UE319 - Politique des sciences


Lieu et planning


  • 54 bd Raspail
    54 bd Raspail 75006 Paris
    Salle BS1_05/BS1_28
    annuel / mensuel 18:00-20:30
    du 15 octobre 2025 au 11 juin 2026
    Nombre de séances : 9

    • Mercredi 15 octobre 2025
    • Mercredi 12 novembre 2025
    • Mercredi 3 décembre 2025
    • Jeudi 8 janvier 2026 (17:00-20:00)
    • Mercredi 18 février 2026
    • Mercredi 25 mars 2026
    • Jeudi 9 avril 2026
    • Mercredi 20 mai 2026
    • Jeudi 11 juin 2026

Description


Dernière modification : 9 oct. 2025 18:31:06

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Méthodes et techniques des sciences sociales, Philosophie et épistémologie
Page web
-
Langues
-
Mots-clés
-
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s

Le séminaire « Politique des sciences » propose, depuis une quinzaine d’années, un lieu de réflexion sur les réformes universitaires en cours et sur les menaces qui pèsent sur l’autonomie savante. Devenu itinérant en 2022, il est devenu un espace incontournable pour de nombreux collègues tant en sciences sociales qu’en sciences expérimentales pour prendre du recul sur leur métier. Le séminaire revient à compter de la rentrée à l’EHESS.

Celui-ci se déploiera en 2025-2026 sous la forme de huit séances de trois heures chacune, ouvertes à l’ensemble des membres de la communauté de l’ESR. Il s’agira d’alterner des interventions analytiques – fondées sur des enquêtes en cours portant sur les politiques de l’enseignement supérieur en France et ailleurs – et des prises de parole réflexives de la part de chercheurs témoignant de leurs conditions de recherche. Le détour par l’espace nord-américain, notamment les recompositions autoritaires observables depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, constituera l’un des points d’appui pour penser les glissements affectant également l’Europe, et singulièrement la France, où le climat institutionnel actuel ne cesse de susciter des interrogations croissantes quant à la possibilité même du maintien de certaines libertés académiques.

Mercredi 15 octobre 2025 : L’économie entre science et débat public

La taxe Zucman est-elle le fait d’un économiste « d’extrême-gauche » comme le clame Bernard Arnault au Sunday Times ? L’économie n’est-elle qu’affaire d’idéologie et de choix de société ? Peut-on faire valoir les impératifs scientifiques d’une science de l’économie auprès du gouvernement sans endosser la figure de l’expert au service des politiques publiques du moment ? Les choix en matière économique ne sont pas sans effets sur l’état de la distribution des richesses dans notre société. Il s’en suit logiquement que pour les économistes intervenir dans l’espace public pour y rappeler quelques faits et corrélations revient nécessairement à s’exposer à l'accusation d’être partial. 

Cela est vrai pour les politiques en direction des entreprises comme des politiques de santé ou  d’éducation. Les choix budgétaires affectent l’ensemble de l’état des services publics et de-là déterminent l’accès à des ressources pour l’ensemble des citoyens. Ils déterminent aussi en dernière instance l’état de la science en délimitant le volume des financements récurrents affectés aux universités, aux laboratoires, aux instituts de recherche et aux formations.

  • La Science économique face au budget (et au politique), Michael Zemmour, économiste, professeur à l’Université de Lyon 2, chercheur au laboratoire Triangle et chercheur associé à Sciences Po
  • Le budget de l’Université et de la recherche (encore un « effort »), Isabelle This Saint Jean, économiste, professeure à l'université Sorbonne Paris Nord et chercheuse au CEPN

Mercredi 12 novembre 2025 :  La capture du récit historique par l’extrême droite 

L’offensive réactionnaire actuelle n’est pas sans effet sur les usages publics de l’histoire et la communauté des historien.nes. D’une part, l’histoire est plus que jamais l’objet d’usages publics éloignés de ce que le consensus professionnel admet comme la vérité historique et on ne compte plus les ouvrages censés vulgariser l’histoire des croisades, les parcs à thèmes revisitant l’histoire de la révolution française ou de la « nation ». D’autre part, les historien.nes tentant d’intervenir dans la Cité pour y apporter un minimum d’éclairage utile au débat public sont de plus en plus harcelés sur les réseaux sociaux voire traînés en justice. Pour cette deuxième séance de l’année, le séminaire Politique des sciences reviendra en compagnie de plusieurs témoins sur plusieurs affaires récentes qui ont touché à cette capture du récit historique par l’extrême-droite et le mouvement ultra-conservateur.

  • Mathilde Larrère, historienne, Autour de l’ouvrage Le Puy du faux
  • Thomas Lemahieu, journaliste, Retour sur les “Murmures de la Cité”, le mini “Puy du Fou” dans l’Allier financé par Pierre-Edouard Stérin
  • Michèle Riot-Sarcey & Natacha Coquery, historiennes, Retour sur le procès en diffamation fait au Comité de Vigilance sur les Usages de l’Histoire

Mercredi 3 décembre 2025 : Ce que l’Intelligence Artificielle fait à la recherche 

 On entend parler quotidiennement de l’IA (prononcer « YA ») tant du côté des effets que ces nouvelles technologies pourraient avoir sur l’enseignement que sur la transformation de nos métiers. Proposant un espace de réflexivité sur les transformations en cours du monde de la recherche, le séminaire Politique des sciences propose dans cette troisième séance de l’année un moment d’analyse autour des effets du développement de l’Intelligence artificielle pour la communauté scientifique elle-même. Dans quelle mesure ces outils ont-ils dépossédés les chercheurs de certains aspects de leur métier et à l’inverse quels sont les applications d’ores et déjà pertinentes de ces outils dans nos espaces de recherche.

  • David Larousserie, journaliste au journal Le Monde
  • Claire Mathieu, professeure à l’ENS,  informaticienne
  • Dominique Boullier, professeur à Sciences Po Paris, sociologue 

Jeudi 8 janvier 2026 : L’INRAE emmuré : les relations entre le monde agricole et le monde scientifique

Le 27 novembre 2024, à l’appel de la FNSEA de Seine et Marne, une centaine d’agriculteurs érigeaient un mur autour des locaux de l’INRAE. Cette action militante, condamnée immédiatement par la direction de l’Institut, n’a pas entraîné de condamnations de la part du monde politique ni de communiqués du gouvernement défendant les chercheurs ainsi montrés du doigt. Dans quelle mesure, cet épisode marque-t-il une évolution plus large des rapports entre science agronomique et monde agricole ? Cette quatrième séance du séminaire Politique des sciences sera l’occasion de revenir sur l’histoire longue des savoirs agricoles et environnementaux dans leur rapport à l’agriculture.

  • Tamara Ben Ari, chercheuse en agronomie à l’INRAE
  • van Bruneau, maître de conférences en science politique à l’Université Lyon 2
  • François Dedieu, sociologue à l’INRAE
  • Christian Huyghes, ex-directeur scientifique à l’INRAE

Mercredi 18 février  2026 : Une constituante est-elle la solution ?

  • Lauréline Fontaine, professeure en droit, Sorbonne Nouvelle (autrice de la Constitution au XXIe siècle)
  • Samuel Hayat, CNRS, politiste, Retour sur 1848 et le « moment constituant »
  • Renaud Baumert, professeur en droit, Université de Cergy (sous réserves)

Séances suivantes (annoncées ultérieurement)


Master


Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.


Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Dernière modification : 9 oct. 2025 18:31:06

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Méthodes et techniques des sciences sociales, Philosophie et épistémologie
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Langues
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Mots-clés
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Aires culturelles
-
Intervenant·e·s

Le séminaire « Politique des sciences » propose, depuis une quinzaine d’années, un lieu de réflexion sur les réformes universitaires en cours et sur les menaces qui pèsent sur l’autonomie savante. Devenu itinérant en 2022, il est devenu un espace incontournable pour de nombreux collègues tant en sciences sociales qu’en sciences expérimentales pour prendre du recul sur leur métier. Le séminaire revient à compter de la rentrée à l’EHESS.

Celui-ci se déploiera en 2025-2026 sous la forme de huit séances de trois heures chacune, ouvertes à l’ensemble des membres de la communauté de l’ESR. Il s’agira d’alterner des interventions analytiques – fondées sur des enquêtes en cours portant sur les politiques de l’enseignement supérieur en France et ailleurs – et des prises de parole réflexives de la part de chercheurs témoignant de leurs conditions de recherche. Le détour par l’espace nord-américain, notamment les recompositions autoritaires observables depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, constituera l’un des points d’appui pour penser les glissements affectant également l’Europe, et singulièrement la France, où le climat institutionnel actuel ne cesse de susciter des interrogations croissantes quant à la possibilité même du maintien de certaines libertés académiques.

Mercredi 15 octobre 2025 : L’économie entre science et débat public

La taxe Zucman est-elle le fait d’un économiste « d’extrême-gauche » comme le clame Bernard Arnault au Sunday Times ? L’économie n’est-elle qu’affaire d’idéologie et de choix de société ? Peut-on faire valoir les impératifs scientifiques d’une science de l’économie auprès du gouvernement sans endosser la figure de l’expert au service des politiques publiques du moment ? Les choix en matière économique ne sont pas sans effets sur l’état de la distribution des richesses dans notre société. Il s’en suit logiquement que pour les économistes intervenir dans l’espace public pour y rappeler quelques faits et corrélations revient nécessairement à s’exposer à l'accusation d’être partial. 

Cela est vrai pour les politiques en direction des entreprises comme des politiques de santé ou  d’éducation. Les choix budgétaires affectent l’ensemble de l’état des services publics et de-là déterminent l’accès à des ressources pour l’ensemble des citoyens. Ils déterminent aussi en dernière instance l’état de la science en délimitant le volume des financements récurrents affectés aux universités, aux laboratoires, aux instituts de recherche et aux formations.

  • La Science économique face au budget (et au politique), Michael Zemmour, économiste, professeur à l’Université de Lyon 2, chercheur au laboratoire Triangle et chercheur associé à Sciences Po
  • Le budget de l’Université et de la recherche (encore un « effort »), Isabelle This Saint Jean, économiste, professeure à l'université Sorbonne Paris Nord et chercheuse au CEPN

Mercredi 12 novembre 2025 :  La capture du récit historique par l’extrême droite 

L’offensive réactionnaire actuelle n’est pas sans effet sur les usages publics de l’histoire et la communauté des historien.nes. D’une part, l’histoire est plus que jamais l’objet d’usages publics éloignés de ce que le consensus professionnel admet comme la vérité historique et on ne compte plus les ouvrages censés vulgariser l’histoire des croisades, les parcs à thèmes revisitant l’histoire de la révolution française ou de la « nation ». D’autre part, les historien.nes tentant d’intervenir dans la Cité pour y apporter un minimum d’éclairage utile au débat public sont de plus en plus harcelés sur les réseaux sociaux voire traînés en justice. Pour cette deuxième séance de l’année, le séminaire Politique des sciences reviendra en compagnie de plusieurs témoins sur plusieurs affaires récentes qui ont touché à cette capture du récit historique par l’extrême-droite et le mouvement ultra-conservateur.

  • Mathilde Larrère, historienne, Autour de l’ouvrage Le Puy du faux
  • Thomas Lemahieu, journaliste, Retour sur les “Murmures de la Cité”, le mini “Puy du Fou” dans l’Allier financé par Pierre-Edouard Stérin
  • Michèle Riot-Sarcey & Natacha Coquery, historiennes, Retour sur le procès en diffamation fait au Comité de Vigilance sur les Usages de l’Histoire

Mercredi 3 décembre 2025 : Ce que l’Intelligence Artificielle fait à la recherche 

 On entend parler quotidiennement de l’IA (prononcer « YA ») tant du côté des effets que ces nouvelles technologies pourraient avoir sur l’enseignement que sur la transformation de nos métiers. Proposant un espace de réflexivité sur les transformations en cours du monde de la recherche, le séminaire Politique des sciences propose dans cette troisième séance de l’année un moment d’analyse autour des effets du développement de l’Intelligence artificielle pour la communauté scientifique elle-même. Dans quelle mesure ces outils ont-ils dépossédés les chercheurs de certains aspects de leur métier et à l’inverse quels sont les applications d’ores et déjà pertinentes de ces outils dans nos espaces de recherche.

  • David Larousserie, journaliste au journal Le Monde
  • Claire Mathieu, professeure à l’ENS,  informaticienne
  • Dominique Boullier, professeur à Sciences Po Paris, sociologue 

Jeudi 8 janvier 2026 : L’INRAE emmuré : les relations entre le monde agricole et le monde scientifique

Le 27 novembre 2024, à l’appel de la FNSEA de Seine et Marne, une centaine d’agriculteurs érigeaient un mur autour des locaux de l’INRAE. Cette action militante, condamnée immédiatement par la direction de l’Institut, n’a pas entraîné de condamnations de la part du monde politique ni de communiqués du gouvernement défendant les chercheurs ainsi montrés du doigt. Dans quelle mesure, cet épisode marque-t-il une évolution plus large des rapports entre science agronomique et monde agricole ? Cette quatrième séance du séminaire Politique des sciences sera l’occasion de revenir sur l’histoire longue des savoirs agricoles et environnementaux dans leur rapport à l’agriculture.

  • Tamara Ben Ari, chercheuse en agronomie à l’INRAE
  • van Bruneau, maître de conférences en science politique à l’Université Lyon 2
  • François Dedieu, sociologue à l’INRAE
  • Christian Huyghes, ex-directeur scientifique à l’INRAE

Mercredi 18 février  2026 : Une constituante est-elle la solution ?

  • Lauréline Fontaine, professeure en droit, Sorbonne Nouvelle (autrice de la Constitution au XXIe siècle)
  • Samuel Hayat, CNRS, politiste, Retour sur 1848 et le « moment constituant »
  • Renaud Baumert, professeur en droit, Université de Cergy (sous réserves)

Séances suivantes (annoncées ultérieurement)

Cette UE n'est rattachée à aucune formation de master.

Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-
  • 54 bd Raspail
    54 bd Raspail 75006 Paris
    Salle BS1_05/BS1_28
    annuel / mensuel 18:00-20:30
    du 15 octobre 2025 au 11 juin 2026
    Nombre de séances : 9

    • Mercredi 15 octobre 2025
    • Mercredi 12 novembre 2025
    • Mercredi 3 décembre 2025
    • Jeudi 8 janvier 2026 (17:00-20:00)
    • Mercredi 18 février 2026
    • Mercredi 25 mars 2026
    • Jeudi 9 avril 2026
    • Mercredi 20 mai 2026
    • Jeudi 11 juin 2026