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UE132 - Histoire de la pensée architecturale contemporaine : de Gottfried Semper à Pier Vittorio Aureli


Lieu et planning


  • Campus Condorcet (Humathèque/bât. recherche Sud/Nord)
    Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    Salle 2.14 - Humathèque
    1er semestre / hebdomadaire, mardi 10:30-12:30
    du 13 octobre 2026 au 2 février 2027
    Nombre de séances : 14


Description


Dernière modification : 4 mai 2026 21:44:39

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Philosophie et épistémologie, Signes, formes, représentations
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Architecture Arts Esthétique Histoire de l’art Philosophie
Aires culturelles
Amériques Asie Europe
Intervenant·e·s
  • Emanuele Coccia [référent·e]   maître de conférences, EHESS / Centre d'histoire et de théorie des arts (CRAL-CEHTA)

La réflexion sur les arts est née, du moins dans sa forme moderne, sous le signe d’une certaine équanimité : peinture, sculpture et architecture étaient des disciplines sœurs, réunies par une même institution — l’Académie — et par un horizon normatif commun. Pourtant, l’histoire de la critique et de l’esthétique a progressivement privilégié la peinture, au point d’en faire le paradigme implicite de tout discours sur l’art. Aujourd’hui encore, une grande partie des catégories à travers lesquelles nous pensons l’art dérivent de problèmes propres à la peinture et ne sont étendues aux autres domaines que de manière secondaire.

Cette distorsion n’est pas sans conséquence : elle a laissé dans l’ombre la discipline qui, entre la fin du XIXe siècle et la fin du XXe siècle, a produit parmi les réflexions théoriques les plus ambitieuses et les plus érudites — non seulement sur sa propre pratique, mais sur l’art en général.

À partir du mouvement moderne, l’architecture a revendiqué avec force son autonomie disciplinaire. Elle s’est séparée de l’ornement, de la tradition académique, de la commande historique, et a en contrepartie élaboré une culture théorique d’une richesse exceptionnelle : manifestes, traités, polémiques, utopies construites. De Loos à Le Corbusier, de Kahn à Rossi, de Venturi à Eisenman, les architectes ont pensé le projet avec une radicalité intellectuelle qui n’a guère d’équivalent dans les arts visuels contemporains. Pourtant, cette tradition est rarement présupposée dans les enseignements d’histoire de l’art ou d’esthétique, et plus rarement encore enseignée de manière systématique.

Ce retour aux textes est d’autant plus nécessaire au regard de la condition actuelle de la critique. La politisation progressive du discours sur l’art a souvent substitué à l’analyse formelle et historique un positionnement idéologique, réduisant les œuvres à des symptômes ou à de simples prétextes de catéchèse édifiante, sans réelle efficacité politique. On perd ainsi le contact avec ce que les œuvres font — leur logique interne, leur technique, le problème spécifique auquel elles répondent. Revenir à un corpus d’œuvres construites et de textes théoriques n’a rien d’un geste nostalgique : c’est une exigence méthodologique.

Ce cours se propose tout d’abord comme une initiation à l’histoire non exhaustive de cette réflexion, un parcours à travers certains moments et certains auteurs qui ont défini les termes du problème — le rapport entre forme et fonction, entre autonomie et contexte, entre projet et ville. 

D’autre part, raconter cette histoire ne vise en rien à rouvrir le contentieux du paragone des arts pour en redistribuer la hiérarchie. L’enjeu est tout autre : montrer que l’architecture excède constitutivement le système des beaux-arts. Elle en est le point de crise et de dépassement, le lieu où l’art cesse d’être un simple régime d’objets pour apparaître comme un ensemble de pratiques et de pensées capables d’instituer le temps et l’espace mêmes de notre existence.

À ce titre, l’architecture est le lieu où l’art se découvre être une rationalité dont la portée est planétaire. D’une part, elle manifeste que l’art construit la ville : elle donne à notre habitation commune une réalité physique et spatiale, pose les conditions matérielles et symboliques de la vie humaine sur terre. D’autre part, elle fait apparaître cette même forme esthétique, la ville, comme une philosophie en acte : une pensée cristallisée dans la pierre, inscrite dans la géométrie, organisée en rapports et en figures.

Cette liste rassemble les ouvrages principaux qui seront abordés au cours du semestre, organisés chronologiquement afin de suivre l’évolution historique de la réflexion théorique sur l’architecture du XIXᵉ siècle à l’époque contemporaine.

Il s’agit d’une sélection essentielle qui met en évidence les nœuds critiques de cette tradition, depuis la tectonique allemande jusqu’à la modernité radicale, du postmodernisme aux théories contemporaines.

Pour l’examen, chaque étudiant sera invité à lire au minimum trois ouvrages de trois auteurs différents, qui feront l’objet d’une discussion lors de l’oral.

 

  • Karl Bötticher, Die Tektonik der Hellenen, 2 vol., Potsdam, Ferdinand Riegel, 1843-1852
  • Gottfried Semper, Der Stil in den technischen und tektonischen Künsten, oder Praktische Aesthetik, vol. 1, Frankfurt am Main, Verlag für Kunst und Wissenschaft, 1860 ; vol. 2, München, Friedrich Bruckmann, 1863
  • — Traduction française : Du style et de l'architecture : Écrits, 1834-1869, Marseille, Parenthèses, 2007
  • Alois Riegl, Stilfragen: Grundlegungen zu einer Geschichte der Ornamentik, Berlin, Georg Siemens, 1893
  • — Spätrömische Kunstindustrie, Wien, Österreichische Staatsdruckerei, 1901
  • Adolf Loos, « Ornement et crime » (Ornement et Crime), Paris, Les Cahiers d'aujourd'hui, 1913 (conférence 1910, Vienne)
  • — Édition allemande : « Ornament und Verbrechen », Frankfurter Zeitung, 1929
  • Le Corbusier, Vers une architecture, Paris, Éditions Crès, Collection de « L'Esprit Nouveau », 1923
  • Theo van Doesburg, « Vers une architecture plastique », De Stijl VI, n. 6/7, 1924
  • — « L'évolution de l'architecture moderne en Hollande », L'Architecture Vivante, automne-hiver 1925
  • — Textes rassemblés dans Principes de l'art néoplastique et autres écrits, Bruxelles, Archives d'Architecture Moderne, 1976
  • Valérie Pozner (éd.) L’Art dans la vie ! Le constructivisme soviétique dans les textes. Paris / Dijon: Centre Pompidou; Les presses du réel, 2024
  • László Moholy-Nagy, Von Material zu Architektur, München, Albert Langen Verlag, 1929 (Bauhausbücher 14) 
  • — Traduction anglaise : The New Vision, New York, Brewer, Warren & Putnam, 1932
  • Walter Gropius, The New Architecture and the Bauhaus, London, Faber and Faber, 1935 — Traduction française : Architecture et société, Paris, Éditions du Linteau, 1995
  • Sigfried Giedion, Space, Time and Architecture: The Growth of a New Tradition, Cambridge (MA), Harvard University Press, 1941
  • — Traduction française : Espace, temps, architecture
  • Rudolf Wittkower, Architectural Principles in the Age of Humanism, London, Warburg Institute, University of London, 1949
  • Reyner Banham, Theory and Design in the First Machine Age, London, Architectural Press, 1960
  • Fumihiko Maki, Investigations in Collective Form, Special Publication n. 2, St. Louis (MO), The School of Architecture, Washington University, 1964
  • Kenzo Tange et Noboru Kawazoe, Ise: Prototype of Japanese Architecture, Cambridge (MA), MIT Press, 1965
  • Robert Venturi, Complexity and Contradiction in Architecture, New York, The Museum of Modern Art, 1966
  • Colin Rowe, « The Mathematics of the Ideal Villa » (1947), in The Mathematics of the Ideal Villa and Other Essays, Cambridge (MA), MIT Press, 1976
  • — Collage City (avec Fred Koetter), Cambridge (MA), MIT Press, 1978
  • Aldo Rossi, L'architettura della città, Padova, Marsilio, 1966
  • — Traduction française : L'architecture de la ville, Gollion, Infolio, 2001
  • Robert Venturi, Denise Scott Brown, Steven Izenour, Learning from Las Vegas: The Forgotten Symbolism of Architectural Form, Cambridge (MA), MIT Press, 1972
  • — Édition révisée : Learning from Las Vegas, Cambridge (MA), MIT Press, 1977
  • — Traduction française : L'enseignement de Las Vegas, Liège, Mardaga, 1987 ; rééd. Marseille, Parenthèses, 2008
  • Giorgio Grassi, La costruzione logica dell’architettura, Padova, Marsilio, 1967, 204 p. (collana “Polis. Quaderni di architettura e urbanistica”).
  • — Traduction française : La construction logique de l’architecture (1967, trad. fr. Caryatide / Cosa Mentale, coll. « Opus », 2025).
  • Manfredo Tafuri, Progetto e utopia: Architettura e sviluppo capitalistico, Roma-Bari, Laterza, 1973
  • — Traduction française : Projet et utopie : Architecture et développement capitaliste, Paris, Dunod, 1979
  • Charles Jencks, The Language of Post-Modern Architecture, London, Academy Editions, 1977
  • — Traduction française : Le langage de l'architecture postmoderne, Paris, Denoël, 1979
  • Rafael Moneo, « On Typology », Oppositions 13, 1978
  • Alan Colquhoun, Essays in Architectural Criticism: Modern Architecture and Historical Change, Cambridge (MA), MIT Press, 1981
  • Bernard Tschumi, Architecture and Disjunction, Cambridge (MA), MIT Press, 1994
  • Kenneth Frampton, Studies in Tectonic Culture: The Poetics of Construction in Nineteenth and Twentieth Century Architecture, Cambridge (MA), MIT Press, 1995
  • — Traduction française : L'architecture moderne : Une histoire critique, Paris, Thames & Hudson, 2006
  • Peter Eisenman, Eisenman Inside Out: Selected Writings, 1963-1988, New Haven, Yale University Press, 2004
  • — Traduction française : Écrits, 1963-1984, traduit par Élias Guenoun, Paris, Éditions B2, 2014
  • Rem Koolhaas, S,M,L,XL, New York, Monacelli Press, 1995
  • — Delirious New York, New York, Oxford University Press, 1978
  • Pier Vittorio Aureli, The Possibility of an Absolute Architecture, Cambridge (MA), MIT Press, 2011

Master


  • Séminaires de recherche – Arts, littératures et langages – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Philosophie - Philosophie sociale et politique – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

L'examen se déroulera sous forme orale. Outre les thèmes abordés pendant le cours, une connaissance approfondie de trois des ouvrages (de trois auteurs différents) mentionnés dans la bibliographie sera exigée et évaluée lors d'un entretien individuel.

Direction de travaux des étudiants

Sur rendez-vous

Réception des candidats

Sur rendez-vous

Pré-requis

La présence est obligatoire. La participation aux débats en classe comptera pour la note finale. À chaque séance, les étudiants devront démontrer qu'ils maîtrisent le contenu des séances précédentes. Une lecture attentive des textes indiqués est exigée.

Dernière modification : 4 mai 2026 21:44:39

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Philosophie et épistémologie, Signes, formes, représentations
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Architecture Arts Esthétique Histoire de l’art Philosophie
Aires culturelles
Amériques Asie Europe
Intervenant·e·s
  • Emanuele Coccia [référent·e]   maître de conférences, EHESS / Centre d'histoire et de théorie des arts (CRAL-CEHTA)

La réflexion sur les arts est née, du moins dans sa forme moderne, sous le signe d’une certaine équanimité : peinture, sculpture et architecture étaient des disciplines sœurs, réunies par une même institution — l’Académie — et par un horizon normatif commun. Pourtant, l’histoire de la critique et de l’esthétique a progressivement privilégié la peinture, au point d’en faire le paradigme implicite de tout discours sur l’art. Aujourd’hui encore, une grande partie des catégories à travers lesquelles nous pensons l’art dérivent de problèmes propres à la peinture et ne sont étendues aux autres domaines que de manière secondaire.

Cette distorsion n’est pas sans conséquence : elle a laissé dans l’ombre la discipline qui, entre la fin du XIXe siècle et la fin du XXe siècle, a produit parmi les réflexions théoriques les plus ambitieuses et les plus érudites — non seulement sur sa propre pratique, mais sur l’art en général.

À partir du mouvement moderne, l’architecture a revendiqué avec force son autonomie disciplinaire. Elle s’est séparée de l’ornement, de la tradition académique, de la commande historique, et a en contrepartie élaboré une culture théorique d’une richesse exceptionnelle : manifestes, traités, polémiques, utopies construites. De Loos à Le Corbusier, de Kahn à Rossi, de Venturi à Eisenman, les architectes ont pensé le projet avec une radicalité intellectuelle qui n’a guère d’équivalent dans les arts visuels contemporains. Pourtant, cette tradition est rarement présupposée dans les enseignements d’histoire de l’art ou d’esthétique, et plus rarement encore enseignée de manière systématique.

Ce retour aux textes est d’autant plus nécessaire au regard de la condition actuelle de la critique. La politisation progressive du discours sur l’art a souvent substitué à l’analyse formelle et historique un positionnement idéologique, réduisant les œuvres à des symptômes ou à de simples prétextes de catéchèse édifiante, sans réelle efficacité politique. On perd ainsi le contact avec ce que les œuvres font — leur logique interne, leur technique, le problème spécifique auquel elles répondent. Revenir à un corpus d’œuvres construites et de textes théoriques n’a rien d’un geste nostalgique : c’est une exigence méthodologique.

Ce cours se propose tout d’abord comme une initiation à l’histoire non exhaustive de cette réflexion, un parcours à travers certains moments et certains auteurs qui ont défini les termes du problème — le rapport entre forme et fonction, entre autonomie et contexte, entre projet et ville. 

D’autre part, raconter cette histoire ne vise en rien à rouvrir le contentieux du paragone des arts pour en redistribuer la hiérarchie. L’enjeu est tout autre : montrer que l’architecture excède constitutivement le système des beaux-arts. Elle en est le point de crise et de dépassement, le lieu où l’art cesse d’être un simple régime d’objets pour apparaître comme un ensemble de pratiques et de pensées capables d’instituer le temps et l’espace mêmes de notre existence.

À ce titre, l’architecture est le lieu où l’art se découvre être une rationalité dont la portée est planétaire. D’une part, elle manifeste que l’art construit la ville : elle donne à notre habitation commune une réalité physique et spatiale, pose les conditions matérielles et symboliques de la vie humaine sur terre. D’autre part, elle fait apparaître cette même forme esthétique, la ville, comme une philosophie en acte : une pensée cristallisée dans la pierre, inscrite dans la géométrie, organisée en rapports et en figures.

Cette liste rassemble les ouvrages principaux qui seront abordés au cours du semestre, organisés chronologiquement afin de suivre l’évolution historique de la réflexion théorique sur l’architecture du XIXᵉ siècle à l’époque contemporaine.

Il s’agit d’une sélection essentielle qui met en évidence les nœuds critiques de cette tradition, depuis la tectonique allemande jusqu’à la modernité radicale, du postmodernisme aux théories contemporaines.

Pour l’examen, chaque étudiant sera invité à lire au minimum trois ouvrages de trois auteurs différents, qui feront l’objet d’une discussion lors de l’oral.

 

  • Karl Bötticher, Die Tektonik der Hellenen, 2 vol., Potsdam, Ferdinand Riegel, 1843-1852
  • Gottfried Semper, Der Stil in den technischen und tektonischen Künsten, oder Praktische Aesthetik, vol. 1, Frankfurt am Main, Verlag für Kunst und Wissenschaft, 1860 ; vol. 2, München, Friedrich Bruckmann, 1863
  • — Traduction française : Du style et de l'architecture : Écrits, 1834-1869, Marseille, Parenthèses, 2007
  • Alois Riegl, Stilfragen: Grundlegungen zu einer Geschichte der Ornamentik, Berlin, Georg Siemens, 1893
  • — Spätrömische Kunstindustrie, Wien, Österreichische Staatsdruckerei, 1901
  • Adolf Loos, « Ornement et crime » (Ornement et Crime), Paris, Les Cahiers d'aujourd'hui, 1913 (conférence 1910, Vienne)
  • — Édition allemande : « Ornament und Verbrechen », Frankfurter Zeitung, 1929
  • Le Corbusier, Vers une architecture, Paris, Éditions Crès, Collection de « L'Esprit Nouveau », 1923
  • Theo van Doesburg, « Vers une architecture plastique », De Stijl VI, n. 6/7, 1924
  • — « L'évolution de l'architecture moderne en Hollande », L'Architecture Vivante, automne-hiver 1925
  • — Textes rassemblés dans Principes de l'art néoplastique et autres écrits, Bruxelles, Archives d'Architecture Moderne, 1976
  • Valérie Pozner (éd.) L’Art dans la vie ! Le constructivisme soviétique dans les textes. Paris / Dijon: Centre Pompidou; Les presses du réel, 2024
  • László Moholy-Nagy, Von Material zu Architektur, München, Albert Langen Verlag, 1929 (Bauhausbücher 14) 
  • — Traduction anglaise : The New Vision, New York, Brewer, Warren & Putnam, 1932
  • Walter Gropius, The New Architecture and the Bauhaus, London, Faber and Faber, 1935 — Traduction française : Architecture et société, Paris, Éditions du Linteau, 1995
  • Sigfried Giedion, Space, Time and Architecture: The Growth of a New Tradition, Cambridge (MA), Harvard University Press, 1941
  • — Traduction française : Espace, temps, architecture
  • Rudolf Wittkower, Architectural Principles in the Age of Humanism, London, Warburg Institute, University of London, 1949
  • Reyner Banham, Theory and Design in the First Machine Age, London, Architectural Press, 1960
  • Fumihiko Maki, Investigations in Collective Form, Special Publication n. 2, St. Louis (MO), The School of Architecture, Washington University, 1964
  • Kenzo Tange et Noboru Kawazoe, Ise: Prototype of Japanese Architecture, Cambridge (MA), MIT Press, 1965
  • Robert Venturi, Complexity and Contradiction in Architecture, New York, The Museum of Modern Art, 1966
  • Colin Rowe, « The Mathematics of the Ideal Villa » (1947), in The Mathematics of the Ideal Villa and Other Essays, Cambridge (MA), MIT Press, 1976
  • — Collage City (avec Fred Koetter), Cambridge (MA), MIT Press, 1978
  • Aldo Rossi, L'architettura della città, Padova, Marsilio, 1966
  • — Traduction française : L'architecture de la ville, Gollion, Infolio, 2001
  • Robert Venturi, Denise Scott Brown, Steven Izenour, Learning from Las Vegas: The Forgotten Symbolism of Architectural Form, Cambridge (MA), MIT Press, 1972
  • — Édition révisée : Learning from Las Vegas, Cambridge (MA), MIT Press, 1977
  • — Traduction française : L'enseignement de Las Vegas, Liège, Mardaga, 1987 ; rééd. Marseille, Parenthèses, 2008
  • Giorgio Grassi, La costruzione logica dell’architettura, Padova, Marsilio, 1967, 204 p. (collana “Polis. Quaderni di architettura e urbanistica”).
  • — Traduction française : La construction logique de l’architecture (1967, trad. fr. Caryatide / Cosa Mentale, coll. « Opus », 2025).
  • Manfredo Tafuri, Progetto e utopia: Architettura e sviluppo capitalistico, Roma-Bari, Laterza, 1973
  • — Traduction française : Projet et utopie : Architecture et développement capitaliste, Paris, Dunod, 1979
  • Charles Jencks, The Language of Post-Modern Architecture, London, Academy Editions, 1977
  • — Traduction française : Le langage de l'architecture postmoderne, Paris, Denoël, 1979
  • Rafael Moneo, « On Typology », Oppositions 13, 1978
  • Alan Colquhoun, Essays in Architectural Criticism: Modern Architecture and Historical Change, Cambridge (MA), MIT Press, 1981
  • Bernard Tschumi, Architecture and Disjunction, Cambridge (MA), MIT Press, 1994
  • Kenneth Frampton, Studies in Tectonic Culture: The Poetics of Construction in Nineteenth and Twentieth Century Architecture, Cambridge (MA), MIT Press, 1995
  • — Traduction française : L'architecture moderne : Une histoire critique, Paris, Thames & Hudson, 2006
  • Peter Eisenman, Eisenman Inside Out: Selected Writings, 1963-1988, New Haven, Yale University Press, 2004
  • — Traduction française : Écrits, 1963-1984, traduit par Élias Guenoun, Paris, Éditions B2, 2014
  • Rem Koolhaas, S,M,L,XL, New York, Monacelli Press, 1995
  • — Delirious New York, New York, Oxford University Press, 1978
  • Pier Vittorio Aureli, The Possibility of an Absolute Architecture, Cambridge (MA), MIT Press, 2011
  • Séminaires de recherche – Arts, littératures et langages – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
  • Séminaires de recherche – Philosophie - Philosophie sociale et politique – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
    MCC – exposé oral
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

L'examen se déroulera sous forme orale. Outre les thèmes abordés pendant le cours, une connaissance approfondie de trois des ouvrages (de trois auteurs différents) mentionnés dans la bibliographie sera exigée et évaluée lors d'un entretien individuel.

Direction de travaux des étudiants

Sur rendez-vous

Réception des candidats

Sur rendez-vous

Pré-requis

La présence est obligatoire. La participation aux débats en classe comptera pour la note finale. À chaque séance, les étudiants devront démontrer qu'ils maîtrisent le contenu des séances précédentes. Une lecture attentive des textes indiqués est exigée.

  • Campus Condorcet (Humathèque/bât. recherche Sud/Nord)
    Cours des humanités 93300 Aubervilliers
    Salle 2.14 - Humathèque
    1er semestre / hebdomadaire, mardi 10:30-12:30
    du 13 octobre 2026 au 2 février 2027
    Nombre de séances : 14