UE534 - Féminisme et antifascisme
Lieu et planning
-
Campus Condorcet-Centre de colloques
Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
Salle 3.08
2nd semestre / 09:30-13:30
du 1er juin 2026 au 6 juin 2026
Nombre de séances : 6- Lundi 1er juin 2026
- Mardi 2 juin 2026
- Mercredi 3 juin 2026
- Jeudi 4 juin 2026
- Vendredi 5 juin 2026 (NB : salle 3.10)
- Samedi 6 juin 2026
Description
Dernière modification : 7 mai 2025 08:54:09
- Type d'UE
- Séminaires DR/CR
- Disciplines
- Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
- Page web
- -
- Langues
- anglais français
- Mots-clés
- Anthropologie politique Anthropologie sociale Citoyenneté Corps Féminisme Transnational Violence
- Aires culturelles
- Atlantiques (mondes) Contemporain (anthropologie du, monde) Europe Musulmans (mondes)
Intervenant·e·s
- Chowra Makaremi [référent·e] chargée de recherche, CNRS / Laboratoire d'anthropologie politique (LAP)
- Sardar Saadi maître de conférences, maître de conférences, Assistant Professor, Carleton University & Co-Director of the Institute of S
- Ulrike Flader lectrice, Senior Lecturer, Department of Anthropology and Cultural Research, University of Bremen
Ce séminaire, co-organisé avec l’Université de Brême – partenaire Erasmus Mundi – et l’Université du Rojava, propose de consacrer une semaine intensive à l’étude conjointe de deux champs de lutte et de réflexion, le féminisme et l'antifascisme ainsi qu'à leurs articulations historiques et contemporaines : depuis les processus de fascisation de la reproduction sociale, jusqu’à l’analyse des politiques natalistes, en passant par l’histoire des résistances féminines face aux dictatures, les esthétiques dissidentes, les pratiques de soin et les expériences d’autogouvernement. Le séminaire accordera également une place importante à la cartographie des solidarités transnationales, qui seront analysées dans leurs tensions, leurs asymétries et leur complexité.
Il part du constat que le fascisme contemporain ne se manifeste pas uniquement par des régimes autoritaires centralisés, mais aussi par des formes insidieuses et diffuses de contrôle social, économique et culturel. Cette fascisation, pour reprendre le terme proposé par Verónica Gago, s’inscrit profondément dans les dynamiques de reproduction sociale : contrôle de la sexualité, répression des corps non normatifs, précarisation genrée du travail, criminalisation du soin et du care, attaques contre les solidarités communautaires. Dans cette optique, il s’agit d’interroger les formes de vie qui s’opposent, dans les pratiques les plus ordinaires, à l’emprise de la logique fascisante.
Comme l’écrit Ewa Majewska dans Feminist Antifascism: Counterpublics of the Common, les mouvements féministes – en particulier ceux issus de traditions marginalisées, des Suds globaux, des territoires colonisés ou des périphéries – produisent des "contre-publics du commun" qui déplacent les logiques dominantes de l’espace public. Ces contre-publics ne se contentent pas de résister : ils construisent activement des alternatives, à travers le soin, la culture, l’autodéfense, la reproduction collective, l’organisation communautaire et l’expérimentation politique. Le féminisme nous invite alors à réflechir aux reconfigurations des conditions de possibilité du politique.
Chaque séance sera l’occasion d’approfondir une dimension particulière de ce croisement entre féminisme et antifascisme : depuis les processus de fascisation de la reproduction sociale, jusqu’à l’analyse des politiques natalistes, en passant par l’histoire des résistances féminines face aux dictatures, les esthétiques dissidentes, les pratiques de soin et les expériences d’autogouvernement. Le séminaire accordera également une place importante à la cartographie des solidarités transnationales, qui seront analysées dans leurs tensions, leurs asymétries et leur complexité.
La méthodologie du séminaire repose sur une approche interdisciplinaire et transversale, croisant la philosophie politique, les études de genre, l’anthropologie, la sociologie critique, les études décoloniales et l’histoire sociale. Des textes fondamentaux d’autrices telles qu’Ewa Majewska, Verónica Gago, Silvia Federici, Dilar Dirik, Sara R. Farris ou Judith Butler seront mis en discussion avec des documents issus de luttes récentes, de productions artistiques ou d’archives militantes. Les séances combineront des exposés théoriques, des études de cas et des interventions invitées.
Ce séminaire se tiendra sous la forme de six séances de quatre heures, rassemblant doctorant·es et chercheur·euses à Paris, Brême et Idlib engagé·es dans des processus critiques de connaissance et d’action.
Le programme détaillé n'est pas disponible.
Master
-
Séminaires de recherche
– Études sur le genre - Sciences sociales du genre et de la sexualité
– M1/S2-M2/S4
Suivi et validation – semestriel quotidienne = 6 ECTS
MCC – exposé oral
Renseignements
- Contacts additionnels
- -
- Informations pratiques
Contact: chowra.makaremi@ehess.fr
- Direction de travaux des étudiants
- -
- Réception des candidats
- -
- Pré-requis
- -
Dernière modification : 7 mai 2025 08:54:09
- Type d'UE
- Séminaires DR/CR
- Disciplines
- Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
- Page web
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- Langues
- anglais français
- Mots-clés
- Anthropologie politique Anthropologie sociale Citoyenneté Corps Féminisme Transnational Violence
- Aires culturelles
- Atlantiques (mondes) Contemporain (anthropologie du, monde) Europe Musulmans (mondes)
Intervenant·e·s
- Chowra Makaremi [référent·e] chargée de recherche, CNRS / Laboratoire d'anthropologie politique (LAP)
- Sardar Saadi maître de conférences, maître de conférences, Assistant Professor, Carleton University & Co-Director of the Institute of S
- Ulrike Flader lectrice, Senior Lecturer, Department of Anthropology and Cultural Research, University of Bremen
Ce séminaire, co-organisé avec l’Université de Brême – partenaire Erasmus Mundi – et l’Université du Rojava, propose de consacrer une semaine intensive à l’étude conjointe de deux champs de lutte et de réflexion, le féminisme et l'antifascisme ainsi qu'à leurs articulations historiques et contemporaines : depuis les processus de fascisation de la reproduction sociale, jusqu’à l’analyse des politiques natalistes, en passant par l’histoire des résistances féminines face aux dictatures, les esthétiques dissidentes, les pratiques de soin et les expériences d’autogouvernement. Le séminaire accordera également une place importante à la cartographie des solidarités transnationales, qui seront analysées dans leurs tensions, leurs asymétries et leur complexité.
Il part du constat que le fascisme contemporain ne se manifeste pas uniquement par des régimes autoritaires centralisés, mais aussi par des formes insidieuses et diffuses de contrôle social, économique et culturel. Cette fascisation, pour reprendre le terme proposé par Verónica Gago, s’inscrit profondément dans les dynamiques de reproduction sociale : contrôle de la sexualité, répression des corps non normatifs, précarisation genrée du travail, criminalisation du soin et du care, attaques contre les solidarités communautaires. Dans cette optique, il s’agit d’interroger les formes de vie qui s’opposent, dans les pratiques les plus ordinaires, à l’emprise de la logique fascisante.
Comme l’écrit Ewa Majewska dans Feminist Antifascism: Counterpublics of the Common, les mouvements féministes – en particulier ceux issus de traditions marginalisées, des Suds globaux, des territoires colonisés ou des périphéries – produisent des "contre-publics du commun" qui déplacent les logiques dominantes de l’espace public. Ces contre-publics ne se contentent pas de résister : ils construisent activement des alternatives, à travers le soin, la culture, l’autodéfense, la reproduction collective, l’organisation communautaire et l’expérimentation politique. Le féminisme nous invite alors à réflechir aux reconfigurations des conditions de possibilité du politique.
Chaque séance sera l’occasion d’approfondir une dimension particulière de ce croisement entre féminisme et antifascisme : depuis les processus de fascisation de la reproduction sociale, jusqu’à l’analyse des politiques natalistes, en passant par l’histoire des résistances féminines face aux dictatures, les esthétiques dissidentes, les pratiques de soin et les expériences d’autogouvernement. Le séminaire accordera également une place importante à la cartographie des solidarités transnationales, qui seront analysées dans leurs tensions, leurs asymétries et leur complexité.
La méthodologie du séminaire repose sur une approche interdisciplinaire et transversale, croisant la philosophie politique, les études de genre, l’anthropologie, la sociologie critique, les études décoloniales et l’histoire sociale. Des textes fondamentaux d’autrices telles qu’Ewa Majewska, Verónica Gago, Silvia Federici, Dilar Dirik, Sara R. Farris ou Judith Butler seront mis en discussion avec des documents issus de luttes récentes, de productions artistiques ou d’archives militantes. Les séances combineront des exposés théoriques, des études de cas et des interventions invitées.
Ce séminaire se tiendra sous la forme de six séances de quatre heures, rassemblant doctorant·es et chercheur·euses à Paris, Brême et Idlib engagé·es dans des processus critiques de connaissance et d’action.
Le programme détaillé n'est pas disponible.
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Séminaires de recherche
– Études sur le genre - Sciences sociales du genre et de la sexualité
– M1/S2-M2/S4
Suivi et validation – semestriel quotidienne = 6 ECTS
MCC – exposé oral
- Contacts additionnels
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- Informations pratiques
Contact: chowra.makaremi@ehess.fr
- Direction de travaux des étudiants
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- Réception des candidats
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- Pré-requis
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Campus Condorcet-Centre de colloques
Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
Salle 3.08
2nd semestre / 09:30-13:30
du 1er juin 2026 au 6 juin 2026
Nombre de séances : 6- Lundi 1er juin 2026
- Mardi 2 juin 2026
- Mercredi 3 juin 2026
- Jeudi 4 juin 2026
- Vendredi 5 juin 2026 (NB : salle 3.10)
- Samedi 6 juin 2026