UE812 - L'écriture dans le tissu du monde


Lieu et planning


  • INHA
    2 rue Vivienne 75002 Paris
    Salle Pierre-Jean Mariette
    annuel / bimensuel (1re/3e), mardi 15:00-17:00
    du 4 novembre 2025 au 2 juin 2026
    Nombre de séances : 12


Description


Dernière modification : 1 mai 2026 15:12:06

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie historique, Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Archéologie, Histoire, Langues, Linguistique, sémantique, Signes, formes, représentations
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Anthropologie Anthropologie culturelle Anthropologie et linguistique Anthropologie historique Anthropologie sociale Anthropologie visuelle Architecture Artisanat Arts Culture matérielle Graphisme Histoire Histoire culturelle Histoire des sciences et des techniques Histoire intellectuelle Image Information Langues Linguistique Orientalisme Paléographie Philologie Pratiques Rituel Savoir-faire Savoirs Sémiotique Symbolique Techniques Temps/temporalité Textes
Aires culturelles
Méditerranéens (mondes) Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
  • Chloé Ragazzoli [référent·e]   directrice d'études, EHESS / Anthropologie et histoire des mondes antiques (AnHiMA)

Le séminaire de cette année suivra le fil du signe d’écriture comme un objet ambivalent, pris dans le tissu du monde tout en convoquant l’absent, l’invisible, l’idéel, voire l’imaginal.

Le signe sera envisagé dans ses multiples dimensions – graphique, matérielle, sémiotique et technique – pour interroger, à travers lui, le rapport au monde qu’il orchestre. Il s’agira aussi de l’inscrire dans la trame des gestes et des objets qui lui permettent d’être efficace.

L’écriture égyptienne constituera un point d’entrée décisif dans ces questions qui tendent plus globalement vers une archéologie et une anthropologie historique générale de l’écriture : sa richesse graphique, son étrangeté même, nous permettent de redécouvrir l’écriture là où, dans notre quotidien hyper-communicatif, elle s’efface de notre conscience, dissoute dans les informations qu’elle véhicule.

Fondamentalement pictographique, l’écriture hiéroglyphique met en œuvre des signes qui sont des images. Ces signes sont aussi des objets du monde, dotés d’une puissance propre, sans solution de continuité avec les objets dont ils sont l’icône – qu’ils « présentifient ». L’image fait partie intégrante de la fabrique du monde, se manifestant avec la même force ontologique que le reste du sensible.

Mais l’écriture égyptienne offre aussi un éventail graphique différencié dont les usages, les fonctions et les formes nous révèlent des rapports au monde singuliers. Les hiéroglyphes sont des images qui font signe et dévoilent l’ordre cosmique, tandis que l’écriture cursive, plus proche des pratiques quotidiennes, participe d’une logique du tracé et de l’itération. Leur emploi est porteur d’une dimension cosmologique : les premiers notent les paroles des dieux et révèlent les cadres archétypaux du monde ; les seconds, par leur aspect processuel et répétitif, construisent une temporalité orientée et détiennent un pouvoir d’action sur et dans le monde. On y observe l’interpénétration des lignes temporelles et ontologiques.

Nous aborderons ces questions par une approche archéologique, à partir d’une sélection d’artefacts. Ceux-ci permettront d’explorer les différentes dimensions du signe écrit : de l'enchaînement technique et culturel qui mène à la création d’une forme graphique sur une surface, aux compétences qu’elle mobilise (littératie, répertoires de signes), en passant par les relations sociales qu’elle articule (commanditaires, artisans), les enjeux économiques (outils, matériaux, pigments), et jusqu’à sa manière spécifique d’agir.

La première séance du séminaire aura lieu le 4 novembre 2025

La chaire est associée au programme de recherche ECRITURES (Ifao-EHESS) Pratiques, objets et expériences de l’écrit en Égypte et au-delà : https://www.ifao.egnet.net/recherche/operations/op25321/

En sus des séances de séminaire, ont lieu les séances de travail du groupe Sesh@t, dans le cadre du programme scientifique ECRITURES (Ifao-Ehess), voir infra.

Le séminaire ne présuppose pas de compétence linguistique ou historienne sur l’Égypte ancienne. Il est ouvert à tous, quelle que soit l’institution d’appartenance mais il est nécessaire de s’enregistrer en ligne pour y assister : https://participation.ehess.fr

Chaque séance examine des objets issus du monde égyptien. Des lectures sont proposées (un texte égyptologique, un texte de sciences sociales par séance) mises à disposition ici : https://drive.google.com/drive/folders/1wwkeKFzQiNrnTnqva8kP7hEYQ_CmRA5K?usp=sharing 

4 novembre 2025 : Introduction : Anthropologie du signe écrit

Lectures proposées 

  • D.R. Olson, N. Torrance, « Literacy as a scientific subject”, dans eid. (éd.), The Cambridge Handbook of Literacy, Cambridge, CUP, 2009, p. 1-22.
  • E. Karshner, “Thought, Utterance, Power: Toward a Rhetoric of Magic [in ancient Egypt]”, Philosophy & Rhetoric, vol. 44, no. 1, 2011, p. 52–71.

18 novembre 2025 : Enchevêtrements ontologiques : matière/image/signe/mot 

Lectures proposées

  • P. Déléage, « Introduction », Inventer l’écriture, Paris : Les Belles Lettres, 2013, p. 7-20
  • L. Bestock, “Agency in Death: Early Egyptian Writing from Mortuary Contexts”, dans J. Englehardt (ed.), Agency in Ancient Writing. Boulder: 95–112. 

2 décembre 2025 : La figure de l’écrivant dans l’art égyptien

Lecture proposée 

  • Y. Navaro-Yashin, “Make-Believe Papers, Legal Forms and the Counterfeit Affective Interactions between Documents and People in Britain and Cyrprus”, Anthropological Theory 7 (1), 2007, p. 78-98.
  • W.K. Simpson “Mentuhotep, Vizier of Sesostris I, Patron of Art and Architecture”,  Mitteilungen des Deutschen Archäologischen Instituts, Abteilung Kairo 47, 1991, p. 331-340.

16 décembre 2025 : Arts de l’écrit : la littérature exposée

Lectures proposées

  • J. Svenbro, Phrasikleia. Anthropologie de la lecture en Grèce ancienne, chap. 1, « Phrasikleia. Du silence au son », Paris, 1988, p. 13-32.
  • U. Verhoeven « Literatur im Grab – der Sonderfall Assiut » dans G. Moers, K. Widmaier (éd.), « Dating Egyptian Literary Texts”:Göttingen, 9-12 June 2010, LingAeg StudMon 11, 2013, p. 139-158. 

6 janvier 2026 : invitation d’Andréas Stauder (EPHE, chaire d’égyptien), « Un festival graphique avec l’écriture (U-j, Égypte, 3300 av.n.è.) ».

10 mars 2026 : Arts de l’écrit : formes manuscrites en contexte monumental

Lectures proposées

  • S. Stanbury, « Bearing The Word: Speech Scrolls, Touch, and the Carthusian Miscellany », dans A. Kern-Stähler, E. Robertson (éd.), Literature and the Senses, [s.l.], 2023 (1re éd.), p. 453‑477, https://academic.oup.com/book/46854/chapter/413757942.
  • S. Donnat Beauquier, « Donner à voir la différence. Détail et singularité dans la chapelle de Khnoumhotep II à Béni Hassan (XIXe siècle av. n.è., Égypte) », Ktèma 37, 2012, p. 145‑160

24 mars 2026 : Natalia Muchnik (EHESS), « L’écrit enfermé : graffiti de prisons dans l'Europe des XVIe-XVIIIe siècles »

       Lectures proposées :

  • A. Monjaret, « À l’ombre des murs palimpsestes. Les graffiti carcéraux ou faire avec les aveux de l’histoire », gradhiva 24, 2016, p. 164‑189.

  • G. Fiume, M. Garcia-Arenal, « Introduction », dans Graffiti: New Perspectives from the Inquisitorial Prison in Palermo, Quaderni Storici 157/1, [s.l.], 2018, p. 3‑14.

7 avril 2026 : Elisabeth Frood (University of Oxford, professeure invitée), « Is there another way of telling? Subjectivity and experience in Egyptian autobiographical narratives of religious life »

14 avril 2025, Atelier 15 h-19 h : Expression local et diversité des pratiques dans les graffiti antiques des temples / Local expression and diversities of practice in ancient temple graffiti, Elizabeth Frood (University of Oxford, professeure invitée), Chiara Salvador (Université de Montpellier)

Séance supplémentaire 16 avril 11h-13h Salle Pereisc Pierre de Maret (Université Libre de Bruxelles) « Seth, l’énigmatique dieu égyptien du désordre. Bête chimérique ou animal d’Afrique ? »

5 mai 2026 : Formes de l'écrit et circulation documentaire (à deux voix, avec Fabio Giomi, CETOBAC)

Lectures proposées 

  • D. Fabre (dir.), Par écrit. Ethnologie des écritures quotidiennes, Paris, 1997, "introduction"
  • T.A. Bács, « When ancient Egyptians copied Egyptian work”, dans V. Davies, D. Laboury (éd), The Oxford Handbook of Egyptian Epigraphy and Palaeography, New York, Oxford, 2023, p. 147-162. DOI: 10.1093/oxfordhb/9780190604653.013.9.
  • Samuel Hayat, « Les ouvriers peuvent-ils écrire ? Pour une histoire sociale des idées ouvrières au XIXe siècle », Consecutio Rerum, VIII, 16, 2024, disponible en ligne: https://www.consecutio.org/wp-content/uploads/2024/10/hayat.pdf

19 mai 2026 : Alysée Devillers (chercheure associée à l’Université de Leyde), à confirmer, « L’écriture, un artisanat comme les autres ? Retour sur les arts et métiers de l’Égypte ancienne »

2 juin 2026 : mini colloque

Sesh@t (avec Serge Rosmorduc du CNAM et Nicolas Souchon de l'Ifao) 

Le projet Sesh@t une ethnographie des écritures, en s’attachant aux pratiques concrètes, matérielles et sociales de l’écrit plutôt qu’à une vision abstraite du texte. En explorant la textualité mouvante et non canonique de l’Egypte ancienne comme les pratiques numériques modernes, il vise à renouveler en profondeur notre compréhension des cultures manuscrites grâce à une modélisation numérique innovante, pensée pour restituer la richesse des artefacts autant que celle des contenus.

Sesh@t vise à définir la notion de texte et d’auteur en contexte égyptien et au-delà, à travers la variation manuscrite en articulant approche anthropologique des pratiques scribales et recherche méthodologique en humanités numériques et en informatique. Le projet a ainsi pour objectif et laboratoire la création d’une bibliothèque numérique interopérable des manuscrits de la littérature de scribes du Nouvel Empire. Il s’agit de rendre compte d’une culture manuscrite spécifique, marquée par la miscellanéité (textes composites associant de petites unités) et par la variabilité : il n’existe pas de version canonique, mais des parallèles et des circulations entre compositions. Le corpus des miscellanées, qui constitue plus de la moitié de la production littéraire de l’époque, reflète ainsi les pratiques scribales fondées sur la composition et la contamination. La plateforme à développer doit permettre d’aligner et de relier les manuscrits (papyrus et ostraca) et les unités textuelles, tout en conservant la matérialité de l’artefact. L’utilisateur·rice pourra naviguer à la fois selon la logique propre du manuscrit et selon une textualité de référence, construite par rapprochements. Ce projet propose donc de dépasser le modèle stemmatique ou synoptique classique, inadapté au contexte égyptien. Les objectifs incluent : modéliser un corpus en réseau, interroger la notion même de « texte », analyser les relations pragmatiques entre supports, et calculer les proximités textuelles grâce à des approches vectorielles et multidimensionnelles. La plateforme Prisse (https://prisse.ifao.egnet.net) développée par l’Institut français d’archéologie orientale avec la BnF dans le cadre du programme ÉCRITURES, constitue un exemple précurseur, offrant déjà une lecture intégrée d’un manuscrit égyptien, considéré comme « le plus ancien livre du monde », avec traduction, translittération, transcription et interprétation orale.

une séance par mois

19 septembre 2025 - 12h-16h : comment mesurer et représenter la variance

24 octobre 2025 - 14h-17h : modélisation du texte

26 novembre 2025 - 16h-19h : Quelles solutions pour créer un fichier d'alignement ? 

9 décembre 2025 - 16h-19h : Critères descriptifs et balises Xml-TEI

16 février 2025 - 16h-19h : Etablissement d'une feuille xml-TEI

mars 2025 : date à venir

avril 2025 : date à venir

mai 2025 : date à venir


Master


  • Séminaires de recherche – Arts, littératures et langages – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – autre
  • Séminaires de recherche – Histoire - Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – autre
  • Séminaires de recherche – Histoire - Histoire et sciences sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – autre

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Le séminaire a lieu en salle Mariette, à l'INHA

Direction de travaux des étudiants

oui

Réception des candidats

sur rendez-vous

Pré-requis

Le séminaire ne présuppose par de compétences linguistiques spécifiques ou de connaissances égyptologiques préalables.

Dernière modification : 1 mai 2026 15:12:06

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Anthropologie historique, Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Archéologie, Histoire, Langues, Linguistique, sémantique, Signes, formes, représentations
Page web
-
Langues
français
Mots-clés
Anthropologie Anthropologie culturelle Anthropologie et linguistique Anthropologie historique Anthropologie sociale Anthropologie visuelle Architecture Artisanat Arts Culture matérielle Graphisme Histoire Histoire culturelle Histoire des sciences et des techniques Histoire intellectuelle Image Information Langues Linguistique Orientalisme Paléographie Philologie Pratiques Rituel Savoir-faire Savoirs Sémiotique Symbolique Techniques Temps/temporalité Textes
Aires culturelles
Méditerranéens (mondes) Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
  • Chloé Ragazzoli [référent·e]   directrice d'études, EHESS / Anthropologie et histoire des mondes antiques (AnHiMA)

Le séminaire de cette année suivra le fil du signe d’écriture comme un objet ambivalent, pris dans le tissu du monde tout en convoquant l’absent, l’invisible, l’idéel, voire l’imaginal.

Le signe sera envisagé dans ses multiples dimensions – graphique, matérielle, sémiotique et technique – pour interroger, à travers lui, le rapport au monde qu’il orchestre. Il s’agira aussi de l’inscrire dans la trame des gestes et des objets qui lui permettent d’être efficace.

L’écriture égyptienne constituera un point d’entrée décisif dans ces questions qui tendent plus globalement vers une archéologie et une anthropologie historique générale de l’écriture : sa richesse graphique, son étrangeté même, nous permettent de redécouvrir l’écriture là où, dans notre quotidien hyper-communicatif, elle s’efface de notre conscience, dissoute dans les informations qu’elle véhicule.

Fondamentalement pictographique, l’écriture hiéroglyphique met en œuvre des signes qui sont des images. Ces signes sont aussi des objets du monde, dotés d’une puissance propre, sans solution de continuité avec les objets dont ils sont l’icône – qu’ils « présentifient ». L’image fait partie intégrante de la fabrique du monde, se manifestant avec la même force ontologique que le reste du sensible.

Mais l’écriture égyptienne offre aussi un éventail graphique différencié dont les usages, les fonctions et les formes nous révèlent des rapports au monde singuliers. Les hiéroglyphes sont des images qui font signe et dévoilent l’ordre cosmique, tandis que l’écriture cursive, plus proche des pratiques quotidiennes, participe d’une logique du tracé et de l’itération. Leur emploi est porteur d’une dimension cosmologique : les premiers notent les paroles des dieux et révèlent les cadres archétypaux du monde ; les seconds, par leur aspect processuel et répétitif, construisent une temporalité orientée et détiennent un pouvoir d’action sur et dans le monde. On y observe l’interpénétration des lignes temporelles et ontologiques.

Nous aborderons ces questions par une approche archéologique, à partir d’une sélection d’artefacts. Ceux-ci permettront d’explorer les différentes dimensions du signe écrit : de l'enchaînement technique et culturel qui mène à la création d’une forme graphique sur une surface, aux compétences qu’elle mobilise (littératie, répertoires de signes), en passant par les relations sociales qu’elle articule (commanditaires, artisans), les enjeux économiques (outils, matériaux, pigments), et jusqu’à sa manière spécifique d’agir.

La première séance du séminaire aura lieu le 4 novembre 2025

La chaire est associée au programme de recherche ECRITURES (Ifao-EHESS) Pratiques, objets et expériences de l’écrit en Égypte et au-delà : https://www.ifao.egnet.net/recherche/operations/op25321/

En sus des séances de séminaire, ont lieu les séances de travail du groupe Sesh@t, dans le cadre du programme scientifique ECRITURES (Ifao-Ehess), voir infra.

Le séminaire ne présuppose pas de compétence linguistique ou historienne sur l’Égypte ancienne. Il est ouvert à tous, quelle que soit l’institution d’appartenance mais il est nécessaire de s’enregistrer en ligne pour y assister : https://participation.ehess.fr

Chaque séance examine des objets issus du monde égyptien. Des lectures sont proposées (un texte égyptologique, un texte de sciences sociales par séance) mises à disposition ici : https://drive.google.com/drive/folders/1wwkeKFzQiNrnTnqva8kP7hEYQ_CmRA5K?usp=sharing 

4 novembre 2025 : Introduction : Anthropologie du signe écrit

Lectures proposées 

  • D.R. Olson, N. Torrance, « Literacy as a scientific subject”, dans eid. (éd.), The Cambridge Handbook of Literacy, Cambridge, CUP, 2009, p. 1-22.
  • E. Karshner, “Thought, Utterance, Power: Toward a Rhetoric of Magic [in ancient Egypt]”, Philosophy & Rhetoric, vol. 44, no. 1, 2011, p. 52–71.

18 novembre 2025 : Enchevêtrements ontologiques : matière/image/signe/mot 

Lectures proposées

  • P. Déléage, « Introduction », Inventer l’écriture, Paris : Les Belles Lettres, 2013, p. 7-20
  • L. Bestock, “Agency in Death: Early Egyptian Writing from Mortuary Contexts”, dans J. Englehardt (ed.), Agency in Ancient Writing. Boulder: 95–112. 

2 décembre 2025 : La figure de l’écrivant dans l’art égyptien

Lecture proposée 

  • Y. Navaro-Yashin, “Make-Believe Papers, Legal Forms and the Counterfeit Affective Interactions between Documents and People in Britain and Cyrprus”, Anthropological Theory 7 (1), 2007, p. 78-98.
  • W.K. Simpson “Mentuhotep, Vizier of Sesostris I, Patron of Art and Architecture”,  Mitteilungen des Deutschen Archäologischen Instituts, Abteilung Kairo 47, 1991, p. 331-340.

16 décembre 2025 : Arts de l’écrit : la littérature exposée

Lectures proposées

  • J. Svenbro, Phrasikleia. Anthropologie de la lecture en Grèce ancienne, chap. 1, « Phrasikleia. Du silence au son », Paris, 1988, p. 13-32.
  • U. Verhoeven « Literatur im Grab – der Sonderfall Assiut » dans G. Moers, K. Widmaier (éd.), « Dating Egyptian Literary Texts”:Göttingen, 9-12 June 2010, LingAeg StudMon 11, 2013, p. 139-158. 

6 janvier 2026 : invitation d’Andréas Stauder (EPHE, chaire d’égyptien), « Un festival graphique avec l’écriture (U-j, Égypte, 3300 av.n.è.) ».

10 mars 2026 : Arts de l’écrit : formes manuscrites en contexte monumental

Lectures proposées

  • S. Stanbury, « Bearing The Word: Speech Scrolls, Touch, and the Carthusian Miscellany », dans A. Kern-Stähler, E. Robertson (éd.), Literature and the Senses, [s.l.], 2023 (1re éd.), p. 453‑477, https://academic.oup.com/book/46854/chapter/413757942.
  • S. Donnat Beauquier, « Donner à voir la différence. Détail et singularité dans la chapelle de Khnoumhotep II à Béni Hassan (XIXe siècle av. n.è., Égypte) », Ktèma 37, 2012, p. 145‑160

24 mars 2026 : Natalia Muchnik (EHESS), « L’écrit enfermé : graffiti de prisons dans l'Europe des XVIe-XVIIIe siècles »

       Lectures proposées :

  • A. Monjaret, « À l’ombre des murs palimpsestes. Les graffiti carcéraux ou faire avec les aveux de l’histoire », gradhiva 24, 2016, p. 164‑189.

  • G. Fiume, M. Garcia-Arenal, « Introduction », dans Graffiti: New Perspectives from the Inquisitorial Prison in Palermo, Quaderni Storici 157/1, [s.l.], 2018, p. 3‑14.

7 avril 2026 : Elisabeth Frood (University of Oxford, professeure invitée), « Is there another way of telling? Subjectivity and experience in Egyptian autobiographical narratives of religious life »

14 avril 2025, Atelier 15 h-19 h : Expression local et diversité des pratiques dans les graffiti antiques des temples / Local expression and diversities of practice in ancient temple graffiti, Elizabeth Frood (University of Oxford, professeure invitée), Chiara Salvador (Université de Montpellier)

Séance supplémentaire 16 avril 11h-13h Salle Pereisc Pierre de Maret (Université Libre de Bruxelles) « Seth, l’énigmatique dieu égyptien du désordre. Bête chimérique ou animal d’Afrique ? »

5 mai 2026 : Formes de l'écrit et circulation documentaire (à deux voix, avec Fabio Giomi, CETOBAC)

Lectures proposées 

  • D. Fabre (dir.), Par écrit. Ethnologie des écritures quotidiennes, Paris, 1997, "introduction"
  • T.A. Bács, « When ancient Egyptians copied Egyptian work”, dans V. Davies, D. Laboury (éd), The Oxford Handbook of Egyptian Epigraphy and Palaeography, New York, Oxford, 2023, p. 147-162. DOI: 10.1093/oxfordhb/9780190604653.013.9.
  • Samuel Hayat, « Les ouvriers peuvent-ils écrire ? Pour une histoire sociale des idées ouvrières au XIXe siècle », Consecutio Rerum, VIII, 16, 2024, disponible en ligne: https://www.consecutio.org/wp-content/uploads/2024/10/hayat.pdf

19 mai 2026 : Alysée Devillers (chercheure associée à l’Université de Leyde), à confirmer, « L’écriture, un artisanat comme les autres ? Retour sur les arts et métiers de l’Égypte ancienne »

2 juin 2026 : mini colloque

Sesh@t (avec Serge Rosmorduc du CNAM et Nicolas Souchon de l'Ifao) 

Le projet Sesh@t une ethnographie des écritures, en s’attachant aux pratiques concrètes, matérielles et sociales de l’écrit plutôt qu’à une vision abstraite du texte. En explorant la textualité mouvante et non canonique de l’Egypte ancienne comme les pratiques numériques modernes, il vise à renouveler en profondeur notre compréhension des cultures manuscrites grâce à une modélisation numérique innovante, pensée pour restituer la richesse des artefacts autant que celle des contenus.

Sesh@t vise à définir la notion de texte et d’auteur en contexte égyptien et au-delà, à travers la variation manuscrite en articulant approche anthropologique des pratiques scribales et recherche méthodologique en humanités numériques et en informatique. Le projet a ainsi pour objectif et laboratoire la création d’une bibliothèque numérique interopérable des manuscrits de la littérature de scribes du Nouvel Empire. Il s’agit de rendre compte d’une culture manuscrite spécifique, marquée par la miscellanéité (textes composites associant de petites unités) et par la variabilité : il n’existe pas de version canonique, mais des parallèles et des circulations entre compositions. Le corpus des miscellanées, qui constitue plus de la moitié de la production littéraire de l’époque, reflète ainsi les pratiques scribales fondées sur la composition et la contamination. La plateforme à développer doit permettre d’aligner et de relier les manuscrits (papyrus et ostraca) et les unités textuelles, tout en conservant la matérialité de l’artefact. L’utilisateur·rice pourra naviguer à la fois selon la logique propre du manuscrit et selon une textualité de référence, construite par rapprochements. Ce projet propose donc de dépasser le modèle stemmatique ou synoptique classique, inadapté au contexte égyptien. Les objectifs incluent : modéliser un corpus en réseau, interroger la notion même de « texte », analyser les relations pragmatiques entre supports, et calculer les proximités textuelles grâce à des approches vectorielles et multidimensionnelles. La plateforme Prisse (https://prisse.ifao.egnet.net) développée par l’Institut français d’archéologie orientale avec la BnF dans le cadre du programme ÉCRITURES, constitue un exemple précurseur, offrant déjà une lecture intégrée d’un manuscrit égyptien, considéré comme « le plus ancien livre du monde », avec traduction, translittération, transcription et interprétation orale.

une séance par mois

19 septembre 2025 - 12h-16h : comment mesurer et représenter la variance

24 octobre 2025 - 14h-17h : modélisation du texte

26 novembre 2025 - 16h-19h : Quelles solutions pour créer un fichier d'alignement ? 

9 décembre 2025 - 16h-19h : Critères descriptifs et balises Xml-TEI

16 février 2025 - 16h-19h : Etablissement d'une feuille xml-TEI

mars 2025 : date à venir

avril 2025 : date à venir

mai 2025 : date à venir

  • Séminaires de recherche – Arts, littératures et langages – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – autre
  • Séminaires de recherche – Histoire - Histoire du monde/histoire des mondes – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – autre
  • Séminaires de recherche – Histoire - Histoire et sciences sociales – M1/S1-S2-M2/S3-S4
    Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
    MCC – autre
Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Le séminaire a lieu en salle Mariette, à l'INHA

Direction de travaux des étudiants

oui

Réception des candidats

sur rendez-vous

Pré-requis

Le séminaire ne présuppose par de compétences linguistiques spécifiques ou de connaissances égyptologiques préalables.

  • INHA
    2 rue Vivienne 75002 Paris
    Salle Pierre-Jean Mariette
    annuel / bimensuel (1re/3e), mardi 15:00-17:00
    du 4 novembre 2025 au 2 juin 2026
    Nombre de séances : 12