UE506 - Modifications épigénétiques, processus morphogénètiques et individuation : complexité, plasticité et fonctions entre contraintes et possibilités dans les systèmes vivants


Lieu et planning


  • 54 bd Raspail
    54 bd Raspail 75006 Paris
    Salle AS1_24
    2nd semestre / bimensuel (1re/3e), lundi 17:30-20:30
    du 2 mars 2026 au 1er juin 2026
    Nombre de séances : 8


Description


Dernière modification : 8 juil. 2025 16:09:47

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Méthodes et techniques des sciences sociales, Philosophie et épistémologie
Page web
-
Langues
français
L’enseignement est uniquement dispensé dans cette langue.
Mots-clés
Biologie et société Développement Environnement Information Morphologie Perception Sciences
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Luciano Boi [référent·e]   maître de conférences, EHESS / Centre d'analyse et de mathématique sociales (CAMS)
  • Alessandro Sarti   directeur de recherche, CNRS / Centre d'analyse et de mathématique sociales (CAMS)

Le « dogme central » de la biologie moléculaire a introduit une conception essentiellement déterministe et mécaniciste de la vie. Il affirme en effet que ce qui est « écrit » dans les brins d'ADN est fidelement transcrit dans un autre acide nucléique, l'ARN, et ensuite traduit en protéines. Une telle conception exclut toute influence de l'invorennement et de l'histoire individuelle de chacun. Elle s'est inspirée de la métaphore informatique (ou cybernetique) selon laquelle les êtres vivants sont comparables à des machines douées  d'un unique programme dicté par le code génétique. La réification de l'idée de l'ADN comme code et programme (comme « livre » où tout serait déjà écrit) conduira ensuite Jacques Monod à désigner l'ADN comme l'« invariant fondamental » de la vie. Cependant, comme certains chercheurs l'ont souligné, l'erreur théorique et épistémologique de la biologie moléculaire a consisté à prétendre d'expliquer l'ensemble des fonctions cellulaires à partir uniquement des mécanismes de réplication de l'ADN, du code génétique et des mécanismes de synthèse des protéines. Cela a conduit à un déterminisme génétique qui a sous-estimé, voire ignoré, ces théories et représentaions plus complexes et différenciées du vivant qui incorporent les processus épigénétiques et morphogénètiques du développement et du fonctionnement intégré et global des organismes. Dans le séminaire nous chercherons à montrer que ces théories et représentations du vivant contribuent à voir sous un nouveau jour des processus fondamentaux de leur organisation et régulation jusqu'à il y a peu de temps ignorés, et que, en outre, ouvrent une perspective inédite du point de vue de la perception scientifique et philosophique que l'on peut avoir de l'ontogènese et de l'évolution des systèmes vivants.

Nous consacrerons chaque séance à un thème spécifique, tels que la complexité et la plasticité, les modifications épigénétiques, les processus morphogénétiques, l'individuation, les relations entre génotype et phénotype, les interactions entre organismes vivant et milieux internes et extérnes, le rapport entre plasticité cérébrale et perception. 

Le programme détaillé n'est pas disponible.


Master


Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.


Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques

contacter L. Boi (lboi@ehess.fr)

Direction de travaux des étudiants

contacter L. Boi (lboi@ehess.fr)

Réception des candidats

perndre rendez-vous par courriel (lboi@ehess.fr)

Pré-requis

Quelques connaissances niveau licence en biologie, philosophie des sciences, mathématiques

Dernière modification : 8 juil. 2025 16:09:47

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Méthodes et techniques des sciences sociales, Philosophie et épistémologie
Page web
-
Langues
français
L’enseignement est uniquement dispensé dans cette langue.
Mots-clés
Biologie et société Développement Environnement Information Morphologie Perception Sciences
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Luciano Boi [référent·e]   maître de conférences, EHESS / Centre d'analyse et de mathématique sociales (CAMS)
  • Alessandro Sarti   directeur de recherche, CNRS / Centre d'analyse et de mathématique sociales (CAMS)

Le « dogme central » de la biologie moléculaire a introduit une conception essentiellement déterministe et mécaniciste de la vie. Il affirme en effet que ce qui est « écrit » dans les brins d'ADN est fidelement transcrit dans un autre acide nucléique, l'ARN, et ensuite traduit en protéines. Une telle conception exclut toute influence de l'invorennement et de l'histoire individuelle de chacun. Elle s'est inspirée de la métaphore informatique (ou cybernetique) selon laquelle les êtres vivants sont comparables à des machines douées  d'un unique programme dicté par le code génétique. La réification de l'idée de l'ADN comme code et programme (comme « livre » où tout serait déjà écrit) conduira ensuite Jacques Monod à désigner l'ADN comme l'« invariant fondamental » de la vie. Cependant, comme certains chercheurs l'ont souligné, l'erreur théorique et épistémologique de la biologie moléculaire a consisté à prétendre d'expliquer l'ensemble des fonctions cellulaires à partir uniquement des mécanismes de réplication de l'ADN, du code génétique et des mécanismes de synthèse des protéines. Cela a conduit à un déterminisme génétique qui a sous-estimé, voire ignoré, ces théories et représentaions plus complexes et différenciées du vivant qui incorporent les processus épigénétiques et morphogénètiques du développement et du fonctionnement intégré et global des organismes. Dans le séminaire nous chercherons à montrer que ces théories et représentations du vivant contribuent à voir sous un nouveau jour des processus fondamentaux de leur organisation et régulation jusqu'à il y a peu de temps ignorés, et que, en outre, ouvrent une perspective inédite du point de vue de la perception scientifique et philosophique que l'on peut avoir de l'ontogènese et de l'évolution des systèmes vivants.

Nous consacrerons chaque séance à un thème spécifique, tels que la complexité et la plasticité, les modifications épigénétiques, les processus morphogénétiques, l'individuation, les relations entre génotype et phénotype, les interactions entre organismes vivant et milieux internes et extérnes, le rapport entre plasticité cérébrale et perception. 

Le programme détaillé n'est pas disponible.

Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.

Contacts additionnels
-
Informations pratiques

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contacter L. Boi (lboi@ehess.fr)

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Pré-requis

Quelques connaissances niveau licence en biologie, philosophie des sciences, mathématiques

  • 54 bd Raspail
    54 bd Raspail 75006 Paris
    Salle AS1_24
    2nd semestre / bimensuel (1re/3e), lundi 17:30-20:30
    du 2 mars 2026 au 1er juin 2026
    Nombre de séances : 8