UE764 - Mythologies du cinéma
Lieu et planning
-
INHA
2 rue Vivienne 75002 Paris
Salle Walter-Benjamin
1er semestre / hebdomadaire, jeudi 15:00-17:00
du 16 octobre 2025 au 5 février 2026
Nombre de séances : 12
Description
Dernière modification : 11 sept. 2025 20:18:23
- Type d'UE
- Séminaires DE/MC
- Disciplines
- Signes, formes, représentations
- Page web
- -
- Langues
- français
- L’enseignement est uniquement dispensé dans cette langue.
- Mots-clés
- Cinéma Culture visuelle Esthétique sociale
- Aires culturelles
- -
Intervenant·e·s
- André Gunthert [référent·e] maître de conférences, EHESS / Centre d'histoire et de théorie des arts (CRAL-CEHTA)
- Léa Brunet doctorante, Université Sorbonne Nouvelle
Dans leur version la plus récente, les théories de la fiction suggèrent une distinction marquée entre l’imaginaire et le monde des faits. Pourtant, aussi bien dans les sciences humaines que dans les conversations du quotidien, la référence aux œuvres du cinéma pour caractériser un phénomène social, un comportement, une mode ou une époque apparaît comme un réflexe des plus banals. Héritée du réalisme littéraire, cette habitude s’est accentuée depuis l’apparition des médias audiovisuels. Ce séminaire a pour objectif d’étudier la manière dont le cinéma, envisagé à la fois comme médium, pratique collective et industrie culturelle, semble être utilisé comme cadre de lecture et de compréhension du réel dans un ensemble d’espaces discursifs. Tout se passe comme si le cinéma avait la capacité à dire quelque chose du réel, qu’il était un outil grâce auquel pourrait s’élaborer un savoir sur le monde, auquel il serait possible de se référer pour en comprendre certains aspects, ou territoires inconnus.
À partir de l’examen de films et de leur réception, de débats, mais aussi de contributions théoriques interrogeant le rapport des formes culturelles avec la réalité sociale, nous tenterons de déployer les nombreuses questions que pose cet usage que l’on pourrait qualifier, avec Roland Barthes, de « mythologies » du cinéma. Nous étudierons les conditions narratives, économiques et médiatiques qui donnent aux films la capacité à modéliser des situations, à leur conférer une visibilité étendue, ou encore à proposer des objectivations partageables. Nous examinerons la puissance normative de dispositifs implicites, comme le Regard masculin, mais aussi le recours à la narration audiovisuelle pour faire apparaître de nouvelles questions ou de nouvelles identités dans le débat public. L'exemple-clé des violences sexistes et sexuelles, et leur manifestation à partir de l'univers du cinéma, permettra de prendre la mesure des enjeux moraux et sociaux des processus de représentation.
Le programme détaillé n'est pas disponible.
Master
-
Séminaires de recherche
– Arts, littératures et langages
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – Etude de cas, analyse
Renseignements
- Contacts additionnels
- -
- Informations pratiques
- -
- Direction de travaux des étudiants
- -
- Réception des candidats
- -
- Pré-requis
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Dernière modification : 11 sept. 2025 20:18:23
- Type d'UE
- Séminaires DE/MC
- Disciplines
- Signes, formes, représentations
- Page web
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- Langues
- français
- L’enseignement est uniquement dispensé dans cette langue.
- Mots-clés
- Cinéma Culture visuelle Esthétique sociale
- Aires culturelles
- -
Intervenant·e·s
- André Gunthert [référent·e] maître de conférences, EHESS / Centre d'histoire et de théorie des arts (CRAL-CEHTA)
- Léa Brunet doctorante, Université Sorbonne Nouvelle
Dans leur version la plus récente, les théories de la fiction suggèrent une distinction marquée entre l’imaginaire et le monde des faits. Pourtant, aussi bien dans les sciences humaines que dans les conversations du quotidien, la référence aux œuvres du cinéma pour caractériser un phénomène social, un comportement, une mode ou une époque apparaît comme un réflexe des plus banals. Héritée du réalisme littéraire, cette habitude s’est accentuée depuis l’apparition des médias audiovisuels. Ce séminaire a pour objectif d’étudier la manière dont le cinéma, envisagé à la fois comme médium, pratique collective et industrie culturelle, semble être utilisé comme cadre de lecture et de compréhension du réel dans un ensemble d’espaces discursifs. Tout se passe comme si le cinéma avait la capacité à dire quelque chose du réel, qu’il était un outil grâce auquel pourrait s’élaborer un savoir sur le monde, auquel il serait possible de se référer pour en comprendre certains aspects, ou territoires inconnus.
À partir de l’examen de films et de leur réception, de débats, mais aussi de contributions théoriques interrogeant le rapport des formes culturelles avec la réalité sociale, nous tenterons de déployer les nombreuses questions que pose cet usage que l’on pourrait qualifier, avec Roland Barthes, de « mythologies » du cinéma. Nous étudierons les conditions narratives, économiques et médiatiques qui donnent aux films la capacité à modéliser des situations, à leur conférer une visibilité étendue, ou encore à proposer des objectivations partageables. Nous examinerons la puissance normative de dispositifs implicites, comme le Regard masculin, mais aussi le recours à la narration audiovisuelle pour faire apparaître de nouvelles questions ou de nouvelles identités dans le débat public. L'exemple-clé des violences sexistes et sexuelles, et leur manifestation à partir de l'univers du cinéma, permettra de prendre la mesure des enjeux moraux et sociaux des processus de représentation.
Le programme détaillé n'est pas disponible.
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Séminaires de recherche
– Arts, littératures et langages
– M1/S1-M2/S3
Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 6 ECTS
MCC – Etude de cas, analyse
- Contacts additionnels
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- Informations pratiques
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- Direction de travaux des étudiants
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- Réception des candidats
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- Pré-requis
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INHA
2 rue Vivienne 75002 Paris
Salle Walter-Benjamin
1er semestre / hebdomadaire, jeudi 15:00-17:00
du 16 octobre 2025 au 5 février 2026
Nombre de séances : 12