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UE12 - Enquêter sur les lieux de pouvoir


Lieu et planning


  • 48 bd Jourdan
    48 bd Jourdan 75014 Paris
    1er semestre / hebdomadaire, mardi 16:00-18:00
    du 7 novembre 2023 au 6 février 2024
    Nombre de séances : 12


Description


Dernière modification : 30 août 2023 10:05:57

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Sociologie
Page web
-
Langues
-
Mots-clés
État et politiques publiques Politique Socio-économie
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Sylvain Laurens [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Centre Maurice-Halbwachs (CMH)
  • Paul Lagneau-Ymonet   maître de conférences, Université Paris-Dauphine - PSL
  • François Denord   directeur de recherche, CNRS / Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP)

Cet enseignement est résolument orienté vers les questions de méthode. Il vise à former les étudiants qui ont pris pour objet l'étude des lieux de pouvoir. Il s'agira notamment d'explorer le type d'opérations sociologiques qu'il est possible de faire avec les sources documentaires accessibles (Who's Who, bottins mondains, annuaires professionnels), les sources qualitatives (problèmes posés par les entretiens en situation d'asymétrie, ethnographie des instances de pouvoir etc.). Une partie des séances sera aussi consacrée aux méthodes quantitatives : analyse géométrique des données, prosopographie historique, analyse de réseaux et spatialisation.

Plan général du séminaire :

  1. Mardi 7 novembre 2023 (salle R1.09) : Peut-on construire les élites comme objet ? Ruptures avec les définitions ordinaires et celles que les élites se donnent d'elles-mêmes
  2. Mardi 14 novembre 2023 (salle R1.09) : Qu’est ce qu’une approche positionnelle du pouvoir ?
  3. Mardi 21 novembre 2023 (salle R1.09) : Méthodes prosopographiques appliquées au champ du pouvoir
  4. Mardi 28 novembre 2023 (salle R2.02) : Méthodes socio-historiques appliquées au champ du pouvoir
  5. Mardi 5 décembre 2023 (salle R1.09) : L’entretien ethnographique comme objectivation participante (1) : rompre avec l’hagiographie et l’esthétisation des trajectoires
  6. Mardi 12 décembre 2023 (salle R1.09) : L’entretien ethnographique comme objectivation participante (2) : négocier sa place, entrées sur le terrain
  7. Mardi 19 décembre 2023 (salle R1.09) : Terrains d’État : les fonctionnaires-gouvernants et les agents dominants du champ bureaucratique
  8. Mardi 9 janvier 2024 (salle R2.02) : Le pouvoir économique
  9. Mardi 16 janvier 2024 (salle R2.02) : Les instances de représentation du pouvoir économique
  10. Mardi 23 janvier 2024 (salle R.2.02) : Les élus et leur entourage
  11. Mardi 30 janvier 2024 (salle R1.09) : Par-delà les frontières nationales ?
  12. Mardi 6 février 2024 (salle P.004) : Écrire sur le pouvoir (special guest)

Master


  • Séminaires de recherche – Sciences économiques et sociales - Institutions, organisations, économie et société – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 3 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Sciences sociales-Pratiques de l'interdisciplinarité en sciences sociales – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 3 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Sciences sociales-Quantifier en sciences sociales – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 3 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Sociologie – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 3 ECTS
    MCC – fiche de lecture

Renseignements


Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-

Compte rendu


Le séminaire « Enquêter sur les lieux de pouvoir », animé par François Denord, Paul Lagneau Ymonet et Sylvain Laurens, se focalisait sur les méthodes sociologiques permettant d’étudier les lieux de pouvoir. Succédant au séminaire « Sociologie des élites », cet enseignement est résolument tourné vers les questions méthodologiques, en vue de former les étudiants à l’analyse des dynamiques et des pratiques des acteurs évoluant dans les sphères de pouvoir. L’objectif principal du séminaire est d’explorer les différentes sources, tant documentaires que qualitatives et quantitatives, que les chercheurs peuvent mobiliser pour enquêter sur ces espaces de domination. Le séminaire débutait par une réflexion épistémologique sur la construction des élites comme objet de recherche. La première séance proposait de rompre avec les définitions ordinaires des élites et celles que ces dernières se donnent d’elles-mêmes. Cette rupture permettait de poser les bases d’une approche critique, essentielle pour analyser les discours et pratiques des acteurs dominants au-delà de l’hagiographie ou de l’autoreprésentation valorisante.

La deuxième séance abordait l’approche positionnelle du pouvoir, qui vise à comprendre le pouvoir non pas à travers des individus isolés mais à travers leurs positions relationnelles (en mobilisant les apports de C.W Mills ou la théorie des champs). Ce cadrage conceptuel permettait de dépasser les analyses centrées sur les « grands hommes » pour étudier les structures sociales qui conditionnent les comportements et stratégies des élites. Les séances trois et quatre mettaient en avant l’analyse prosopographique, une méthode permettant d’étudier les trajectoires collectives des membres d’un même groupe social, et les méthodes socio-historiques qui visent à contextualiser historiquement ces trajectoires pour mieux comprendre les continuités et ruptures dans les stratégies de pouvoir. Les séances cinq et six se concentraient sur les défis spécifiques de l’entretien ethnographique en contexte d’asymétrie, particulièrement lorsqu’il s’agit d’interroger des acteurs puissants. Ces séances visaient à fournir des outils pour éviter l’hagiographie et l’esthétisation des trajectoires des enquêtés et pour négocier la position du chercheur sur le terrain. L’entretien ethnographique était envisagé comme une forme d’objectivation participante, permettant d’accéder aux logiques internes des instances de pouvoir tout en maintenant une distance critique. Les terrains d’État et le pouvoir bureaucratique étaient analysés lors de la septième séance, qui s’intéressait à la fois aux fonctionnaires-gouvernants et aux agents dominants du champ bureaucratique. Cette approche permettait de comprendre les dynamiques internes des administrations publiques et la manière dont s’y construisent des logiques de pouvoir. Les séances huit et neuf portaient sur le pouvoir économique et ses instances de représentation. L’analyse s’attachait à comprendre comment les élites économiques se constituent, se reproduisent et exercent leur influence à travers des structures telles que les conseils d’administration, les think tanks et autres organes de coordination et de lobbying.

La séance dix explorait le rôle des élus et de leur entourage dans les jeux de pouvoir. En s’intéressant aux relations entre les élus et les divers conseillers, experts et assistants qui les entourent, elle permettait de saisir les mécanismes par lesquels le pouvoir politique se construit et se maintient. Le séminaire s’ouvrait sur des perspectives internationales avec la séance onze, qui interrogeait les frontières nationales des études de pouvoir et invitait à réfléchir sur la transnationalisation des élites et des pratiques de pouvoir. Enfin, la dernière séance était consacrée à l’écriture sur le pouvoir. Il s’agissait de réfléchir aux défis de la rédaction en sociologie du pouvoir, aux choix narratifs et analytiques qui permettent de rendre compte de manière rigoureuse des phénomènes étudiés.

Dernière modification : 30 août 2023 10:05:57

Type d'UE
Séminaires DE/MC
Disciplines
Sociologie
Page web
-
Langues
-
Mots-clés
État et politiques publiques Politique Socio-économie
Aires culturelles
-
Intervenant·e·s
  • Sylvain Laurens [référent·e]   directeur d'études, EHESS / Centre Maurice-Halbwachs (CMH)
  • Paul Lagneau-Ymonet   maître de conférences, Université Paris-Dauphine - PSL
  • François Denord   directeur de recherche, CNRS / Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP)

Cet enseignement est résolument orienté vers les questions de méthode. Il vise à former les étudiants qui ont pris pour objet l'étude des lieux de pouvoir. Il s'agira notamment d'explorer le type d'opérations sociologiques qu'il est possible de faire avec les sources documentaires accessibles (Who's Who, bottins mondains, annuaires professionnels), les sources qualitatives (problèmes posés par les entretiens en situation d'asymétrie, ethnographie des instances de pouvoir etc.). Une partie des séances sera aussi consacrée aux méthodes quantitatives : analyse géométrique des données, prosopographie historique, analyse de réseaux et spatialisation.

Plan général du séminaire :

  1. Mardi 7 novembre 2023 (salle R1.09) : Peut-on construire les élites comme objet ? Ruptures avec les définitions ordinaires et celles que les élites se donnent d'elles-mêmes
  2. Mardi 14 novembre 2023 (salle R1.09) : Qu’est ce qu’une approche positionnelle du pouvoir ?
  3. Mardi 21 novembre 2023 (salle R1.09) : Méthodes prosopographiques appliquées au champ du pouvoir
  4. Mardi 28 novembre 2023 (salle R2.02) : Méthodes socio-historiques appliquées au champ du pouvoir
  5. Mardi 5 décembre 2023 (salle R1.09) : L’entretien ethnographique comme objectivation participante (1) : rompre avec l’hagiographie et l’esthétisation des trajectoires
  6. Mardi 12 décembre 2023 (salle R1.09) : L’entretien ethnographique comme objectivation participante (2) : négocier sa place, entrées sur le terrain
  7. Mardi 19 décembre 2023 (salle R1.09) : Terrains d’État : les fonctionnaires-gouvernants et les agents dominants du champ bureaucratique
  8. Mardi 9 janvier 2024 (salle R2.02) : Le pouvoir économique
  9. Mardi 16 janvier 2024 (salle R2.02) : Les instances de représentation du pouvoir économique
  10. Mardi 23 janvier 2024 (salle R.2.02) : Les élus et leur entourage
  11. Mardi 30 janvier 2024 (salle R1.09) : Par-delà les frontières nationales ?
  12. Mardi 6 février 2024 (salle P.004) : Écrire sur le pouvoir (special guest)
  • Séminaires de recherche – Sciences économiques et sociales - Institutions, organisations, économie et société – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 3 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Sciences sociales-Pratiques de l'interdisciplinarité en sciences sociales – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 3 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Sciences sociales-Quantifier en sciences sociales – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 3 ECTS
    MCC – fiche de lecture
  • Séminaires de recherche – Sociologie – M1/S1-M2/S3
    Suivi et validation – semestriel hebdomadaire = 3 ECTS
    MCC – fiche de lecture
Contacts additionnels
-
Informations pratiques
-
Direction de travaux des étudiants
-
Réception des candidats
-
Pré-requis
-
  • 48 bd Jourdan
    48 bd Jourdan 75014 Paris
    1er semestre / hebdomadaire, mardi 16:00-18:00
    du 7 novembre 2023 au 6 février 2024
    Nombre de séances : 12

Le séminaire « Enquêter sur les lieux de pouvoir », animé par François Denord, Paul Lagneau Ymonet et Sylvain Laurens, se focalisait sur les méthodes sociologiques permettant d’étudier les lieux de pouvoir. Succédant au séminaire « Sociologie des élites », cet enseignement est résolument tourné vers les questions méthodologiques, en vue de former les étudiants à l’analyse des dynamiques et des pratiques des acteurs évoluant dans les sphères de pouvoir. L’objectif principal du séminaire est d’explorer les différentes sources, tant documentaires que qualitatives et quantitatives, que les chercheurs peuvent mobiliser pour enquêter sur ces espaces de domination. Le séminaire débutait par une réflexion épistémologique sur la construction des élites comme objet de recherche. La première séance proposait de rompre avec les définitions ordinaires des élites et celles que ces dernières se donnent d’elles-mêmes. Cette rupture permettait de poser les bases d’une approche critique, essentielle pour analyser les discours et pratiques des acteurs dominants au-delà de l’hagiographie ou de l’autoreprésentation valorisante.

La deuxième séance abordait l’approche positionnelle du pouvoir, qui vise à comprendre le pouvoir non pas à travers des individus isolés mais à travers leurs positions relationnelles (en mobilisant les apports de C.W Mills ou la théorie des champs). Ce cadrage conceptuel permettait de dépasser les analyses centrées sur les « grands hommes » pour étudier les structures sociales qui conditionnent les comportements et stratégies des élites. Les séances trois et quatre mettaient en avant l’analyse prosopographique, une méthode permettant d’étudier les trajectoires collectives des membres d’un même groupe social, et les méthodes socio-historiques qui visent à contextualiser historiquement ces trajectoires pour mieux comprendre les continuités et ruptures dans les stratégies de pouvoir. Les séances cinq et six se concentraient sur les défis spécifiques de l’entretien ethnographique en contexte d’asymétrie, particulièrement lorsqu’il s’agit d’interroger des acteurs puissants. Ces séances visaient à fournir des outils pour éviter l’hagiographie et l’esthétisation des trajectoires des enquêtés et pour négocier la position du chercheur sur le terrain. L’entretien ethnographique était envisagé comme une forme d’objectivation participante, permettant d’accéder aux logiques internes des instances de pouvoir tout en maintenant une distance critique. Les terrains d’État et le pouvoir bureaucratique étaient analysés lors de la septième séance, qui s’intéressait à la fois aux fonctionnaires-gouvernants et aux agents dominants du champ bureaucratique. Cette approche permettait de comprendre les dynamiques internes des administrations publiques et la manière dont s’y construisent des logiques de pouvoir. Les séances huit et neuf portaient sur le pouvoir économique et ses instances de représentation. L’analyse s’attachait à comprendre comment les élites économiques se constituent, se reproduisent et exercent leur influence à travers des structures telles que les conseils d’administration, les think tanks et autres organes de coordination et de lobbying.

La séance dix explorait le rôle des élus et de leur entourage dans les jeux de pouvoir. En s’intéressant aux relations entre les élus et les divers conseillers, experts et assistants qui les entourent, elle permettait de saisir les mécanismes par lesquels le pouvoir politique se construit et se maintient. Le séminaire s’ouvrait sur des perspectives internationales avec la séance onze, qui interrogeait les frontières nationales des études de pouvoir et invitait à réfléchir sur la transnationalisation des élites et des pratiques de pouvoir. Enfin, la dernière séance était consacrée à l’écriture sur le pouvoir. Il s’agissait de réfléchir aux défis de la rédaction en sociologie du pouvoir, aux choix narratifs et analytiques qui permettent de rendre compte de manière rigoureuse des phénomènes étudiés.