UE526 - Penser notre monde : de l’écologie à l’épistémologie


Lieu et planning


  • 54 bd Raspail
    54 bd Raspail 75006 Paris
    annuel / mensuel
    du 16 octobre 2025 au 22 mai 2026
    Nombre de séances : 8

    • Jeudi 16/10/2025 : salle AS1_24
    • Vendredi 21/11/2025 : salle A07_51
    • Vendredi 19/12/2025 :  salle A07_51
    • Vendredi 16/01/2026 : salle A07_51
    • Vendredi 20/02/2026 : salle A07_51
    • Vendredi 20/03/2026 : salle A07_51
    • Vendredi 17/04/2026 : salle A07_51
    • Vendredi 22/05/2026 : salle A07_51

Description


Dernière modification : 7 mai 2025 08:31:40

Type d'UE
Séminaires collectifs de recherche
Disciplines
Philosophie et épistémologie
Page web
-
Langues
français
L’enseignement est uniquement dispensé dans cette langue.
Mots-clés
Argumentation Cognition Environnement Épistémologie
Aires culturelles
Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
  • Michèle Leclerc-Olive [référent·e]   chargée de recherche (retraité·e), CNRS / Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS)
  • Cécile Soudan   ingénieure de recherche, EHESS / Groupe de recherches interdisciplinaires sur l'histoire du littéraire (CRH-GRIHL)

Ce séminaire, après des années consacrées à examiner séparément les questions auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui (écologie, numérique, extractivisme, épistémologie) tentera de « prendre ensemble » les questions abordées jusqu'ici (finances, extractivismes, pensées binaires, etc.), afin de contribuer à une critique constructive de notre époque. En particulier, il tentera de lier ces réflexions épistémologiques aux données écologiques.

« L'incapacité à accepter la complexité de la réalité conduit, non pas à l’irréalité[1], mais à la simplification forcée de la réalité » écrit Edgar Morin dans La méthode de la méthode (Acte Sud 2024). Après avoir consacré des séances des années antérieures à identifier certaines de ces simplifications, puis à tenter d’expérimenter ces réflexions sur des objets qui marquent notre actualité (Intelligence Artificielle, Extractivismes, Finances), il s’agit de revenir sur ces simplifications (notamment sur le cloisonnement disciplinaire, le campisme, le déterminisme, etc.) et surtout d’examiner les liens entre ces manières de penser et divers aspects de la crise que nous traversons ; et ce,  en centrant l’analyse sur les pratiques financières actuelles. Par exemple, on pourra examiner les liens éventuels entre l’évolution des formes d’extractivisme (notamment les prédations minières) et les grandes étapes de l’évolution du système financier : la fin des accords de Bretton Woods en 1971, la poursuite de l’extraction de l’or et l’évolution du prix de l’once, alors même que cette extraction est très dommageable pour la planète et que l’or sert peu à l’industrie.

Quant aux outils épistémologiques qui nous servent à organiser la réalité, n’opèrent-ils pas souvent inconsciemment ? Seront examinées les différentes propositions théoriques susceptibles de les nommer (paradigme, épistémè, cartes mentales, etc.) ainsi que la notion de « hiérarchie épistémique », notre réflexion est en effet à la base de cette échelle. La richesse des différentes figures de l’« entre » (Jullien, Leibovici, Wismann) est souvent simplifiée, conduisant à ces pensées unidimensionnelles :  binariser (ou dualiser ?), détemporaliser, dérandomiser, etc. sont autant d’opérations qui expriment ces pensées « linéaires » agissant sur les subjectivités.

Le séminaire, après des années consacrées à examiner séparément les questions auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui (écologie, numérique, extractivisme, épistémologie) tentera de « prendre ensemble » ces questions afin de contribuer à une critique constructive de notre époque. En particulier, il tentera de lier ces réflexions épistémologiques aux données écologiques.

Ce projet de recherche a été élaboré avec quelques participants aux séances antérieures ; en particulier Pierre Giai-Levra doit être remercié pour sa contribution sur la thématique financière qui sera au centre des réflexions de 2025-26.

 

[1] Faire appel à l’irréalité pour échapper à la complexité du monde fut (ou est ?) un recours idéologique fréquent ; qu’on pense aux institutions et aux pensées judéo-chrétiennes ou aux représentations du monde en vigueur dans la Grèce antique.   

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.


Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Séminaire mensuel 3e jeudi du mois, de 16h30 à 18h30. Du jeudi 16 octobre 2025 au jeudi 18 juin 2026, sauf en décembre 2025 et avril 2026).

Pour suivre ce séminaire : contacter mleclerc@ehess.fr

Direction de travaux des étudiants

Contacter mleclerc@ehess.fr

Réception des candidats

Contacter mleclerc@ehess.fr

Pré-requis

M1

Dernière modification : 7 mai 2025 08:31:40

Type d'UE
Séminaires collectifs de recherche
Disciplines
Philosophie et épistémologie
Page web
-
Langues
français
L’enseignement est uniquement dispensé dans cette langue.
Mots-clés
Argumentation Cognition Environnement Épistémologie
Aires culturelles
Transnational/transfrontières
Intervenant·e·s
  • Michèle Leclerc-Olive [référent·e]   chargée de recherche (retraité·e), CNRS / Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS)
  • Cécile Soudan   ingénieure de recherche, EHESS / Groupe de recherches interdisciplinaires sur l'histoire du littéraire (CRH-GRIHL)

Ce séminaire, après des années consacrées à examiner séparément les questions auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui (écologie, numérique, extractivisme, épistémologie) tentera de « prendre ensemble » les questions abordées jusqu'ici (finances, extractivismes, pensées binaires, etc.), afin de contribuer à une critique constructive de notre époque. En particulier, il tentera de lier ces réflexions épistémologiques aux données écologiques.

« L'incapacité à accepter la complexité de la réalité conduit, non pas à l’irréalité[1], mais à la simplification forcée de la réalité » écrit Edgar Morin dans La méthode de la méthode (Acte Sud 2024). Après avoir consacré des séances des années antérieures à identifier certaines de ces simplifications, puis à tenter d’expérimenter ces réflexions sur des objets qui marquent notre actualité (Intelligence Artificielle, Extractivismes, Finances), il s’agit de revenir sur ces simplifications (notamment sur le cloisonnement disciplinaire, le campisme, le déterminisme, etc.) et surtout d’examiner les liens entre ces manières de penser et divers aspects de la crise que nous traversons ; et ce,  en centrant l’analyse sur les pratiques financières actuelles. Par exemple, on pourra examiner les liens éventuels entre l’évolution des formes d’extractivisme (notamment les prédations minières) et les grandes étapes de l’évolution du système financier : la fin des accords de Bretton Woods en 1971, la poursuite de l’extraction de l’or et l’évolution du prix de l’once, alors même que cette extraction est très dommageable pour la planète et que l’or sert peu à l’industrie.

Quant aux outils épistémologiques qui nous servent à organiser la réalité, n’opèrent-ils pas souvent inconsciemment ? Seront examinées les différentes propositions théoriques susceptibles de les nommer (paradigme, épistémè, cartes mentales, etc.) ainsi que la notion de « hiérarchie épistémique », notre réflexion est en effet à la base de cette échelle. La richesse des différentes figures de l’« entre » (Jullien, Leibovici, Wismann) est souvent simplifiée, conduisant à ces pensées unidimensionnelles :  binariser (ou dualiser ?), détemporaliser, dérandomiser, etc. sont autant d’opérations qui expriment ces pensées « linéaires » agissant sur les subjectivités.

Le séminaire, après des années consacrées à examiner séparément les questions auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui (écologie, numérique, extractivisme, épistémologie) tentera de « prendre ensemble » ces questions afin de contribuer à une critique constructive de notre époque. En particulier, il tentera de lier ces réflexions épistémologiques aux données écologiques.

Ce projet de recherche a été élaboré avec quelques participants aux séances antérieures ; en particulier Pierre Giai-Levra doit être remercié pour sa contribution sur la thématique financière qui sera au centre des réflexions de 2025-26.

 

[1] Faire appel à l’irréalité pour échapper à la complexité du monde fut (ou est ?) un recours idéologique fréquent ; qu’on pense aux institutions et aux pensées judéo-chrétiennes ou aux représentations du monde en vigueur dans la Grèce antique.   

Le programme détaillé n'est pas disponible.

Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.

Contacts additionnels
-
Informations pratiques

Séminaire mensuel 3e jeudi du mois, de 16h30 à 18h30. Du jeudi 16 octobre 2025 au jeudi 18 juin 2026, sauf en décembre 2025 et avril 2026).

Pour suivre ce séminaire : contacter mleclerc@ehess.fr

Direction de travaux des étudiants

Contacter mleclerc@ehess.fr

Réception des candidats

Contacter mleclerc@ehess.fr

Pré-requis

M1

  • 54 bd Raspail
    54 bd Raspail 75006 Paris
    annuel / mensuel
    du 16 octobre 2025 au 22 mai 2026
    Nombre de séances : 8

    • Jeudi 16/10/2025 : salle AS1_24
    • Vendredi 21/11/2025 : salle A07_51
    • Vendredi 19/12/2025 :  salle A07_51
    • Vendredi 16/01/2026 : salle A07_51
    • Vendredi 20/02/2026 : salle A07_51
    • Vendredi 20/03/2026 : salle A07_51
    • Vendredi 17/04/2026 : salle A07_51
    • Vendredi 22/05/2026 : salle A07_51