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UE758 - Dynamiques du genre en Afrique
Lieu et planning
-
Campus Condorcet-Centre de colloques
Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
Salle 3.08
annuel / bimensuel (2e/4e), jeudi 12:30-14:30
du 26 octobre 2023 au 13 juin 2024
Nombre de séances : 12NB : la séance du 23 mai 2024 se déroulera en salle 0.032, bâtiment Recherche Sud
Description
Dernière modification : 11 oct. 2023 10:12:02
- Type d'UE
- Séminaires DR/CR
- Disciplines
- Anthropologie historique, Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Histoire, Sociologie
- Page web
- -
- Langues
- anglais français
- Mots-clés
- -
- Aires culturelles
- Afrique
Intervenant·e·s
- Marianne Lemaire [référent·e] chargée de recherche, CNRS / Institut des mondes africains (IMAF)
- Anne Hugon maîtresse de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / Institut des mondes africains (IMAF)
Ce séminaire pluridisciplinaire (histoire, anthropologie et sociologie) se propose d'enquêter sur la dimension genrée des sociétés, le genre étant davantage compris comme une grille de lecture que comme une thématique en soi. Il s’agira de saisir les modalités selon lesquelles les sociétés africaines, les Africain·e·s en migration ou les Européen·ne·s en contexte africain définissent les identités et les assignations de genre, et organisent les rapports sociaux de sexes. Si l’un des postulats est que toute relation sociale est genrée, on s’attachera cependant à souligner la fluidité des identités de genre – y compris masculines – sans oublier que d’autres variables (statut, classe, âge…) sont toujours à l’œuvre dans l’élaboration des relations sociales d’altérité, des rapports interpersonnels, comme des identités personnelles.
Le programme détaillé n'est pas disponible.
Master
-
Séminaires de recherche
– Anthropologie-Ethnologie et anthropologie sociale
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture -
Séminaires de recherche
– Études sur le genre-Anthropologie
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture -
Séminaires de recherche
– Études sur le genre-Histoire
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture -
Séminaires de recherche
– Études sur le genre-Sociologie
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture -
Séminaires de recherche
– Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture -
Séminaires de recherche
– Histoire-Histoire et sciences sociales
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture
Renseignements
- Contacts additionnels
- -
- Informations pratiques
personnes à contacter par courriel : anne.hugon@wanadoo.fr ; marianne.lemaire@cnrs.fr
- Direction de travaux des étudiants
réception par les enseignantes sur rendez-vous.
- Réception des candidats
- -
- Pré-requis
- -
Compte rendu
Pour la onzième année consécutive, le séminaire « Dynamiques du genre en Afrique » a été le cadre d’une exploration des assignations de genre et de la construction des rapports sociaux de sexe, à travers la présentation de recherches conduites par des historien·nes et des anthropologues.
Plusieurs séances du séminaire ont été consacrées à la question des masculinités, deux d’entre elles portant plus spécifiquement sur des configurations sociales qui impliquent de jeunes hommes. S’appuyant sur une étude de terrain récente, l’anthropologue Dorothea Schulz (université de Münster) a ainsi analysé les dimensions interpersonnelles et affectives de la situation de « waithood » dans laquelle les jeunes ougandais se trouvent enfermés avant de pouvoir accéder au mariage et au statut d’adulte. Meriam Cheikh (Inalco, CESSMA) a quant à elle présenté les premières conclusions d’une recherche en cours sur les masculinités juvéniles au Maroc. À partir d’une « netnographie » sur Facebook et Instagram, elle s’est attachée à décrire une sous-culture juvénile dite tcharmil qui met en exergue des postures violentes tout en bousculant les normes de genre en matière de sexualité et d’intimité. Prenant pour exemple le secteur des minibus-taxis de Johannesburg, Tim Gibbs (université Paris Nanterre) s’est pour sa part intéressé au modèle de masculinité qui a émergé en Afrique du Sud à la suite de la crise industrielle des années 1980, et à la façon dont celui-ci articule désormais accumulation économique et renforcement des réseaux de parenté. Ramata N’Diaye Hernandez (Paris Cité, URMIS) s’est penchée sur les (dé)construction des masculinités dans le cadre d’une configuration conjugale particulière, celle de jeunes migrants congolais issus des milieux artistiques, en couple avec des femmes kenyannes âgées.
Les thèmes de la conjugalité et de la sexualité ont fait l’objet de deux autres interventions au cours de l’année. Julie Castro (HETS Genève) a présenté les résultats d’une enquête conduite entre 2009 et 2011 auprès des acteurs maliens de la lutte contre le sida, et proposé une analyse des politiques de prévention dirigées vers les « travailleuses du sexe » dans un contexte de raidissement moral. Rachel Jean-Baptiste (UC Davis) a consacré sa présentation aux représentations et aux parcours des enfants métis pendant la période coloniale, mettant au jour des points de vue proprement africains et des configurations distinctes selon les territoires envisagés.
Un dernier ensemble d’interventions a porté sur la construction des normes de genre assignées aux femmes, ainsi qu’à leur réappropriation et/ou à leur contournement dans différents contextes, et notamment dans le champ politique. Erin Pettigrew (NYU Abu Dhabi) s’est ainsi interrogé sur l’implication des femmes et les représentations qui leur étaient associées au sein du mouvement politique mauritanien des Kadehiin (1968-1978). Dans un tout autre domaine, celui de la musique, Charles Didier Gondola (John Hopkins University) a proposé une analyse de la place des femmes et des discours féministes dans l’art et le milieu de la rumba congolaise depuis les années 1950. Mettant également l’accent sur le potentiel des enregistrements sonores et sur l’apport heuristique de leur « écoute attentive », Heike Becker (University of Western Cape) a proposé l’analyse d’une performance poétique, et mis en évidence la réappropriation créative, par son interprète féminine, des discours coloniaux fortement sexualisés sur les femmes ovambo (nord de la Namibie actuelle). Ewa Majczak (LSE) s’est quant à elle intéressée à la façon dont les réseaux sociaux généraient des possibilités de matronage et de mobilité sociale pour des jeunes femmes vivant aujourd’hui à Yaoundé. Claire Nicolas (SOAS), enfin, a consacré sa présentation au contrôle exercé sur les activités sportives des jeunes filles dans le Ghana colonial, leur temps libre ou de loisir suscitant la plus vive inquiétude de la part de l’administration.
Dernière modification : 11 oct. 2023 10:12:02
- Type d'UE
- Séminaires DR/CR
- Disciplines
- Anthropologie historique, Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie, Histoire, Sociologie
- Page web
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- Langues
- anglais français
- Mots-clés
- -
- Aires culturelles
- Afrique
Intervenant·e·s
- Marianne Lemaire [référent·e] chargée de recherche, CNRS / Institut des mondes africains (IMAF)
- Anne Hugon maîtresse de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / Institut des mondes africains (IMAF)
Ce séminaire pluridisciplinaire (histoire, anthropologie et sociologie) se propose d'enquêter sur la dimension genrée des sociétés, le genre étant davantage compris comme une grille de lecture que comme une thématique en soi. Il s’agira de saisir les modalités selon lesquelles les sociétés africaines, les Africain·e·s en migration ou les Européen·ne·s en contexte africain définissent les identités et les assignations de genre, et organisent les rapports sociaux de sexes. Si l’un des postulats est que toute relation sociale est genrée, on s’attachera cependant à souligner la fluidité des identités de genre – y compris masculines – sans oublier que d’autres variables (statut, classe, âge…) sont toujours à l’œuvre dans l’élaboration des relations sociales d’altérité, des rapports interpersonnels, comme des identités personnelles.
Le programme détaillé n'est pas disponible.
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Séminaires de recherche
– Anthropologie-Ethnologie et anthropologie sociale
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture -
Séminaires de recherche
– Études sur le genre-Anthropologie
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture -
Séminaires de recherche
– Études sur le genre-Histoire
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture -
Séminaires de recherche
– Études sur le genre-Sociologie
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture -
Séminaires de recherche
– Histoire-Histoire du monde/histoire des mondes
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture -
Séminaires de recherche
– Histoire-Histoire et sciences sociales
– M1/S1-S2-M2/S3-S4
Suivi et validation – annuel bi-mensuelle = 6 ECTS
MCC – fiche de lecture
- Contacts additionnels
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- Informations pratiques
personnes à contacter par courriel : anne.hugon@wanadoo.fr ; marianne.lemaire@cnrs.fr
- Direction de travaux des étudiants
réception par les enseignantes sur rendez-vous.
- Réception des candidats
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- Pré-requis
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Campus Condorcet-Centre de colloques
Centre de colloques, Cours des humanités 93300 Aubervilliers
Salle 3.08
annuel / bimensuel (2e/4e), jeudi 12:30-14:30
du 26 octobre 2023 au 13 juin 2024
Nombre de séances : 12NB : la séance du 23 mai 2024 se déroulera en salle 0.032, bâtiment Recherche Sud
Pour la onzième année consécutive, le séminaire « Dynamiques du genre en Afrique » a été le cadre d’une exploration des assignations de genre et de la construction des rapports sociaux de sexe, à travers la présentation de recherches conduites par des historien·nes et des anthropologues.
Plusieurs séances du séminaire ont été consacrées à la question des masculinités, deux d’entre elles portant plus spécifiquement sur des configurations sociales qui impliquent de jeunes hommes. S’appuyant sur une étude de terrain récente, l’anthropologue Dorothea Schulz (université de Münster) a ainsi analysé les dimensions interpersonnelles et affectives de la situation de « waithood » dans laquelle les jeunes ougandais se trouvent enfermés avant de pouvoir accéder au mariage et au statut d’adulte. Meriam Cheikh (Inalco, CESSMA) a quant à elle présenté les premières conclusions d’une recherche en cours sur les masculinités juvéniles au Maroc. À partir d’une « netnographie » sur Facebook et Instagram, elle s’est attachée à décrire une sous-culture juvénile dite tcharmil qui met en exergue des postures violentes tout en bousculant les normes de genre en matière de sexualité et d’intimité. Prenant pour exemple le secteur des minibus-taxis de Johannesburg, Tim Gibbs (université Paris Nanterre) s’est pour sa part intéressé au modèle de masculinité qui a émergé en Afrique du Sud à la suite de la crise industrielle des années 1980, et à la façon dont celui-ci articule désormais accumulation économique et renforcement des réseaux de parenté. Ramata N’Diaye Hernandez (Paris Cité, URMIS) s’est penchée sur les (dé)construction des masculinités dans le cadre d’une configuration conjugale particulière, celle de jeunes migrants congolais issus des milieux artistiques, en couple avec des femmes kenyannes âgées.
Les thèmes de la conjugalité et de la sexualité ont fait l’objet de deux autres interventions au cours de l’année. Julie Castro (HETS Genève) a présenté les résultats d’une enquête conduite entre 2009 et 2011 auprès des acteurs maliens de la lutte contre le sida, et proposé une analyse des politiques de prévention dirigées vers les « travailleuses du sexe » dans un contexte de raidissement moral. Rachel Jean-Baptiste (UC Davis) a consacré sa présentation aux représentations et aux parcours des enfants métis pendant la période coloniale, mettant au jour des points de vue proprement africains et des configurations distinctes selon les territoires envisagés.
Un dernier ensemble d’interventions a porté sur la construction des normes de genre assignées aux femmes, ainsi qu’à leur réappropriation et/ou à leur contournement dans différents contextes, et notamment dans le champ politique. Erin Pettigrew (NYU Abu Dhabi) s’est ainsi interrogé sur l’implication des femmes et les représentations qui leur étaient associées au sein du mouvement politique mauritanien des Kadehiin (1968-1978). Dans un tout autre domaine, celui de la musique, Charles Didier Gondola (John Hopkins University) a proposé une analyse de la place des femmes et des discours féministes dans l’art et le milieu de la rumba congolaise depuis les années 1950. Mettant également l’accent sur le potentiel des enregistrements sonores et sur l’apport heuristique de leur « écoute attentive », Heike Becker (University of Western Cape) a proposé l’analyse d’une performance poétique, et mis en évidence la réappropriation créative, par son interprète féminine, des discours coloniaux fortement sexualisés sur les femmes ovambo (nord de la Namibie actuelle). Ewa Majczak (LSE) s’est quant à elle intéressée à la façon dont les réseaux sociaux généraient des possibilités de matronage et de mobilité sociale pour des jeunes femmes vivant aujourd’hui à Yaoundé. Claire Nicolas (SOAS), enfin, a consacré sa présentation au contrôle exercé sur les activités sportives des jeunes filles dans le Ghana colonial, leur temps libre ou de loisir suscitant la plus vive inquiétude de la part de l’administration.