UE529 - Colonialités et génocides


Lieu et planning


  • 54 bd Raspail
    54 bd Raspail 75006 Paris
    2nd semestre / mensuel, 09:00-18:00
    du 20 février 2026 au 7 mai 2026
    Nombre de séances : 4

    • Vendredi 20 février 2026 : salle AS1_23
    • Vendredi 20 mars 2026 : salle AS1_24
    • Vendredi 17 avril 2026 : salle AS1_23
    • Jeudi 7 mai 2026 : salle AS1_08

Description


Dernière modification : 7 mai 2025 08:39:16

Type d'UE
Séminaires de centre
Centres
Laboratoire d'anthropologie politique (LAP)
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Page web
-
Langues
anglais français
Mots-clés
Anthropologie juridique Anthropologie politique Coloniales (études) Diaspora Génocides (études des)
Aires culturelles
Arabe (monde) Chine Contemporain (anthropologie du, monde) Musulmans (mondes) Turc (domaine)
Intervenant·e·s
  • Chowra Makaremi [référent·e]   chargée de recherche, CNRS / Laboratoire d'anthropologie politique (LAP)
  • Adnan Çelik   maître de conférences, EHESS / Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC)
  • Özgür Sevgi Göral   Chaire ICM-Uxil - docteure, EHESS / Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC)
  • Dilnur Reyhan   chargée de recherche, Institut oriental de l'Académie tchèque des sciences
  • Hart Eleanor   jeune docteure, Inalco

Malgré l'existence d'études portant sur les relations historiques, sociales et anthropologiques entre le colonialisme et le génocide, et leur diversification au cours des deux dernières décennies au sein de la recherche focalisée sur le Sud global, les relations multiformes entre le génocide et les expériences coloniales restent sous-étudiées. Cet atelier vise à repenser colonialisme et génocide à l’aide d’une approche comparative avec pour objectif l’élaboration d’un cadre conceptuel nous permettant de mieux penser l’interconnexion entre les deux. Il vise en outre à outiller les étudiant·es sur les enjeux méthodologiques et éthiques, notamment de positionalité, sur ces thèmes de recherche. 

Au cours de la dernière décennie, nous avons assisté à la multiplication de travaux sur le colonialisme et le génocide. Ces deux processus sont compris comme intimement liées depuis la théorisation du génocide par le juriste Raphael Lemkin et ont été particulièrement étudiés dans des contextes de colonialisme de peuplement. Les travaux de Patrick Wolf, pour qui le génocide est un processus permettant la réalisation des projets de colonialisme de peuplement, illustrent bien cette tendance. Repris et retravaillé à de nombreuses reprises, le lien entre colonialisme et génocide repose au centre de la critique de Tiffany Lebatho King : « le génocide – et la production du corps autochtone comme moins qu’humain, ou comme chair – demeure le point focal et la caractéristique distinctive du colonialisme de peuplement ». Les travaux sur les colonies de peuplement anglo-saxonnes ne cessent de se multiplier, mais qu’en est-il des situations coloniales non-occidentales ?

Malgré l'existence d'études portant sur les relations historiques, sociales et anthropologiques entre le colonialisme et le génocide, et leur diversification au cours des deux dernières décennies au sein de la recherche focalisée sur le Sud global, les relations multiformes entre le génocide et les expériences coloniales restent sous-étudiées. Cet atelier vise à repenser colonialisme et génocide à l’aide d’une approche comparative avec pour objectif l’élaboration d’un cadre conceptuel nous permettant de mieux penser l’interconnexion entre les deux.

Ce séminaire collaboratif propose une mise en relation des études ouïghoures, kurdes et palestiniennes à travers une lecture croisée et comparative de l’imbrication entre colonialisme et génocide. Liés par la confrontation avec des contextes coloniaux actuels dans lequel s’inscrivent des violences génocidaires, ces champs d’études gagneraient à être davantage en discussion autour des problématiques qui leurs sont propres et qu’ils partagent entre eux. Nous voudrions inviter les étudiant·es et enseignant·es participant au séminaire à imaginer ce à quoi pourraient ressembler des perspectives décoloniales et anticoloniales dans leurs champs d’études respectifs. Les questions abordées incluraient celles de l’accès au terrain, du remplacement de la toponymie locale par une toponymie coloniale, des enjeux de la minorisation des peuples étudiés, des relations de pouvoir entre chercheur·es autochtones et chercheur·ses non-autochtones et entre chercheur·ses et enquêté·es, du rôle joué par la colonialité intrinsèque aux institutions dans lesquelles nous étudions et travaillons, etc.

Le séminaire débute par une séance introductive consacrée à une discussion théorique et méthodologique sur l’entrelacement du colonialisme et du génocide dans une perspective comparative. Les séances suivantes seront dédiées aux débats autour de ce nexus dans le cadre des études ouïghoures, palestiniennes et kurdes.

Le séminaire est destiné aux chercheur·es en début de parcours, inscrit·es dans des programmes de master ou de doctorat. Nous voudrions pouvoir faire intervenir un nombre important d’intervenant·es différemment situé·es vis-à-vis de leurs sujets d’études, qui réfléchissent toutes et tous à leur positionnalité et comment celle-ci informe le travail qu’ils et elles mènent.

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.


Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Ce séminaire de 24h se déroulera en quatre journées d'études de 6h prévues au semestre 2. 

Contact : chowra.makaremi@ehess.fr

Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Dernière modification : 7 mai 2025 08:39:16

Type d'UE
Séminaires de centre
Centres
Laboratoire d'anthropologie politique (LAP)
Disciplines
Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie
Page web
-
Langues
anglais français
Mots-clés
Anthropologie juridique Anthropologie politique Coloniales (études) Diaspora Génocides (études des)
Aires culturelles
Arabe (monde) Chine Contemporain (anthropologie du, monde) Musulmans (mondes) Turc (domaine)
Intervenant·e·s
  • Chowra Makaremi [référent·e]   chargée de recherche, CNRS / Laboratoire d'anthropologie politique (LAP)
  • Adnan Çelik   maître de conférences, EHESS / Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC)
  • Özgür Sevgi Göral   Chaire ICM-Uxil - docteure, EHESS / Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC)
  • Dilnur Reyhan   chargée de recherche, Institut oriental de l'Académie tchèque des sciences
  • Hart Eleanor   jeune docteure, Inalco

Malgré l'existence d'études portant sur les relations historiques, sociales et anthropologiques entre le colonialisme et le génocide, et leur diversification au cours des deux dernières décennies au sein de la recherche focalisée sur le Sud global, les relations multiformes entre le génocide et les expériences coloniales restent sous-étudiées. Cet atelier vise à repenser colonialisme et génocide à l’aide d’une approche comparative avec pour objectif l’élaboration d’un cadre conceptuel nous permettant de mieux penser l’interconnexion entre les deux. Il vise en outre à outiller les étudiant·es sur les enjeux méthodologiques et éthiques, notamment de positionalité, sur ces thèmes de recherche. 

Au cours de la dernière décennie, nous avons assisté à la multiplication de travaux sur le colonialisme et le génocide. Ces deux processus sont compris comme intimement liées depuis la théorisation du génocide par le juriste Raphael Lemkin et ont été particulièrement étudiés dans des contextes de colonialisme de peuplement. Les travaux de Patrick Wolf, pour qui le génocide est un processus permettant la réalisation des projets de colonialisme de peuplement, illustrent bien cette tendance. Repris et retravaillé à de nombreuses reprises, le lien entre colonialisme et génocide repose au centre de la critique de Tiffany Lebatho King : « le génocide – et la production du corps autochtone comme moins qu’humain, ou comme chair – demeure le point focal et la caractéristique distinctive du colonialisme de peuplement ». Les travaux sur les colonies de peuplement anglo-saxonnes ne cessent de se multiplier, mais qu’en est-il des situations coloniales non-occidentales ?

Malgré l'existence d'études portant sur les relations historiques, sociales et anthropologiques entre le colonialisme et le génocide, et leur diversification au cours des deux dernières décennies au sein de la recherche focalisée sur le Sud global, les relations multiformes entre le génocide et les expériences coloniales restent sous-étudiées. Cet atelier vise à repenser colonialisme et génocide à l’aide d’une approche comparative avec pour objectif l’élaboration d’un cadre conceptuel nous permettant de mieux penser l’interconnexion entre les deux.

Ce séminaire collaboratif propose une mise en relation des études ouïghoures, kurdes et palestiniennes à travers une lecture croisée et comparative de l’imbrication entre colonialisme et génocide. Liés par la confrontation avec des contextes coloniaux actuels dans lequel s’inscrivent des violences génocidaires, ces champs d’études gagneraient à être davantage en discussion autour des problématiques qui leurs sont propres et qu’ils partagent entre eux. Nous voudrions inviter les étudiant·es et enseignant·es participant au séminaire à imaginer ce à quoi pourraient ressembler des perspectives décoloniales et anticoloniales dans leurs champs d’études respectifs. Les questions abordées incluraient celles de l’accès au terrain, du remplacement de la toponymie locale par une toponymie coloniale, des enjeux de la minorisation des peuples étudiés, des relations de pouvoir entre chercheur·es autochtones et chercheur·ses non-autochtones et entre chercheur·ses et enquêté·es, du rôle joué par la colonialité intrinsèque aux institutions dans lesquelles nous étudions et travaillons, etc.

Le séminaire débute par une séance introductive consacrée à une discussion théorique et méthodologique sur l’entrelacement du colonialisme et du génocide dans une perspective comparative. Les séances suivantes seront dédiées aux débats autour de ce nexus dans le cadre des études ouïghoures, palestiniennes et kurdes.

Le séminaire est destiné aux chercheur·es en début de parcours, inscrit·es dans des programmes de master ou de doctorat. Nous voudrions pouvoir faire intervenir un nombre important d’intervenant·es différemment situé·es vis-à-vis de leurs sujets d’études, qui réfléchissent toutes et tous à leur positionnalité et comment celle-ci informe le travail qu’ils et elles mènent.

Le programme détaillé n'est pas disponible.

Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.

Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Ce séminaire de 24h se déroulera en quatre journées d'études de 6h prévues au semestre 2. 

Contact : chowra.makaremi@ehess.fr

Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-
  • 54 bd Raspail
    54 bd Raspail 75006 Paris
    2nd semestre / mensuel, 09:00-18:00
    du 20 février 2026 au 7 mai 2026
    Nombre de séances : 4

    • Vendredi 20 février 2026 : salle AS1_23
    • Vendredi 20 mars 2026 : salle AS1_24
    • Vendredi 17 avril 2026 : salle AS1_23
    • Jeudi 7 mai 2026 : salle AS1_08