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UE17 - La trace et le tracé. Ce qui reste, ce qu’on fait de l’extermination des Arméniens (fin XIXe siècle à nos jours)
Lieu et planning
-
Bâtiment EHESS-Condorcet
EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
Salle A602
1er semestre / hebdomadaire, mardi 12:30-14:30
du 3 novembre 2026 au 2 février 2027
Nombre de séances : 12
Description
Dernière modification : 27 avr. 2026 16:11:26
- Type d'UE
- Séminaires DE/MC
- Disciplines
- Histoire
- Page web
- -
- Langues
- français
- L’enseignement est uniquement dispensé dans cette langue.
- Mots-clés
- Génocides (études des) Mémoire Patrimoine Violence
- Aires culturelles
- Europe France Méditerranéens (mondes) Turc (domaine)
Intervenant·e·s
- Emmanuel Szurek [référent·e] maître de conférences, EHESS / Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC)
- Anouche Kunth chargée de recherche, CNRS / Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS)
Deux chercheurs rassemblent leurs matériaux et réflexions sur ce qui, d’un anéantissement perpétré des années 1890 aux années 1920 – celui des Arméniens de l’Empire ottoman –, fait trace et tracé. Par-delà l’obstination sans cesse réactualisée des entreprises de négation ou de silenciation, la trace est ce reste involontaire qui réverbère la disparition : ruines, vestiges, archives, corps, hantises du jour et de la nuit, silences. La trace n’est guère intelligible sans un travail de déchiffrement, menant au tracé. C’est là l’affaire de plusieurs générations : gestes modestes et créatifs de rapiéçage, de suture, d’écriture diariste, destinés à préserver un savoir de la destruction ; chronologies, cartes, collectes, récits, toiles, luttes, bombes et monuments publics, autant de dispositifs savants, esthétiques, militants, violents, visant à inscrire le crime dans le champ du commun. Mais la trace ne tourmente pas que les victimes ou leurs descendants ; elle façonne aussi la négation, et la négation aussi est tracé : archives celées ou énergiquement exhibées, torsions faites à la langue, guillemets de défiance, mensonges et secrets publics, mots interdits, fantasmagories d’État. Topologie non exhaustive : Arménie turque, Empire ottoman, Turquie républicaine, France et autres pays d’exils, Ellis Island et autres lieux de passage ; asiles d’aliénés, salles de séminaire, places publiques et centres communautaires.
Le programme détaillé n'est pas disponible.
Master
-
Séminaires de recherche
– Histoire - Histoire du monde/histoire des mondes
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture -
Séminaires de recherche
– Histoire - Histoire et sciences sociales
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture
Renseignements
- Contacts additionnels
- -
- Informations pratiques
- -
- Direction de travaux des étudiants
- -
- Réception des candidats
- -
- Pré-requis
- -
Dernière modification : 27 avr. 2026 16:11:26
- Type d'UE
- Séminaires DE/MC
- Disciplines
- Histoire
- Page web
- -
- Langues
- français
- L’enseignement est uniquement dispensé dans cette langue.
- Mots-clés
- Génocides (études des) Mémoire Patrimoine Violence
- Aires culturelles
- Europe France Méditerranéens (mondes) Turc (domaine)
Intervenant·e·s
- Emmanuel Szurek [référent·e] maître de conférences, EHESS / Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC)
- Anouche Kunth chargée de recherche, CNRS / Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS)
Deux chercheurs rassemblent leurs matériaux et réflexions sur ce qui, d’un anéantissement perpétré des années 1890 aux années 1920 – celui des Arméniens de l’Empire ottoman –, fait trace et tracé. Par-delà l’obstination sans cesse réactualisée des entreprises de négation ou de silenciation, la trace est ce reste involontaire qui réverbère la disparition : ruines, vestiges, archives, corps, hantises du jour et de la nuit, silences. La trace n’est guère intelligible sans un travail de déchiffrement, menant au tracé. C’est là l’affaire de plusieurs générations : gestes modestes et créatifs de rapiéçage, de suture, d’écriture diariste, destinés à préserver un savoir de la destruction ; chronologies, cartes, collectes, récits, toiles, luttes, bombes et monuments publics, autant de dispositifs savants, esthétiques, militants, violents, visant à inscrire le crime dans le champ du commun. Mais la trace ne tourmente pas que les victimes ou leurs descendants ; elle façonne aussi la négation, et la négation aussi est tracé : archives celées ou énergiquement exhibées, torsions faites à la langue, guillemets de défiance, mensonges et secrets publics, mots interdits, fantasmagories d’État. Topologie non exhaustive : Arménie turque, Empire ottoman, Turquie républicaine, France et autres pays d’exils, Ellis Island et autres lieux de passage ; asiles d’aliénés, salles de séminaire, places publiques et centres communautaires.
Le programme détaillé n'est pas disponible.
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Séminaires de recherche
– Histoire - Histoire du monde/histoire des mondes
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture -
Séminaires de recherche
– Histoire - Histoire et sciences sociales
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture
- Contacts additionnels
- -
- Informations pratiques
- -
- Direction de travaux des étudiants
- -
- Réception des candidats
- -
- Pré-requis
- -
-
Bâtiment EHESS-Condorcet
EHESS, 2 cours des humanités 93300 Aubervilliers
Salle A602
1er semestre / hebdomadaire, mardi 12:30-14:30
du 3 novembre 2026 au 2 février 2027
Nombre de séances : 12