon, représentativité…) et examine la diversité des données quantitatives en prenant principalement appui sur des grandes enquêtes en population générale et sur des populations spécifiques, dans le domaine de la sexualité, des migrations ou encore des violences (Enquête sur la Vie affective des jeunes adultes, Ined, 2023 ; ; enquête Violences et rapports de genre, Ined, dans l’Hexagone en 2015 et les Outre-mer en 2018 ; les enquêtes Trajectoires et Origines, Ined-Insee, 2008-2009/2020-2021 ; les enquêtes Migrations, Famille et Vieillissement, Ined-Insee, 2010/2022). Sont ainsi abordées la conception et la réalisation concrète des enquêtes, ainsi que les enjeux liés à leur mise en oeuvre, en particulier autour des situations d’enquêtes (effet du mode de passation, présence d’une tierce personne etc.). Certaines séances sont également l'occasion de développer d'autres sources mobilisables pour des approches quantitatives que les grandes enquêtes statistiques, comme les données administratives (en particulier le recensement). La complémentarité de ces sources fait l’objet d’une attention particulière.
L’ensemble du cours « Quantifier 1 » est guidé par le souci d’aborder le genre, la sexualité et les expériences migratoires en les inscrivant dans un ensemble d’appartenances sociales (de classe, de génération, de race). Des séances sont ainsi dédiées à la diversité des indicateurs de genre, de milieu social et aux possibilités de mettre en oeuvre des approches intersectionnelles grâce aux enquêtes quantitatives. Enfin, les méthodes d'analyse, la complémentarité des approches qualitatives et quantitatives ainsi que des outils de la statistique (indicateurs de position, tri-croisés, régressions...) sont abordées dans le cadre de certaines séances.
Modalités d'évaluation :
La validation du cours se fait sur la base d’un devoir sur table de deux heures réalisé pendant la dernière séance. L’évaluation ne porte pas sur la maîtrise statistique, mais bien sur la compréhension des enjeux liés à la quantification en sciences sociales. Les principaux acquis attendus en fin de semestre sont la capacité à lire et interpréter un tableau de statistiques ou un graphique, ainsi que la capacité à envisager les limites ou biais potentiels de données quantitatives. Le devoir sur table comportera une partie QCM, une partie de lecture brute de statistiques, ainsi qu’une partie d’interprétation critique.
Séance 1 (26 octobre) : Introduction – Louise
- Présentations et modalités pratiques
- Standardisation des matériaux
- Types de données standardisées
Séance 2 (2 novembre) : Recensements et données administratives – Louise
- Saisir le développement de la statistique publique par la notion de gouverner par les nombres (Desrosières)
- Variations nationales (recensements, registres de population)
- Un exemple d’utilisation : l’analyse de l’immigration et de l’émigration. Quels impacts du « nationalisme méthodologique » des données de recensement sur la façon de penser ces phénomènes démographiques ?
- L’échantillon démographique permanent : l’apport des données administratives longitudinales - Atelier : Caron, L., McAvay, H., & Safi, M. (2023). Born again French: Explaining inconsistency in citizenship declarations in French longitudinal data. American Sociological Review, 88(6), 1066-1103.
Séance 3 (9 novembre) : Indicateurs de genre – Louise
- La construction d’indicateurs en sciences sociales
- Les indicateurs de genre pour révéler un système de différenciation des sexes (hiérarchie de statut social, division sexuée du travail, écart d’âge, etc.)
- Atelier autour de travaux qui interrogent la bi-catégorisation du genre dans les enquêtes quantitatives : o Westbrook, L., & Saperstein, A. (2015). New categories are not enough: Rethinking the measurement of sex and gender in social surveys. Gender & society, 29(4), 534-560. o Trachman, M. (2022). Très masculin, pas très féminine. Les variations sociales du genre. Population & sociétés, 605(10), 1-4.
Séance 4 (16 novembre) : Interroger l’intime – Louise
- Identification des minorités sexuelles dans les enquêtes quantitatives : quels biais de sélection ?
- Comment aborder des questions sensibles dans une enquête par questionnaire ?
- Définir les homo-bisexualités : focus sur quelques résultats de l’enquête VIRAGE
- Les « big data » : une approche complémentaire ?
Séance 5 (23 novembre) : Exemples de recherche sur les questions de genre et d’intimité – Louise - Atelier : Bergström, M. (2018). « De quoi l’écart d’âge est-il le nombre ? L’apport des big data à l’étude de la différence d’âge au sein des couples. » Revue française de sociologie, (3), 395-422.
- Intervenant·e à définir
Séance 6 (30 novembre) : Les professions et catégories socioprofessionnelles – Marine
- La construction des PCS et son évolution (spécificité française, performativité, biais de genre…)
- Atelier méthodologique sur les statistiques univariées et bivariées (tableaux croisés, % ligne et % colonne) autour de la distribution des PCS dans le recensement
Séance 7 (7 décembre) : Le raisonnement « toutes choses égales par ailleurs » – Marine
- Introduction à la notion de ceteris paribus à partir de l’étude du suicide (Durkheim)
- Atelier d’analyse autour des niveaux de diplôme des immigré·es de deuxième génération (TeO2)
Séance 8 (14 décembre) : Enquêtes emploi – Louise
- Présentation des Enquêtes emploi, en France et ailleurs
- Comment mesurer le travail et le chômage ? Différents indicateurs et différents résultats
- Atelier : Ichou, M., & Palheta, U. (2023). « Un salaire de la blanchité ? Les revenus salariaux, une dimension sous-estimée des inégalités ethnoraciales en France. » Revue française de sociologie, (4), 557-595.
Séance 9 (4 janvier) : Des expériences qui croisent migration, race et ethnicité – Marine
- Des groupes migratoires aux frontières ethno-raciales
- Comment mesurer un processus mouvant ? Comment catégoriser sans réifier ?
- Atelier d’analyse : mesurer la blanchité dans un questionnaire
Séance 10 (11 janvier) : Interaction ou intersectionnalité ? – Marine
- Atelier d’analyse : retour sur le questionnaire
- Quelques points de repère théoriques
- Vers une approche intersectionnelle de la quantification (croisement de variables et introduction à la notion d’interaction en statistiques)
Séance 11 (18 janvier) : Discriminations – Louise
- Comment l’analyser statistiquement ?
- Approche expérimentale : méthodes de testing
- Les questions dans les enquêtes par questionnaire sur la discrimination déclarée : l’exemple des enquêtes Trajectoires et Origines
Séance 12 (25 janvier) : Épreuve sur table – Marine & Louise
-
Ateliers de méthodologie
– Études sur le genre - Sciences sociales du genre et de la sexualité
– M1/S1
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – Epreuve écrite sur table
- Contacts additionnels
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- Informations pratiques
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- Direction de travaux des étudiants
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- Réception des candidats
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- Pré-requis
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Campus Condorcet-Centre de colloques
Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
Salle polyvalente 50
1er semestre / hebdomadaire, lundi 08:30-10:30
du 26 octobre 2026 au 25 janvier 2027
Nombre de séances : 12